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Dieudonné de Canillac

évêque catholique From Wikipedia, the free encyclopedia

Dieudonné de Canillac ou Déodat de Canilhac est un ecclésiastique français, quatrième évêque de Saint-Flour de 1347 à 1361 puis évêque de Maguelone de 1361 à sa mort en 1366.

Décès
Père
Marquès, Sire de Canilhac (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Eléonore de Châteauneuf (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Faits en bref Évêque de Maguelone, à partir du 2 août 1361 ...
Dieudonné de Canillac
Fonctions
Évêque de Maguelone
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Évêque de Saint-Flour
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Biographie
Décès
Activités
Père
Marquès, Sire de Canilhac (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Eléonore de Châteauneuf (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Biographie

Famille

Dieudonné de Canillac appartient à la deuxième famille de Canillac, issue de la famille de Caylus[1].

Selon la Gallia Christiana, Dieudonné de Canillac serait le fils de Guillaume de Canillac et de N… de Deaux. Pour J. Chaludet, Dieudonné est le fils de Marquès Ier de Canillac et d'Éléonore d'Apchier. Il a pour frères : Marquès II de Canillac ; Pierre de Canillac, abbé de Montmajour, évêque de Saint-Pons-de-Thomières puis de Maguelone ; Raymond de Canillac, archevêque de Toulouse et cardinal ; Pons de Canillac, abbé d'Aniane ; vraisemblablement Guérin, chanoine du Puy ; Marquès, chapelain du pape[2], cousins s'ils ne sont pas frères de Dieudonné. Leur nièce, Guérine, est l'épouse de Guillaume II Roger, comte de Beaufort, frère du pape Clément VI[3].

Évêque de Saint-Flour

Moine à l'abbaye d'Aniane, où plusieurs membres de sa famille sont abbés, Dieudonné de Canillac en devient camérier[3] puis prieur de Cessenon, dans le diocèse de Saint-Pons-de-Thomières. Le , le pape Clément VI le nomme évêque de Saint-Flour, en remplacement d'Archambaud, démissionnaire. Il est probablement sacré par son frère, Raymond de Canillac, archevêque de Toulouse[4].

Il reste tout d'abord à Avignon à la cour pontificale et nomme un vicaire général pour le représenter dans son diocèse, Jean Gaston, prieur de La Canourgue[4]. Dès le début de son épiscopat, en 1349, Dieudonné de Canillac règle les conflits entre le chapitre et les évêques de Saint-Flour, règlementant les droits des deux parties et la prestation d'hommage féodal due à l'évêque[5]. Il arbitre un conflit entre Robert, dauphin d'Auvergne, seigneur de Saint-Ilpize et Guy de Meyronne, abbé de Pébrac[6].

Il crée trois collégiales, à Murat, Ruynes et Chaudes-Aigues[6],[7]. Les prêtres de Murat, déjà réunis en congrégation, lui demandent de pouvoir former un chapitre, ce qu'il autorise officiellement le [8],[9]. Cette érection est confirmée par le pape Innocent VI en 1355. De même, Dieudonné de Canillac autorise le les prêtres de la paroisse de Ruynes à se constituer en chapitre[8]. Il reconnaît aussi officiellement le chapitre de Chaudes-Aigues, dont l'existence avait été contestée par son prédécesseur Archambaud[10],[9]. En 1352, Dieudonné de Canillac assiste, avec les évêques du Puy et de Clermont, à la translation des restes de Robert de Turlande, dont le tombeau est reconstruit à La Chaise-Dieu[10]. La même année, il confirme l'élection de la nouvelle abbesse de l'abbaye de Blesle, Agnès de Verdezun[11].

Dès son entrée en fonction, Dieudonné de Canillac a un conflit avec les consuls de Saint-Flour au sujet de l'hommage qu'ils lui doivent en tant que seigneur[12]. En 1366, il excommunie les consuls de Saint-Flour qui veulent faire payer le clergé pour financer les réparations des fortifications, pour faire face aux attaques du camp anglais dans le contexte de la guerre de Cent Ans, mais accepte la levée de taxes d'octroi à cet effet[13]. En 1359, il approuve un traité de conciliation établi entre Robert, dauphin d'Auvergne, seigneur de Saint-Ilpize et les consuls de Saint-Flour[14]. Le , le lieutenant du roi de France Charles V, Thomas de la Marche, condamne à une forte amende l'évêque et les consuls de Saint-Flour, parce qu'ils ne lui ouvrent pas les portes de la ville, tenue par Raymond de Bérenger, partisan Jean de Berry[15]. Cette condamnation est ensuite cassée par le duc de Berry[16]. La même année, la région nord du diocèse de Saint-Flour est saccagée et rançonnée par les armées anglaises[17].

Évêque de Maguelone

Le , le pape Innocent VI transfère Dieudonné de Canillac sur le siège épiscopal de Maguelone[18]. L'évêque de Maguelone est aussi comte de Melgueil. Il ne se rend pas tout de suite dans son nouveau diocèse, restant auprès du pape à Avignon jusqu'à la mort de ce dernier le et déléguant ses pouvoirs à un vicaire général Pons de la Garde, chanoine de Maguelone[19].

Dieudonné de Canillac prend finalement possession de son nouveau diocèse en 1364[20]. La même année, il nomme directement le nouveau chancelier de l'université de Montpellier, le médecin Jean Jaume. Or, c'est normalement à l'université de choisir son chancelier, l'évêque confirmant ensuite le choix. L'université oppose à Jean Jaume un autre candidat, le médecin Jean de Tournemire. Pour trancher le litige, le pape Urbain V envoie à Montpellier le cardinal Jean de Blandiac, qui nomme finalement chancelier Jean Jaume[21]. Il s'oppose au projet de reconstruction du couvent des carmes à l'intérieur de la ville de Montpellier[22],[23]. Il poursuit, marginalement, l'établissement du cartulaire de Maguelone, essentiellement compilé sous l'évêque Arnaud de Verdale (1339-1352)[24].

Il meurt dans les premiers mois de l'année 1366. Il est enterré dans une chapelle de l'église de Maguelone, dite chapelle de Canillac, où il sera rejoint par son frère Raymond de Canillac en 1373[25].

Notes et références

Voir aussi

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