Dolmen de Boumiers
From Wikipedia, the free encyclopedia
Dolmen de la Pierre Fondue
| Dolmen de Boumiers | |||||
Vue générale de la construction mégalithique au lieu-dit de « La Pierre Fondue ». | |||||
| Présentation | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Autre(s) nom(s) | Dolmen de Bommiers Dolmen de la Pierre Fondue |
||||
| Type | Dolmen | ||||
| Période | Néolithique | ||||
| Fouille | 1842 Jean-Jacques Bourassé | ||||
| Protection | |||||
| Caractéristiques | |||||
| Matériaux | Craie spathique Grès |
||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 47° 05′ 03″ nord, 0° 35′ 57″ est | ||||
| Pays | |||||
| Région | Centre-Val de Loire | ||||
| Département | Indre-et-Loire | ||||
| Commune | Sainte-Maure-de-Touraine | ||||
| Géolocalisation sur la carte : Indre-et-Loire
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Europe
| |||||
| modifier |
|||||
Le dolmen de Boumiers, également connu sous les noms de dolmen de Bommiers et dolmen de la Pierre Fondue, est une structure mégalithique érigée au cours du Néolithique. Le dolmen est localisé dans la commune de Sainte-Maure-de-Touraine, département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.
Découverte au cours de la première moitié du XIXe siècle, la structure mégalithique tourangelle a fait l'objet d'une inscription sur l'inventaire des monuments historiques en 1945.
|
Le dolmen est implanté sur un vaste plateau (la région du plateau de Sainte-Maure), succédant aux bassins de la Manse et de l'Échandon[1] dans la partie méridionale de Sainte-Maure-de-Touraine, commune localisée dans le département d'Indre-et-Loire en région Centre-Val de Loire. Le relief sur lequel repose ce dolmen, est marqué d'une sensible inclinaison vers la vallée de la Vienne[2].
Au niveau local, le mégalithe trouve son emplacement à environ 3 km du centre-bourg de Sainte-Maure, dans l'ancien village de Boumiers, au lieu-dit de « la Pierre Fondue »[3],[4],[5]. À proximité du dolmen, au sein du territoire communal, un habitat fondé au cours de la Préhistoire, l'éperon des « Deux Manses », distant d'environ 3 km du centre-bourg en axe nord-ouest, a délivré de nombreux artefacts, dont certains sont datés de la même période[2]. Les pièces qui ont été mises en évidence sur ce site se présentent notamment sous forme de matériel d'outillage, tels qu'un biface de faciès acheuléen, des grattoirs, des perçoirs, un percuteur et une hache polie, et dans une moindre mesure, sous forme de matériel offensif, tel que des lames et une hache confectionnée en bronze[2]. D'autres gisements préhistoriques ont été retrouvés à Sainte-Maure, au lieu-dit de la « Séguinière », des outils datés du Chelléen ; à celui des « Terres-Jaunes », du matériel attribué au Moustérien ; et à celui du Boumiers, des pièces datées du Néolithique[2].
Le mégalithisme néolithique en Touraine présente une répartition spatiale inégale[6]. Le territoire tourangeau présente trois ensembles distincts : un premier groupe, le plus étendu et le plus disparate, localisé au nord-ouest du cours ligérien ; un second situé dans la partie nord du Lochois et empiétant sur la Champeigne tourangelle ; et enfin un troisième, le plus dense, qui s'organise autour de la vallée de la Vienne[6]. Le dolmen de Boumiers s'inscrit au cœur de ce troisième ensemble[6].
Historique

L'édification de la structure mégalithique est attribuable au Néolithique[6]. À cette époque, la construction est utilisée comme un site funéraire et plus particulièrement un lieu destiné à accueillir des défunts inhumés[6].
Le dolmen, découvert au cours de la première moitié du XIXe siècle, fait ensuite l'objet d'un signalement auprès de la Société archéologique de Touraine, puis d'une étude approfondie en 1842 par l'archéologue Jean-Jacques Bourassé[3]. Bien qu'il ait été ultérieurement soumis à des dégradations[7], le mégalithe de Sainte-Maure présente, à l'époque de ses premières prospections archéologiques, un bon état de conservation[8].
Dans les années 1960, le préhistorien Gérard Cordier établit un inventaire des sites mégalithiques tourangeaux, complémentaire à celui réalisé par Louis Dubreuil, en 1923[6].
Le mégalithe saint-maurien fait l'objet d'une inscription au titre de monument historique par arrêté interministériel du [5].
