Dodo dans la culture
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Le dodo (Raphus cucullatus) est une espèce disparue historique (de la famille des Columbidae et proche du pigeon), éteinte à cause des activités humaines et, dans la culture, il est l'archétype ainsi que le représentant iconique des espèces disparues à cause des activités humaines (devant d'autres espèces disparues telles le thylacine, le quagga ou le grand pingouin). Le dronte de Maurice (son autre nom vernaculaire) est ainsi un animal célèbre et populaire auprès du public. C'est un personnage fréquent dans les films, séries télévisées et d'animation, ainsi que dans les jeux vidéo. Il est aussi très présent dans la littérature de jeunesse et de science-fiction.
Très présent et ancré dans la culture populaire, il est souvent considéré comme un animal stupide et maladroit (mais également attachant et sympathique). Bien que les diverses recherches et études à son sujet ont depuis longtemps démontré que ces stéréotypes étaient infondés, cette image obsolète persiste malgré tout dans les esprits. Néanmoins, cela n'a pas empêché le dodo de devenir avec le temps un symbole et un émissaire célèbre et important dans la lutte pour la conservation des espèces menacées et la protection de l'environnent (au même titre que le panda géant par exemple).

L’image populaire du dodo, oiseau stupide, vient de la célèbre peinture de Roelandt Savery (1589-1654) exposée au musée de l’université d’Oxford, et dont Lewis Carroll s’inspira dans Les Aventures d'Alice au pays des merveilles (1864). On sait aussi que l'apparence et le comportement fantaisiste de l'oiseau est en majorité repris des rapports et des représentations d'individus rapportés en Occident et Orient qui avaient été gavés durant les voyages en mer de plusieurs mois et tenus dans des conditions précaires et closes et qui, de fait, avaient pris du poids et avaient du mal à se déplacer par la suite.
Il est cependant très probable que, même dans la nature, le dodo était bel et bien comme l'image populaire le veut mais de manière temporaire, lors des différentes saisons sèches de l'île Maurice, en s'engraissant lui-même à la fin des saisons humides afin de pouvoir subsister durant ces périodes difficiles. La plupart du temps, l'animal était bien plus fin et agile que les représentations anciennes laissent à penser.
Aujourd'hui, le dodo est davantage correctement représenté, grâce notamment aux nombreuses recherches et études récentes à son sujet. Andrew Kitchener, biologiste au Royal Museum of Scotland, a récemment[Quand ?] créé deux reproductions grandeur nature du dodo. L’une est exposée au musée d’Édimbourg, l’autre au musée d’Oxford. Basées sur des squelettes réels, elles représentent un oiseau plus mince et plus agile que celui de la peinture de Savery, qui avait vraisemblablement vu des individus gavés de biscuits. En 1991, la reconstitution de Kitchener a été confirmée lorsqu’on redécouvrit à La Haye des schémas réalisés en 1601 par Wolphart Harmanszoon. D'autres représentations exactes du dodo existent désormais autour du globe dans les musées, même si l'image traditionnelle de l'oiseau, même étant consciemment reconnue comme obsolète, persiste dans le public.
