Dioscoride de Cibo et Mattioli

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Format
330 × 240 mm ; 185 feuillets, 168 enluminures
Langue
italien
Illustration
Basé sur
Dioscoride, De materia medica ; Pietro Andrea Mattioli, Discorsi
Dioscoride de Cibo et Mattioli
Pivoine (Paeonia officinalis L.), f. 85r
Format
330 × 240 mm ; 185 feuillets, 168 enluminures
Langue
italien
Illustration
Basé sur
Dioscoride, De materia medica ; Pietro Andrea Mattioli, Discorsi
Date de création
vers 1565
Lieu
British Library, Additional Ms. 22332
Pays
Italie
Collection

Dioscoride de Cibo et Mattioli est un herbier enluminé réalisé par l'artiste et herboriste italien Gherardo Cibo dans la seconde moitié du XVIᵉ siècle. Il est aujourd'hui conservé à la British Library sous la cote Additional Ms. 22332, accompagné d’un manuscrit apparenté de plus petit format, Additional Ms. 22333. Le manuscrit de Cibo représente un engagement personnel et original avec l'œuvre de Dioscoride, telle qu'elle est transmise par les Discorsi de Pietro Andrea Mattioli, un herbier largement diffusé au XVIᵉ siècle. Entièrement écrit et peint à la main, le manuscrit de Cibo constitue un témoignage exceptionnel de la flore italienne, alliant science botanique, observation directe, ainsi que l'illustration botanique et la peinture de paysage d'une qualité remarquable[1].

L'herbier a été identifié comme étant l'œuvre de Cibo en 1989 par la professeure Lucia Tongiorgi Tomasi[2].

Pietro Andrea Mattioli (1501-1577) fut le traducteur et interprète de Dioscoride le plus influent de la Renaissance ; son œuvre marqua profondément le développement de la botanique et de la pharmacologie européennes. Son célèbre herbier, publiée d’abord en italien sous le titre Discorsi, puis en latin sous celui de Commentarii, comprenait non seulement la traduction du traité de Dioscoride De materia medica, mais aussi de vastes commentaires de Mattioli lui-même, ainsi que du matériel nouveau, à savoir des espèces végétales non décrites par Dioscoride. L’ouvrage de Mattioli fut traduit dans plusieurs langues européennes, et de nouvelles éditions révisées et augmentées furent publiées tout au long de sa vie. Les éditions ultérieures connurent un succès particulier grâce à l’inclusion de gravures sur bois illustrant les plantes décrites[3].

Gherardo Cibo (1512-1600), noble italien originaire de la région des Marches, développa son activité d’artiste et de botaniste amateur dans ce cadre mattiolien. Artiste de grand talent, il illustrait et coloriait ses propres exemplaires d’herbiers imprimés et réalisait des commandes similaires pour d’autres (dont le duc d’Urbino), mais il fut surtout reconnu par ses contemporains pour ses « images d'herbes »[4] et ses paysages d’une qualité exceptionnelle[5].

La lettre envoyée par Mattioli depuis Prague en 1565, aujourd’hui insérée au début du manuscrit Additional 22333, témoigne de la relation entre les deux hommes. Mattioli y louait les illustrations botaniques de Cibo, qu’il jugeait inégalées par leur qualité et leur réalisme, le remerciait pour l’envoi de ses dessins et lui offrait une édition récemment publiée de ses commentaires sur Dioscoride. Mattioli loua également publiquement la maîtrise artistique de Cibo dans l’édition de 1568 des Discorsi[3].

Contenu du manuscrit

Références

Liens externes

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