Lewarde

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Lewarde
Lewarde
La fosse Delloye, aujourd'hui centre historique minier de Lewarde.
Blason de Lewarde
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Douai
Intercommunalité CA Cœur d'Ostrevent
(siège)
Maire
Mandat
Alain Bruneel
2026-2032
Code postal 59287
Code commune 59345
Démographie
Gentilé Lewardois
Population
municipale
2 353 hab. (2023 en évolution de −2,97 % par rapport à 2017)
Densité 603 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 20′ 30″ nord, 3° 10′ 11″ est
Altitude Min. 22 m
Max. 80 m
Superficie 3,9 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Douai-Lens
(banlieue)
Aire d'attraction Douai
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton d'Aniche
Législatives 16e circonscription du Nord
Localisation
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Lewarde
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Lewarde
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Lewarde
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Lewarde
Liens
Site web https://www.ville-lewarde.fr/

Lewarde est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

Située dans le Bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, la Compagnie des mines d'Aniche y a ouvert la fosse Delloye, qui est devenue le Centre historique minier de Lewarde et rappelle cette histoire de l'exploitation minière dans le Nord-Pas-de-Calais.

Localisation

Lewarde est un bourg de l'Ostrevent dans l'ancien bassin minier du Nord-Pas-de-Calais situéà à km à vol d'oiseau au sud-est de Douai, 33 km au sud de Lille, 22 km au sud-ouest de la frontière franco-belge et 34 km de Tournai, 25 km à l'ouest de Valenciennes, 19 km au nord de Cambrai et 28 km au nord-est d'Arras.

Le sentier de grande randonnée GR 121 et le sentier de grande randonnée de pays GRP du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais y passent.

La ville se trouve dans l'aire d'attraction de Douai, l'unité urbaine de Douai-Lens, la zone d'emploi et le bassin de vie de Douai

Communes limitrophes

Les communes limitrophes sont Erchin, Guesnain, Loffre, Masny et Roucourt.

Communes limitrophes de Lewarde
Guesnain Loffre
Lewarde Masny
Roucourt Erchin

Géologie et relief

La superficie de la commune est de 3,90 km2 ; son altitude varie de 22 à 62 mètres[1].

Hydrographie

Réseau hydrographique

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Lewarde[Note 1].

La commune est située dans le bassin Artois-Picardie.

Elle est drainée par le Courant de Lewarde et un autre petit cours d'eau[2],[Carte 1].

Gestion et qualité des eaux

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Scarpe aval ». Ce document de planification concerne un territoire de 624 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Scarpe aval, comprenant la Pévèle, la plaine de la Scarpe et le bassin minier avec l'Ostrevent. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le , puis révisé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le parc naturel régional Scarpe-Escaut[3].

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[6] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[7]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,7 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 692 mm, avec 1,2 jours de précipitations en janvier et 9,1 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Douai à 7 km à vol d'oiseau[10], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 729,2 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −20,5 °C, atteinte le [Note 2].

Paysages

La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 3],[13]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[14].

Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[14].

Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[14].

Urbanisme

Typologie

Au , Lewarde est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15].

Elle appartient à l'unité urbaine de Douai-Lens[Note 4], une agglomération inter-départementale regroupant 67 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 5],[16],[I 1].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Douai, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 61 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[17],[18].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (58,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (64,4 %).

La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (53,5 %), zones urbanisées (27,4 %), forêts (7,6 %), mines, décharges et chantiers (6,5 %), prairies (5 %)[19].

L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Habitat et logement

En 2021, le nombre total de logements dans la commune était de 1 108, alors qu'il était de 1 114 en 2016 et de 1 116 en 2011[I 2].

Parmi ces logements, 93,7 % étaient des résidences principales, 0,1 % des résidences secondaires et 6,2 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 85,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 10 % des appartements[I 3].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Lewarde en 2021 en comparaison avec celle du Nord et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (0,1 %) par rapport au département (1,8 %) et à la France entière (9,7 %).

Le logement à Lewarde en 2021.
Typologie Lewarde[I 3] Nord[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 93,7 90,9 82,2
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 0,1 1,8 9,7
Logements vacants (en %) 6,2 7,4 8,1

Voies de communication et transports

La commune est traversée par la route départementale 645 de Douai à Denain ainsi que par les routes départementales 132 et 135.

Lewarde est desservie par la ligne A du réseau de transport de Douai.

Toponymie

  • au XIIe siècle : Warda Sti-Remigü (chronique Gisleb).
  • 1246 : Custodia de S. Remigio (1er cartulaire d'Artois).
  • 1255 : Le Warde Saint-Rémi (Titre d'Anchin, Escallier)[20].

Du vieux français warde, signifiant « garde », tiré du haut allemand wart latinisé sous la forme warda ou wardia[21].

Histoire

Antiquité

Des médailles romaines ont été trouvées à diverses reprises à Lewarde, ainsi que des urnes remplies de cendre et cachées dans les carrières de grès et quatre têtes en bronze de style gallo-romain[20].

