Kvaternik avec Jure Francetić et le Ministre des affaires étrangères Mladen Lorković (de gauche à droite) sur un pont sur la Drina, l'ancienne frontière avec la Serbie (Zvornik, avril ou mai 1942.
Sous le régime du NDH, il organise la terreur contre les Serbes de Croatie, les Juifs, les gitans et les autres «ennemis de l'Etat». Il dirige notamment la répression contre les soulèvements de paysans serbes[4] lors de la mise en place du NDH en , dont le massacre de Gudovac qui fait 190 victimes. En 1943, après un conflit avec Ante Pavelić, le dirigeant du NDH, il s'exile en Slovaquie avec son père, jusque-là ministre des forces armées. Après la guerre, il s'installe en Argentine avec l'aide des réseaux d'exfiltration de l'Eglise catholique. Il mène plusieurs actions contre Josip Broz Tito. Il réorganise les Oustachis et continue à écrire. Plusieurs demandes d'extradition faites par la Yougoslavie sont refusées, et Kvaternik n'est jamais jugé. Dido Kvaternik meurt lors d'un accident de voiture à Río Cuarto en Argentine en 1962.
Références
↑Ivo Goldstein, Holokaust u Zagrebu, Zagreb, Novi Liber, (ISBN953-6045-19-2), p.585.
↑Frédéric Monier, «Défendre des «terroristes» dans la France de 1935. L'avocat des «oustachis croates».», Le Mouvement Social, vol.3, no240, , p.105-120 (DOI10.3917/lms.240.0105, lire en ligne), § 2.
↑(en) Slavko Goldstein (trad.Michael Gable), 1941: The Year That Keeps Returning, New York, New York Review of Books, , 622p. (ISBN1590177002 et 9781590177006, lire en ligne), p.108.