Dirk De Smedt obtient en 1999 une licence en sciences économiques à la Vrije Universiteit Brussel. De 1999 à 2006, il travaille comme conseiller au sein des cabinets des ministres bruxellois des Finances et du Budget Annemie Neyts et Guy Vanhengel, puis il est chef de cabinet adjoint de Guy Vanhengel de 2006 à 2009. Lorsque ce dernier est ministre fédéral du Budget de 2009 à 2011, Dirk De Smedt occupe le poste de chef de cabinet. Il est également commissaire du gouvernement auprès de la Société régionale d'investissement de Bruxelles (SIRB) et à la Société d'acquisition foncière (SAF)[1] et vice-président, puis président de 2016 à 2023 de la Société bruxelloise de Gestion de l'Eau (SBGE), rebaptisée Hydria en 2021[2]
De à , il occupe le poste de directeur général de Bruxelles Fiscalité, un service public régional chargé de la gestion des recettes de la Région bruxelloise[3]. Lors des élections régionales et fédérales de , il n'est candidat sur aucune liste.
En , Dirk De Smedt est proposé par l'Open Vld pour succéder à Sven Gatz au gouvernement de la région de Bruxelles-Capitale comme ministre des Finances, du Budget, de la Fonction publique et de la Promotion du multilinguisme et de l'image de Bruxelles au sein au sein du cabinet Vervoort, en affaires courantes. Il est également ministre des Allocations familiales, de la Fonction publique, des Finances, du Budget et des Relations extérieures au sein de la Commission communautaire commune de la Région bruxelloise et membre du collège chargé de l'Enseignement au sein de la Commission communautaire flamande. Il prête serment le [4].
En , la nomination de l'épouse[5] de Dirk De Smedt à un poste de direction au sein de l'administration régionale du Logement suscite une controverse[6]. Cette désignation est critiquée par plusieurs observateurs et membres de l'opposition qui y voient un risque de conflit d'intérêts, compte tenu des responsabilités ministérielles de son mari. Bien que le cabinet du ministre ait défendu la régularité de la procédure de recrutement, cette affaire alimente le débat sur la transparence des nominations politiques et administratives en Région bruxelloise.
Controverse sur les indemnités de logement et de domesticité
Au cours de la même période, le ministre Dirk De Smedt[7] est interpellé par le PTB concernant le maintien de ses indemnités de logement et de domesticité[8], s'élevant à environ 1 650 euros mensuels[9]. Alors que l'ensemble des autres membres du gouvernement bruxellois ont progressivement renoncé à ces avantages suite à la pression médiatique et politique, Dirk De Smedt reste le seul ministre à les percevoir début 2026. Le PTB dénonce une situation jugée «indécente» dans un contexte de crise budgétaire régionale, tandis que le ministre justifie ce maintien par le strict respect de la réglementation en vigueur jusqu'à la fin de la législature.
Le , il conserve son poste au sein du gouvernement Dilliès avec comme nouvel intitulé celui de Ministre du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, chargé des Finances, du Budget, de la Fonction Publique et de la Transition Numérique[10]. Au même temps, il devient Le Membre du Collège réuni, en charge de l'Action sociale et de la Santé au COCOM, ensemble avec Ahmed Laaouej. Et en Commission communautaire flamande membre du Collège compétent pour Enseignement, Construction d'écoles et Fonction publique.
Notes et références
Notes
↑Ministre du Budget, des Finances, de l'Informatique, de la Fonction publique et de la Simplification administrative à partir du .