Dimanches d'août
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| Dimanches d'août | |
| Auteur | Patrick Modiano |
|---|---|
| Pays | France |
| Genre | Roman |
| Éditeur | Gallimard |
| Collection | Blanche |
| Date de parution | |
| Couverture | Illustration stylisée de la "Promenade des Anglais" par Pierre Le-Tan pour la collection Folio, 1989. |
| Nombre de pages | 160 |
| ISBN | 2070707598 |
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Dimanches d'août est un roman de Patrick Modiano paru le aux éditions Gallimard. L'auteur a dédié ce récit à Jacques Robert puis à Marc Grunebaum.
C’est l’histoire de la cavale mélancolique et douce d’un couple, Jean et Sylvia, qui se retrouve dans un appartement formé d'anciennes chambres meublées restaurées, mais à l'odeur fine de moisi, de l'ancien hôtel Majestic désaffecté de Nice. Ce couple semble continuer à fuir après s'être planqué en maints refuges différents.
Au début du récit, il transparaît que la femme Sylvia a quitté le domicile conjugal, pour entamer une pérégrination avec le narrateur, alors photographe d'art rencontré au Beach de La Varenne les dimanches d'août lorsque ce dernier studieux préparait un opus sur les plages fluviales austères de la Marne à l'est de Paris[1]. Jean attend sa compagne à Nice, mais inopinément, au cours de ses premières promenades dans les rues de Nice, il aperçoit puis, sans le vouloir, se retrouve face au mari ou ancien compagnon de Sylvia, Frédéric Villecourt. Mais cet homme demeurant à Antibes n'est plus le même personnage odieux au yeux du narrateur autrefois, ayant oublié apparemment sa première vie aisée, fastueuse et luxueuse, protégée par la fortune de sa mère autoritaire. Déchu, il est maintenant un simple camelot vendant dans la rue divers vêtements de cuir à la mode et d'importation américaine pour la société "France-Cuir". Après diverses tentatives insistantes d'instaurer une mise au point et de forcer un hypothétique dialogue sur le passé de Sylvia, le soi-disant mari disparaît.
La magnifique femme épanouie Sylvia qui a rejoint le narrateur en train porte ostensiblement en pendentif un magnifique diamant au nom d'étoiles, « la Croix du Sud », dont on devine qu’il ne leur appartient pas et qu’ils vont devoir vendre pour poursuivre leur fuite[2]. Petit à petit, l’histoire se développe et apparaît un couple, les Neal, qui s’intéresse au bijou. La vente est presque réalisée mais la jeune femme Sylvia reste dans la voiture de Virgil Neal et disparaît : a-t-elle été enlevée ? S’est-elle enfuie volontairement alors que Jean en plein désarroi la cherche en vain ? Est-elle un symbole éphémère du succès économique, sociale, littéraire ou artistique qui s'évanouit devant le narrateur ? La déesse Fortune maltraitée fuit toujours !
Les souvenirs s’égrènent avec la découverte rétrospective de la rencontre du couple sur les bords de la Marne, à La Varenne Saint-Hilaire, dans le décor des riches villas construites autrefois par les proxénètes, associés aux truands et autres trafiquants de la capitale, et l’apparition du diamant qui montre une histoire mouvementée et trouble, sans oublier le début auguste, devenu éternel, de la rencontre et de la fuite des deux amants.