Diocèse de Koper

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ÉvêquePeter Štumpf, S.D.B., depuis 2024
Superficie4 386 km2
Création du diocèsev. 520 (diocèse de Koper/Capodistria)[1]
17 octobre 1977 (diocèse suffragant)
Diocèse de Koper
Dioecesis Iustinopolitana
La cathédrale de Koper.
La cathédrale de Koper.
Informations générales
Pays Drapeau de la Slovénie Slovénie
Évêque Peter Štumpf, S.D.B., depuis 2024
Superficie 4 386 km2
Création du diocèse v. 520 (diocèse de Koper/Capodistria)[1]
17 octobre 1977 (diocèse suffragant)
Patron Saint Jérôme[2]
Archidiocèse métropolitain archidiocèse de Ljubljana
Site officiel site du diocèse
Statistiques
Population 273 335 (2023)
Population catholique 172 200 (2023)
Pourcentage de catholiques 63 %
Nombre de paroisses 100
Nombre de prêtres 138 (et 3 diacres)
Nombre de religieux 23
Nombre de religieuses 26
.html (en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org
Emplacement du diocèse.

Le diocèse de Koper (en latin : Dioecesis Iustinopolitana ; en slovène : Škofija Koper) est l'un des six diocèses de l'Église catholique en Slovénie. En tant que diocèse suffragant, il forme avec l'archidiocèse de Ljubljana et le diocèse de Novo Mesto la province ecclésiastique de Ljubljana.

Le diocèse comprend la partie occidentale de la Slovénie.

Le siège épiscopal est situé à Koper, où se trouve la cathédrale de l’Assomption-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie (de). À Nova Gorica c'est la cocathédrale du Christ-Sauveur. Sur le mont Saint de Gorizia se trouve la basilique mineure de l'Assomption-de-la-Vierge-de-Mont-Santo (it).

Le territoire s'étend sur 4 386 km2, et il est divisé en 100 paroisses.

Historique

Les origines du diocèse de Capodistria, suffragant du patriarcat d'Aquilée, sont plus ou moins situées. Des historiens locaux, dont Francesco Babudri[3] et Pietro Kandler[4], considèrent son origine dans la première moitié du VIe siècle avec l'évêque saint Nazarius, auquel auraient succédé Maximilianus et Agatho[5]. D'autres auteurs font remonter l'origine du diocèse à Grégoire le Grand qui, dans certaines lettres datant de 599, parle d'un diocèse dans l'insula Capritana, identifié comme Capodistria, et d'un évêque anonyme[6]. Enfin, selon d'autres auteurs, dont Pio Paschini, évêque catholique et historien italien (1878–1962)[7], le diocèse ne remonterait qu'au VIIIe siècle, érigé ou rétabli par le pape Étienne II en 756[8]. Par la suite, on n'a plus aucune nouvelle d'un siège épiscopal à Capodistria jusqu'à la seconde moitié du XIIe siècle.

Le diocèse fut rétabli, à la demande du doge vénitien Vital II Michele, par le pape Alexandre III en 1166[9], mais cette décision fut contestée par le patriarche d'Aquilée Ulrico de Treven et l'évêque de Trieste Bernardo, dont le territoire devait être démembré pour former le nouveau diocèse. En 1177, le pape confirma la création du diocèse, mais seulement après la mort de Bernardo[10], survenue en 1186. Cette année-là, le pape Urbain III éleva la collégiale Santa Maria au rang de cathédrale[11] ; le premier évêque du siège restauré, suffragant du patriarcat d'Aquilée, fut Adalgero, déjà élu en 1184, décédé en 1216.

Le chapitre de la cathédrale eut le privilège d'élire ses propres évêques jusqu'en 1301, date à laquelle, après la conquête vénitienne, le droit de présenter les évêques de Capodistria devint une prérogative des doges vénitiens[12].

Parmi les évêques de Capodistria, Simone Vosich se distingua particulièrement au XVe siècle. Il fut promu archevêque de l'archidiocèse d'Antivari en 1461, légat pontifical en Hongrie en 1463, administrateur du diocèse de Suacia (it), puis archevêque de Patras et évêque de Capodistria à partir du . Vice-chancelier à Rome, où il mourut en [12]. Son successeur, Giacomo Valaresso, fit reconstruire le palais épiscopal ; il fut administrateur du patriarcat d'Aquilée et du diocèse de Pula (it).

C'est à Paolo Naldini (évêque de 1686 à 1713) que l'on doit la création du séminaire diocésain et la convocation d'un synode en 1690[13]

Le , après la suppression du patriarcat d'Aquilée, le diocèse fut intégré à la province ecclésiastique d'Udine jusqu'au , date à laquelle il devint suffragant du patriarcat de Venise.

De 1810 à 1828, il resta vacant. Le , elle fut rattachée au diocèse de Trieste par la bulle Locum beati Petri du pape Léon XII et immédiatement soumise au Saint-Siège. Le , le pape Pie VIII confirma l'union aeque principaliter par la bulle In supereminenti et elle devint alors suffragante de l'archidiocèse de Gorizia et Gradisca.

À partir de ce moment, le diocèse suivit le sort du diocèse de Trieste ; la cathédrale devint une simple paroisse, avec un prévôt, un doyen et trois chanoines résidents ; le territoire fut divisé en 4 doyennés pour un total de 12 paroisses[14].

Le , avec la bulle Prioribus saeculi du pape Paul VI, le diocèse de Capodistria a été séparé du diocèse de Trieste pour devenir suffragant de l'archidiocèse de Ljubljana. En outre, cette même bulle a introduit des modifications territoriales afin de faire coïncider les frontières des diocèses avec celles des États. Ainsi, le diocèse de Capodistria a cédé au diocèse de Trieste les paroisses situées en Italie à la suite du traité de paix de 1947 et au diocèse de Poreč et Pula celles situées sur le territoire de la république socialiste de Croatie. Dans le même temps, elle s'est considérablement agrandie avec l'acquisition des paroisses des diocèses de Trieste, Poreč et Pula, Rijeka et Gorizia et Gradisca qui se trouvaient en république socialiste de Slovénie[15].

Quelques évêques

Source

Notes et références

Annexes

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