Djef Anten
peintre, dramaturge, historien et politicien belge
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Djef Anten, né Joseph Anten à Hasselt le et mort dans la même ville le , est un peintre, dramaturge, homme politique et historien belge.
Biographie
Famille
Djef (Joseph Gregorius Fidelus Adam) Anten, né à Hasselt le , est le fils de Joannes Petrus Anten (1819-1882) et d'Anna Christina Wagemans (1820-1902), propriétaires d'un magasin de porcelaines. Le , il épouse à Hasselt Maria Paulina Swolfs (1855-1934). Le couple poursuit les activités de la boutique familiale[1].
Formation
Djef Anten se forme à la peinture à Hasselt auprès du sculpteur Jules Courroit et reçoit des leçons de Joseph Coosemans, peintre de l'École de Tervueren[2].
Carrière

À partir de 1880, Djef Anten se consacre surtout à la peinture. Il participe au Salon des Artistes français de 1884[2]. Il envoie Les Jardins abandonnés et Automne à Bockryck à l'Exposition de Bordeaux de 1895[3]. De 1883 à 1901, il participe à douze salons triennaux belges. De 1901 à 1908, il est directeur de l'Académie de dessin et de l'école des beaux-arts de Hasselt[4].
Actif dans la vie sociale de Hasselt, il écrit plusieurs pièces de théâtre pour le cercle catholique Minerva, qu'il dirige à partir de 1876, et joue dans certaines représentations dramatiques. Historien amateur, il réunit une abondante documentation relative au passé et à la toponymie de la ville d'Hasselt[5].
En 1895, il devient conseiller communal, puis, en 1900, échevin de sa ville natale. Il est élu conseiller provincial (1892), puis député permanent (1909) de la province du Limbourg[6] L'opposition anticléricale le surnomme « Le Cicéron du Limbourg » en raison de son influence politique[7].
Djef Anten meurt subitement, à l'âge de 61 ans, chez lui, Marché aux fruits no 10 à Hasselt le [6].
Œuvre
Thèmes

Son champ pictural couvre surtout les paysages. Ces derniers représentent généralement les environs des villes limbourgeoises : Borgloon, Tongres, Hasselt, Genk, Zonhoven et Zolder. Dans son œuvre, il dépeint la Campine rurale avant la révolution industrielle : forêts, landes et agriculture. Stylistiquement, dans les années 1880, Djef Anten peint des paysages romantiques, à l'instar de son professeur Joseph Coosemans. À partir de 1890, il évolue vers un impressionnisme modéré et pratique la peinture en plein air. Sa palette s'éclaircit, ses tons s'harmonisent, acquérant une grande souplesse et une égale aptitude à rendre les effets les plus variés[4],[8].
Expositions en Belgique
- Salon de Gand de 1883 (XXXIIe) : Premières feuilles, Campine et Le Chemin des bouleaux[9].
- Exposition universelle de 1885 à Anvers : Marais aux environs de Hasselt[10].
- Salon de Bruxelles de 1887 : Floraison des pommiers à Eigenbilsen[11].
- Salon d'Anvers de 1888 : Une matinée de mai[12].
- Salon de Gand (XXXIVe) de 1889 : Solitude, paysage[13].
- Salon de Bruxelles de 1890 : Francs-Picards, Givre et Journée d'automne[8].
- Salon d'Anvers de 1891 : Temps pluvieux et Sapinière à Genk[14].
- Salon de Gand (XXXVe) de 1892 : L'Automne aux environs de Hasselt et Les Abandonnés[15].
- Exposition universelle de 1894 à Anvers : Les Abandonnés et Givre et brouillard[16].
- Salon d'Anvers de 1898 : Journée d'automne et Automne en Campine[17].
- Salon de Gand (XXXVIIe) de 1899 : En Campine[18].
- Salon d'Anvers de 1901 : En Campine.
Collections muséales
- Musée Groeninge à Bruges : Un jour d'automne, sans date, inventaire no 1963, format 95 × 151 cm, huile sur panneau[19].
- Musée de la ville de Hasselt : Le Bois, sans date, format 72 × 114,4 cm, huile sur panneau[19].