Denis-François Secousse
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D'une famille de magistrats, dont plusieurs membres étaient curés de Saint-Eustache de Paris, il est le fils du chevalier Jean-Léonard Secousse, avocat au parlement et chef du conseil du duc de Maine[1].
Il a suivi ses cours d'humanités et de philosophie au Collège de Beauvais, et été l'élève entre autres de Rollin. Il est devenu avocat au Parlement en [2]. Après la mort de ses parents, il s’est livré de préférence à des recherches historiques et été reçu à l'Académie des inscriptions et belles-lettres en [3].
Chargé par d'Aguesseau de continuer la publication des Ordonnances des rois de France de la troisième race, recueillies par ordre chronologique, avec des renvois des unes aux autres, des sommaires, des observations sur le texte et cinq tables[4], commencée par Eusèbe de Laurière, il en a terminé le 2e volume et en a publié 6 autres de 1729 à 1750, mais sans pouvoir la terminer, car il devenait aveugle[a]. Louis-Guillaume de Vilevault prendra le relai[5],[6].
Il a ensuite reçu l'ordre de dresser une chronologie des chartes et diplômes de l'histoire de France.
Secousse a été durant plusieurs années censeur royal. Il avait pourtant
« l'âme aussi bonne que droite, les plus grandes connaissances dans notre histoire dont jamais particulier n'avait encore forgé une si riche collection. Il avait le caractère de communication au degré le plus attrayant. Malgré la perte qu’il avait faite de la vue, perte bien cruelle pour un homme qui ne connaissait que la passion des livres, il avait une infinité de connaissances et pouvait donner des renseignements sur les points les plus importants et souvent les plus négligés. Cet homme estimable est regretté de tous ceux qui l’ont connu[7]. »
Ses dernières œuvres, relatives au roi Charles le Mauvais, comprennent des retranscriptions du Trésor des Chartes qui font encore référence de nos jours. Elles comprennent des discours à charge qui firent longtemps autorité et contribuèrent à la légende noire dont ce roi reste auréolé. Ces deux ouvrages sont publiés à titre posthume, en 1755 et 1758[8]. On a de lui, outre ses ouvrages, plusieurs mémoires historiques et littéraires publiés dans le recueil de l’Académie des inscriptions.