Époque celtique, découverte en 1843 d'une précieuse monnaie gauloise en cuivre, portant une tête casquée et au revers un coq debout.[réf. nécessaire]

Moyen Âge

Le village de Lewarde prend naissance sur une crête boisée (les monts Saint-Rémi) autour d'une zone fortifiée, construite par le comte de Hainaut au XIIIe siècle, d'où l'on pouvait surveiller la frontière commune aux Comtés de Flandres et de Hainaut.

De cette zone fortifiée, il ne reste rien. Mais, c'est à cet endroit supposé, sur le fief de Lewarde, qu'est construite l'église du village.

Le fief de Lewarde comprend , au Moyen Âge, environ la moitié de l'actuelle commune, l'autre étant incluse au fief des Vésignons. Ce dernier comprenait un bois où l'on peut admirer une tour et un obélisque.

Temps modernes

Aux XVIIIe et XIXe siècles, de riches familles vécurent à Lewarde : les Béharelle, Dervaux, Delegorgue... d'où l'édification d'importantes maisons bourgeoises ou de châteaux. On retrouve certains de ces patronymes sur les pierres tombales du cimetière.

À la fin de l'Ancien Régime, c'est dans l'une des habitations de la cité que nait Jacques-François Momal qui deviendra très vite un peintre renommé.

Époque contemporaine

Au XIXe siècle commence l'édification de chapelles à Lewarde, la dernière datant des années 1950.

Lors des deux conflits mondiaux, les habitants de la commune sont durement touchés. Deux monuments aux morts commémorent ces événements.

L'église au début du XXe siècle, photographie d'Augustin Boutique [22]

Le village vivait autrefois de l'agriculture, mais aussi de l'extraction du grès qui reste très présent dans le village, en particulier à l'église et son ancien cimetière. Ces activités furent remplacées, au début du XXe siècle, par l'extraction houillère comme en témoignent la « cité Béharelle », l'ancien cavalier minier des Houillères, la Fosse Delloye et son Centre Historique Minier, et par le développement d'une brasserie.

Aujourd'hui, le syndicat d'initiative de Lewarde a planté une vigne, dans les anciens jardins du presbytère au pied de l'église, entretenu par des bénévoles de l'association.

Sur le site de l'ancienne fosse Delloye se trouve aujourd'hui le plus grand Centre historique minier de France. C'est à la fois un centre de documentation et un lieu touristique qui présente de nombreux objets, outils et machines. Le visiteur, guidé par d'anciens mineurs, peut également se faire une idée du travail dans les mines de charbon en parcourant des galeries reconstituées. Elles reprennent le concept des mines-images utilisées par les compagnies minières pour la formation de leurs personnels.

Politique et administration

La mairie

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

La commune se trouve dans l'arrondissement de Douai du département du Nord.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Douai-Sud[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton d'Aniche

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la seizième circonscription du Nord.

Intercommunalité

Lewarde est le siège de la communauté d'agglomération Cœur d'Ostrevent, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 2000 sous la dénomination de communauté de Communes de l'Est du Douaisis (CCED) et auquel la commune a transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales. En 2025, cette intercommunalité, qui avait pris en 2006 la dénomination de communauté de communes Cœur d'Ostrevent, se transforme en communauté d'agglomération.

Elle avait succédé au syndicat intercommunal de la région de Somain-Aniche (SIRSA), créée en 1962.

Élections municipales et communautaires

Lors des élections municipales de 2014 dans le Nord, la liste PCF du maire sortant Alain Bruneel est la seule candidate et obtient donc la totalité des 885 suffrages exprimés. Cette liste est donc élue en totalité.
Lors de ce scrutin, 38,93 % des électeurs se sont abstenus, et 14,52 % des votants ont choisi un bulletin blanc ou nul[23]..

Lors du premier tour des élections municipales le , dix-neuf sièges sont à pourvoir ; on dénombre 1 792 inscrits, dont 979 votants (54,63 %), 12 votes blancs (1,23 %) et 949 suffrages exprimés (96,94 %). La liste Continuons ensemble pour Lewarde menée par le maire sortant Denis Michalak  qui avait succédé en 2017 à Alain Bruneel après son élection comme député  recueille 666 voix (70,18 %) et remporte dix-sept sièges au conseil municipal (et deux au conseil communautaire) contre deux pour la liste L'alternative lewardoise menée par Thierry Pamart avec 283 voix (29,62 %)[24],[25]. Le confinement lié à la pandémie de Covid-19 retarde d'environ deux mois l'élection des maires par les nouveaux conseils municipaux[26]. Denis Michalak est réélu maire avec dix-sept voix sur dix-neuf, deux bulletins sont nuls[27].

Lors du premier tour des élections municipales le , on dénombre 1 758 inscrits, dont 1 213 votants (69 %), 24 votes blancs (1,98 %), 21 votes nuls (1,73 %) et 1 168 suffrages exprimés (96,29 %). La liste menée par le maire sortant Alain Bruneel est élue dès le premier tour avec 686 voix (58,73 %). La liste menée par Damien Delannoy recueille 482 voix (41,27 %)[28].

