Diversité ethnique de la population sud-américaine

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La diversité ethnique de la population sud-américaine correspond aux différentes ethnies (groupements humains définis par leur génétique et par leur culture) dont est composée la population des pays d'Amérique du Sud.

Cet article prend en compte la Guyana et le Suriname, malgré leur culture dénuée de rapports historiques avec le reste des pays d'Amérique du Sud ; mais ne prend ni en compte la Guyane, région française, ni les pays d'Amérique centrale (se référer alors à l'article Diversité ethnique de la population d'Amérique centrale).

Argentine

La population argentine est largement composée de descendants d'immigrants espagnols ou italiens. Les blancs représentent ainsi 86 % de la population, soit environ 34 millions d'individus. Par ailleurs, le gouvernement argentin continue d'encourager l'implantation d'Espagnols dans le pays. Le reste de la population est constitué de métis issus de croisements entre Européens et Amérindiens (12 %), et de quelques rares Amérindiens (2 %) concentrés à l'extrême ouest du pays, dans la Cordillère des Andes, près de la frontière chilienne[réf. nécessaire]. On compte également quelque 160 000 Noirs descendants d'esclaves pour leur grande majorité et, pour 12 000 d'entre eux, issus d'autres pays d'Amérique Latine.

Bolivie

La Bolivie est le pays d'Amérique du Sud qui a la plus forte proportion d'Amérindiens (65 %) soit six millions d'Amérindiens sur neuf millions d'habitants. Ce taux important s'explique par la situation géographique de la Bolivie à cheval sur la cordillère des Andes et l'Amazonie où les Amérindiens vivent en nombre. Le tiers restant de la population se partage entre les métis (25 %) et les blancs d'origine européenne (10 %)[réf. nécessaire].

Brésil

Le seul pays lusophone d'Amérique du Sud est tout à fait comparable aux pays hispanophones. Les blancs d'origine européenne forment une courte majorité (55 %), vivant pour beaucoup sur le littoral, et en particulier dans le cœur économique du pays, le Sud-est. Les métis (issus d'un mélange entre blanc et noir) forment 22 % de la population, soit plus de 40 millions d'individus. Les métis entre Européens et Amérindiens constituent 12 % de la population et les noirs 11 %. Une majeure partie des populations métissée et noire vit dans des conditions précaires voire misérables (favelas). La déforestation de la forêt amazonienne est responsable de la disparition progressive des Amérindiens, qui ne constituent plus que 0,1 % des Brésiliens, soit 200 000 individus[réf. nécessaire].

Chili

D'un point de vue ethnologique, la population chilienne est principalement de peau blanche, bien que beaucoup sont issus du métissage. Les blancs d'origine européenne représentent 52 % de la population, les métis 44 % et les Amérindiens sont minoritaires avec 4 % de la population [1]. En effet, le Chili occupe, pour sa plus grande part, la cordillère des Andes où les Amérindiens sont fortement implantés.

Colombie

Centre historique et culturel de nombreuses civilisations précolombiennes, le pays possède une population assez variée. L'arrivée particulièrement importante des Espagnols a formé une population métissée à 55 %. Les blancs d'origine européenne représentent 20 % des Colombiens et les mulâtres 18 %. Une petite communauté noire (5 %) est également présente. Les Amérindiens ne représentent plus que 2 % de la population[réf. nécessaire].

Équateur

Comme en Colombie, les métis sont nombreux en Équateur où ils forment 45 % de la population. Les Amérindiens sont bien présents puisqu'ils forment 30 % de la population, soit 4 millions d'individus. Comme au Pérou, cette population importante de métis et d'Amérindiens est due à l'importance des civilisations précolombiennes qui sont très présentes dans les montagnes andines et la forêt amazonienne, territoires qui couvrent ensemble plus des deux tiers du territoire équatorien. Les blancs d'origine européenne représentent néanmoins 15 % de la population ; les noirs et les mulâtres enregistrent ensemble un chiffre de 10 % (8 % de noirs et 2 % de mulâtres)[réf. nécessaire].

