Degré de couverture sous risque
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Le degré de couverture sous risque mesure la charge de risque assumée par les porteurs de risque des institutions de prévoyance en Suisse. Il a été développé en 2011 par la société de conseil PPCmetrics[1] et est, depuis lors, largement utilisé par les caisses de pensions pour l’évaluation de leur situation financière[2]. Le degré de couverture sous risque a été créé parce que le degré de couverture technique mentionné dans le rapport annuel des caisses de pensions suisses ne constitue pas une indication suffisante de leur situation financière et de la charge supportée par les porteurs de risque[3]. Premièrement, le degré de couverture technique rend impossible une comparaison directe entre les caisses car tant la proportion de rentiers que l’évaluation des engagements diffèrent d’une institution à l’autre[4]. Deuxièmement, il ne montre pas les conséquences des mouvements des taux d'intérêt d’une manière adéquate car seul l’effet sur l’actif de la caisse est pris en compte[5].
Le degré de couverture sous risque a pour but de neutraliser les différences de structures entre les caisses de pensions et d’évaluer de manière uniforme les engagements de prévoyance envers les rentiers. En raison de la garantie légale des rentes en cours, les rentiers ne portent en principe pas de risques de placement. Les porteurs de risque sont donc constitués par les assurés actifs et les employeurs. De plus, le degré de couverture sous risque prend en compte les éléments structurels suivants relatifs au bilan :
- La proportion du capital de prévoyance des rentiers en tant que prestations garanties
- Le niveau du taux d’intérêt technique utilisé lors de l’établissement du bilan
- Les bases biométriques utilisées lors de l’établissement du bilan (tables périodiques vs. tables générationnelles)
