Didier Ocula
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Didier Ocula, né le à Montignies-sur-Sambre (province de Hainaut), est un scénariste de bande dessinée et belge francophone.
Wallon
Didier Ocula naît le à Montignies-sur-Sambre, banlieue de Charleroi[1]. Il est fils de métallurgiste et petit-fils de mineur[2].
C'est en ardent défenseur de la culture wallonne qu'il est présentateur de l'émission de télévision Pal Bawéte [« Par la lucarne »] sur Télésambre et également chroniqueur pour les différents journaux régionaux de Charleroi[3]. Dans une interview accordée au journal La DH Les Sports+, il parle des Wallons et de leur dialecte en ces termes : « Pour moi, la culture wallonne ne se trouve pas dans des manuels orthographiques, elle se cache au milieu de la population. Découvrir l'identité wallonne s'apparente à une recherche archéologique, un travail de terrain et non intellectuel. Il faut recueillir, dénicher les informations parmi le peuple wallon et aller à sa rencontre. C'est comme cela que l'on peut se faire une idée de ce qu'il est réellement[3]. ». En 2001, après avoir quitté les ondes, il fait partie du syndicat d'initiative de Bouffioulx où il développe des projets culturels[4]. Il contribue aussi la même année comme documentaliste bénévole au livre commémoratif des 75 ans du club de football Royal Châtelet Sporting Club[5].
Écrivain carolorégien
En 2014, Didier Ocula participe au concours de nouvelles dont le thème est « Rencontres dans une ville qui pourrait être Charleroi », organisé par les éditions marcinelloises de Basson avec Gni , Gni gni, gna, gna, gna[2],[6]. Il figure dans le recueil Rencontres parmi les 11 lauréats[7] du concours 2014 notamment aux côtés de Irène Kaufer et Marie-Claire Blaimont[6]. L'année suivante, il publie son premier ouvrage Black Country, White Spirit les mêmes éditions[8],[9]. Le titre en est choisi : « Pour faire partir le noir, il faut quelque chose de mordant[2] ! ». Dans cet ouvrage, il redonne vie aux personnalités qui ont façonné le patrimoine de Charleroi. L'auteur adopte une narration originale, n’hésitant pas à incarner lui-même ses protagonistes : on y découvre un Georges Lemaître aux prises avec des soucis domestiques ou un René Magritte saisi dans l'intimité de sa création. En accompagnant Marguerite Yourcenar à Marchienne-au-Pont, l’écrivain parsème son récit de jeux de mots et de références locales pointues. Ce livre singulier s'impose comme une œuvre hybride, à la frontière de l'image et du verbe[2]. Il déclare : « […] Charleroi est une boule à multi-facettes qui tourne dans nos têtes et nos esprits. Charleroi est un laboratoire social, un passeport rempli de photos et de tampons, une belle-fille de Vauban ! Charleroi c'est la force de la Wallonie, c'est l'exemple de la Belgique, c'est un cadeau de l'Europe[2] ! ».
Scénariste de bande dessinée
Il se lance avec Thomas Liera dans un projet sur les cafés italiens de la marque Bozzo, ayant pour cadre Trieste et qui conte l'histoire de ses torréfacteurs. Bien que l'album soit annoncé, ils l'interrompent à l'annonce de l'obtention du contrat de licence pour le Tour de France[10],[11]. Il écrit pour les dessinateurs Thomas Liera et Sergio Gerasi l'album Les Petites Histoires de la Grande Boucle[12], l'album officiel du Tour de France, publié aux éditions TJ en 2015. L'album est traduit en néerlandais[13]. Il écrit sur ces cyclistes le second volet de cette série Petits et grands champions[14],[15] publié en 2017 chez le même éditeur. Le troisième opus La Bataille des nuages[16],[17],[18],[19],[20], qui retrace l’épopée d’une ascension légendaire de onze cols montagneux se voit, lui, publié dans une autre maison d'édition : les éditions Dupuis en 2018.
Autres activités
Il organise, en collaboration avec Thomas Liera, une exposition Le Mineur, ce héros à l'occasion du soixantième anniversaire de la catastrophe du Bois du Cazier en 2016[21]. Il réunit avec les élèves de la Haute École Albert Jacquard une vingtaine d’artistes ayant travaillé en studios d’animation[21] parmi lesquels Oscar Grillo (es) (Pixar, Monstres et Cie), Mark Molsnar (Star Wars) mais aussi Fraser MacLean (en) (Roger Rabbit)[22]. Les œuvres représentent les mineurs sous les traits de super-héros[23].
Depuis, il s'intéresse à la photographie[1],[24]. Il participe comme photographe à des expositions collectives de la région[25].
Vie privée
Après avoir demeuré à Montignies-sur-Sambre en 2015[2], il demeure à Châtelet en 2018[19].