Dominique Castellan
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| Dominique Castellan | ||||||||
| Biographie | ||||||||
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| Naissance | Roquevaire (France) |
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| Ordre religieux | Tiers-ordre dominicain | |||||||
| Ordination sacerdotale | par Louis Robert |
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| Décès | (à 79 ans) Chambéry |
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| Évêque de l'Église catholique | ||||||||
| Ordination épiscopale | par Pierre Paulin Andrieu |
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| Dernier titre ou fonction | Archevêque métropolitain de Chambéry | |||||||
| Archevêque métropolitain de Chambéry | ||||||||
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| Évêque de Digne | ||||||||
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| Autres fonctions | ||||||||
| Fonction religieuse | ||||||||
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| Pour le Bon Dieu | ||||||||
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Dominique Castellan (Dominique Joseph Marie Paul Castellan) né le à Roquevaire et mort le à Chambéry est un archevêque français, archevêque métropolitain de Chambéry après avoir été évêque de Digne.
Fils de Louis-Marie Castellan, négociant à Marseille et maire de 1857 à 1861 de Roquevaire, Dominique Castellan est un arrière-petit-neveu du cardinal Paul d'Astros et du chanoine Jean Castellan, et un neveu du nouvelliste Edmond Castellan. Dominique Castellan est un « Blanc du Midi », héritier de la tradition monarchiste et catholique bousculée par les révolutions[1]. Sa famille Castellan est originaire des communes provençales de Signes au xvie siècle puis de Tourves au xviie siècle[2].
Après des études chez les dominicains à Oullins[3] pour préparer le concours de l'école Polytechnique, Dominique Castellan entre au grand séminaire de Marseille, dirigé par les lazaristes, abandonnant à la demande de sa mère ses désirs de rentrer chez les dominicains[1]. Il est ordonné prêtre le , vicaire à Saint-Charles de Marseille en 1890[4]. En 1892, il est aumônier de l'Institut de aveugles fondés par l'abbé Dassy[5]. Nommé curé de Montredon[6] en 1893, il est aussi rédacteur à l’Echo de Notre-Dame de la Garde et directeur des institutions des jeunes aveugles et des sourds-muets[7]. Il est également membre du mouvement d'action catholique « Sainte-Famille » développé en France par Philibert Vrau[8].
En 1897, il est nommé vicaire général de l'évêque de Marseille Louis Robert. Il est préconisé le au siège épiscopal de Digne, consacré évêque le par Pierre Paulin Andrieu avec comme co-consécrateurs Prosper-Amable Berthet et Félix Guillibert, et nommé la même année par Félix Guillibert (son petit-cousin au second degré) chanoine d'honneur de la cathédrale de Fréjus[9]. Promu à Chambéry par décret pontifical, il succède, en , au cardinal Dubillard, décédé. Dominique Castellan est partisan des anciens usages (port du rabat, prononciation française du latin), ses idées sont proches de celles de l’Action française[10].
Il est l'un des signataires de la déclaration sur les lois dites de laïcité de 1925.
Les signes distinctifs de l’évêque
Armoiries épiscopales
Évêque de Digne
Les armoiries sont composées comme suit :
- En tête, le chapeau héraldique vert à trois rangées de glands. Au-dessus de l'écu sont positionnées « la crosse et la mitre, celle-ci à dextre, l'autre à senestre ». Ces éléments sont les insignes de sa dignité épiscopale ;
- L'écu est de forme gothique, il est posé sur la croix de saint Dominique. Cette croix rappelle le jour de naissance de l'évêque (le , fête de saint Dominique fixée par Grégoire IX en 1234 avant que Vatican II ne la décale au ), son prénom, son éducation dominicaine (à Oullins), et son agrégation au tiers-ordre.
- Un rosaire pend de l'écu, et la croix terminant ce rosaire est celle du chapitre de la cathédrale de Marseille, en référence à son diocèse d'ordination sacerdotale, ses fidèles et amis, et ses évêques qui ont ordonné Dominique Castellan prêtre et évêque.
Le blason épiscopal est de gueules au castel d’argent sur des collines au naturel, à l’élan d’argent appuyé contre la tour ; au chef cousu d’azur chargé de 3 étoiles d’or, 2 et 1 :
- Le castel et l'élan sont les armes parlantes de sa famille, le fond de gueules (rouge, remplaçant le fond familial d'azur) est choisi en référence au « ciel de feu » sous lequel l'évêque se considérait vivre ;
- Le chef des 3 étoiles d'or sur fond azur est une référence au blason de son arrière-grand-oncle le cardinal Paul-Thérèse-David d'Astros ;
- Les collines (parfois décrites comme « rocs variés ») rappellent son pays natal ainsi que les collines du diocèse dont il est l'évêque[11].
Archevêque métropolitain de Chambéry
L'évêque a gardé les mêmes armoiries épiscopales que lorsqu'il était évêque de Digne, l'unique différence étant l'ajout d'une quatrième rangée de glands du fait de sa dignité d'archevêque[12].
Succession apostolique
Dominique Castellan a ordonné les évêques suivants[13] :
- Évêque Louis Termier (1919)
- Évêque Joanny Thévenoud, M. Afr. (1922)
- Évêque Cosme-Benjamin Jorcin (1924)
- Évêque Auguste Grumel (1924)
Devise épiscopale
La devise épiscopale se compose de ces mots en français : « Pour le Bon Dieu ». Ces paroles du père Eugène Captier, martyr d'Arcueil, avaient marqué la jeunesse de l'évêque, qui les avait choisies comme règle de vie et ne voulait pas en changer en tant qu'évêque[11].