Diprotodon

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Wombat géant

Diprotodon
Description de cette image, également commentée ci-après
Reconstitution graphique d’un Diprotodon par Dimitri Bogdanov.
5.33 –0.0117 Ma
67 collections
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Infra-classe Metatheria
Ordre Diprotodontia
Sous-ordre Vombatiformes
Famille  Diprotodontidae

Genre

 Diprotodon
Owen, 1838

Espèces de rang inférieur

  • Diprotodon optatum

Diprotodon ou wombat géant est un genre fossile de mammifères marsupiaux. Il fut l'un des plus gros animaux de la mégafaune australienne du Pléistocène, Diprotodon apparut il y a environ 1,6 Ma et s'éteignit il y a environ 46 000 ans. Ses fossiles ont été retrouvés en différents endroits à travers l'Australie, notamment des crânes complets et des squelettes, ainsi que des empreintes de poils et de pas. Plusieurs squelettes de femelles ont été retrouvés portant encore leur petit dans la poche abdominale.

Les diprotodons habitaient des forêts ouvertes, des savanes, probablement à proximité des points d'eau, mangeant des feuilles, des racines et certaines herbes. Le diprotodon était de la taille d'un hippopotame, soit environ 3 mètres du museau à la queue, 2 mètres au garrot et pesant près de 3 tonnes, ce qui en fait le plus grand marsupiale qui ait jamais existé. Parmi les espèces actuelles, les plus proches parents sont le wombat et le koala. Sa taille et son manque d'agilité ont pu en faire une proie tentante pour les premiers humains arrivés en Australie, mais il était trop massif pour avoir à craindre le plus grand prédateur de son milieu, le lion marsupial, sauf si ce dernier chassait en bande, ce qui n'est pas prouvé.

On suppose que le diprotodon pourrait avoir inspiré la légende du bunyip : certaines tribus aborigènes identifient en effet les os de diprotodon à ceux de bunyip.

Fossile de Diprotodon ou wombat géant.
Moulage d'un squelette de Diprotodon, provenant de la galerie de paléontologie et d'anatomie comparée du jardin des plantes


Étymologie

Le terme « diprotodon » est issu du grec ancien. Il est constitué de δί (di- pour « deux ») + πρωτο (proto- pour « premier » ou « antérieur ») + ὀδούς (odon- pour «  dents »), c’est-à-dire « deux dents vers l’avant ». Ce sont en effet deux incisives de grande taille qui caractérisent les animaux de ce genre et de cette famille (Diprotodontidae).

Diprotodon a été nommé par Owen (1838). Il a été attribué aux Diprotodontidae par McKenna et Bell (1997). La classification historique du Diprotodon comprenait huit espèces ( D. optatum Owen, 1838; D. australis Owen, 1844; D. annextans McCoy, 1861; D. minor Huxley, 1862; D. longiceps McCoy 1865; D. loderi Krefft, 1873a ; D. bennettii Krefft, 1873b (nca D. bennettii Owen, 1877); et D. bennettii Owen, 1877 (nca D. bennettiiKrefft, 1873b); basée sur la taille ou de légères différences morphologiques de spécimens isolés prélevés dans des régions géographiques isolées. Les tailles dentaires bimodales, plutôt qu'un continuum de tailles de dents et la morphologie dentaire mâle et femelle identiques, indiquent un dimorphisme sexuel au lieu d'espèces séparées, fournissant ainsi une preuve solide que les huit espèces sont des synonymes de D. optatum[1],[2].

Animal migrateur

300 000 ans avant nos jours, dans l'Australie centrale et orientale, ces grands animaux migraient en traversant des plaines d'inondation, à la manière des troupeaux de zèbres, gnous, antilopes dans la plaine du Serengeti dans l'Afrique contemporaine[3]. C'est le seul cas connu de migration saisonnière et de masse connue pour tous les métathériens (dont les marsupiaux font partie) mais selon Anthony Stuart (paléontologue de l'université de Durham au Royaume-Uni) des études plus poussées pourraient peut-être montrer que d'autres membres du même écosystème ancien migraient aussi de la même manière[3].

Le caractère migrateur de Diprotodon a pu être démontré par l'étude de ses longues incisives (environ 30 centimètres de long chez l'adulte). À croissance continue (comme chez les castors) elles grandissent en changeant de composition au gré des saisons et selon les minéraux et oligo-éléments présents dans la nourriture de l'animal[3]. Des analyses isotopiques et de datation radioactives ont permis de montrer que l'animal changeait de milieu deux fois par an, que la migration s'étendait sur environ 200 kilomètres (moins que les 800 kilomètres parcourus par les mammifères migrant au travers du Serengeti, et que les échantillons étudiées dataient d'il y a environ 300 000 ans[3]. Ces résultats laissent penser que le paléoclimat de cette époque était plus prévisible que de nos jours, car les marsupiaux contemporains se déplacent, mais plus aléatoirement[3],[4].

Théories sur l'extinction de Diprotodon

Notes et références

Voir aussi

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