Guyana

Unique pays d'Amérique du Sud où la langue officielle est l'anglais (le pays était une colonie britannique), la Guyana, présente, ainsi que son voisin néerlandophone le Surinam, d'énormes disparités ethniques avec les pays hispanophones et lusophones sud-américains. L'arrivée massive d'Asiatiques et d'Africains dans les Guyanes, au XIXe siècle, explique la répartition actuelle : les descendants des populations venues du sous-continent indien sont majoritaires (50 %) ; les noirs et les métis représentent 44 %. Les Blancs d'origine européenne ne représentent que 2 % de la population. La part des Amérindiens (autrefois majoritaires) est aujourd'hui insignifiante (2 %, soit environ 15 000 individus), vivant pour la plupart dans la partie amazonienne du pays. Enfin, une petite communauté chinoise, arrivée avec les Indiens et les Africains, représente 1 % de la population.

Paraguay

Situé dans une position de carrefour entre les vastes plaines argentines où l'expansion européenne fut rapide, et la Bolivie andine et amazonienne, le Paraguay compte une majorité écrasante de métis (95 % de la population). Les Amérindiens sont 3 % et les blancs d'origine européenne 2 %.

Pérou

Les Amérindiens, descendants des Incas massivement présents dans cette région avant l'arrivée des Espagnols, représentent 45 % des Péruviens et sont donc presque majoritaires. Ce sont surtout des Quechuas et des Aymaras. Les métis sont importants eux aussi (37 %). Les blancs d'origine européenne sont 15 %, soit plus de 4 millions d'individus[réf. nécessaire].

Surinam

Colonie britannique puis néerlandaise, le Surinam est le seul pays néerlandophone du continent américain. Sa composition ethnique, proche de celle de la Guyana, a été marquée par l'arrivée massive d'immigrants asiatiques et africains dans les Guyanes au XIXe siècle, notamment en provenance d'Inde. Ceci explique la forte proportion d'Indo-Pakistanais dans le pays : 27 % soit environ 170 000 individus. Le pays est peu peuplé à cause de la forêt amazonienne et du départ d'environ 100 000 Surinamiens vers les Pays-Bas au lendemain de l'indépendance du pays. Les noirs africains, descendants des esclaves qui s'étaient enfuis vers l'intérieur des terres, forment 21 % de la population. Les créoles (d'origine à la fois africaine et européenne) représentent 16 % des Surinamiens. Les Indonésiens (Javanais) forment 14 % de la population car l'Indonésie était une colonie néerlandaise et certains Indonésiens ont émigré vers le Surinam. Les métis forment 13 % de la population. Les Amérindiens, comme en Guyana, sont peu nombreux ; ils ne représentent plus que 4 % de la population, soit à peine plus de 13 000 individus. Les Chinois, arrivés avec les autres Asiatiques, forment une petite minorité (2 %) ; et les blancs d'origine européenne sont rares (1 %, soit moins de 5 000 individus)[réf. nécessaire].

Uruguay

Situé à l'écart des anciennes régions de culture précolombienne, l'Uruguay ne compte aujourd'hui quasiment plus d'Amérindiens. Les blancs d'origine européenne forment une majorité massive (88 %). Les métis, avec 8 %, devancent les mulâtres et les noirs (4 % des Uruguayens)[réf. nécessaire].

Venezuela

Avant l'arrivée des conquistadors espagnols, de nombreux groupes amérindiens peuplaient le pays, ce qui explique les 67 % de population métissée. Les blancs d'origine européenne représentent 20 % des Vénézuéliens ; les Noirs 11 %. Les Amérindiens, aujourd'hui peu nombreux (2 %), occupent surtout la forêt amazonienne[réf. nécessaire].

Analyse ethnologique par ethnies

Bilan

Notes et références

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