Administration municipale

Compte tenu de la population de la commune, désormais inférieure à 2 500 habitants, son conseil municipal est constitué de 19 membres, dont le maire et ses adjoinst[29].

Liste des maires

André Léger, adjoint à Lewarde, Bernard Coquelle de la Confédération paysanne et Denis Michalak maire, en mars 2022
Élection du maire Alain Bruneel le 24 novembre 2022 et ses 5 adjoints : André Léger, Jeanne-Marie Delmaire, Jean-Claude Dubrunquez, Nina Lahssen et Claude Sombrin
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
Avant 1802-1808[30]   M. Dervaux    
         
    M. Béharelle    
    Jean-Baptiste Duez[Note 7] SFIO Ouvrier mineur, syndicaliste
1945 1965 Édouard Pot[Note 8] PCF Chauffeur d'ambulance, résistant
         
mars 1977 décembre 1998 Irénée Nottez[Note 9],[31] PCF Conducteur à la SNCF, syndicaliste[32]
Président du SI de la région de Somain-Aniche (avant 1978 → ? )
janvier 1999 7 juillet 2017[33] Alain Bruneel[34] PCF Député du Nord (16e circ) (2017 → 2022)
Conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais (2004 → 2015)
Conseiller général de Douai-Sud (2011 → 2015)
Démissionnaire après son élection comme député.
7 juillet 2017[33] 25 octobre 2022[35] Denis Michalak[36]
(né le 11 août 1963)
PCF[37] Démissionnaire
24 novembre 2022[38] en cours
(au 21 mars 2026)
Alain Bruneel PCF  

Autres élections

Lors du premier tour de l'élection présidentielle française de 2022, les électeurs de Lewarde ont choisi les quatre premiers candidats suivants : Marine Le Pen (RN, 486 voix 37,56 % des suffrages exprimés), Jean-Luc Mélenchon (LFI, 251 voix (19,40 %), Emmanuel Macron (LREM, 224 voix, 17,31 %) et Fabien Roussel (PCF, 145 voix, 11,21 %).
Au second tour, Marine Le Pen dépasse largement avec 709 voix (60,60 %) le candidat élu au niveau national Emmanuel Macron (461 voix, 39,40 %). Lors de ce scrutin, 27,66 % des électeurs se sont abstenus[39].

Équipements et services publics

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[40]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[41].

En 2023, la commune comptait 2 353 habitants[Note 10], en évolution de −2,97 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8078209441 0861 1861 1631 1461 1381 120
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0891 1611 1711 1931 2221 3021 2801 2841 278
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3361 4441 4221 3591 3731 4621 5051 5711 463
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 6891 8861 9922 2892 7682 7822 7922 7702 766
2014 2019 2023 - - - - - -
2 5022 4302 353------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[42].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

La population de la commune est relativement jeune.

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 36,2 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 26,5 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 1 204 hommes pour 1 223 femmes, soit un taux de 50,39 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,77 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[43]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ou +
1,5 
6,2 
75-89 ans
8,2 
17,3 
60-74 ans
19,3 
18,9 
45-59 ans
19,8 
19,8 
30-44 ans
16,1 
17,3 
15-29 ans
16,7 
20,0 
0-14 ans
18,4 
Pyramide des âges du département du Nord en 2022 en pourcentage[44]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,5 
5,5 
75-89 ans
8,2 
14,9 
60-74 ans
16,4 
19 
45-59 ans
18,4 
19,5 
30-44 ans
18,7 
20,7 
15-29 ans
19,1 
19,9 
0-14 ans
17,7 

Manifestations culturelles et festivités

La « fête de la châtaigne » a lieu le deuxième dimanche d'octobre. Les sociétés locales, la municipalité, les Lewardois y participent. Tout au long de ce week-end se mêlent activités sportives, culturelles, artistiques (marché aux puces, cross de la Châtaigne, soirées, défilé…). On y ajoute pour la parfaire, « Le Truffé Lewardois », pâté à la châtaigne dont les secrets de fabrication sont jalousement conservés.

Sports et loisirs

  • Salle omnisports (Tennis de table, Judo, Gymnastique, Tennis, Piscine, Stade olympique),
  • Stade municipal (Football).
  • Club de football : USCL Lewarde (Union Sportive Corporative Laïque de Lewarde), créé en 1968

Économie

Revenu des ménages

En 2021, le revenu médian disponible par unité de consommation s'établit à 21 020  [45]:

Histogramme des revenus médians par unité de consommation - département du Nord[46],[47]
10 000
20 000
30 000
40 000
Communes de plus de 2 000 habitants du département - Insee 2021 - Fichier localisé social et fiscal - géographie du 01/01/2025
  • Lewarde: 21 020 
  • Autres communes du département
  • Nord: 21 340 
  • France métropolitaine: 23 080 

Culture locale et patrimoine

Pour approfondir

Notes et références

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