Dominique Delawarde
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Dominique Delawarde, né à Laon le 27 juin en 1948 et et mort le 11 mai 2025 à La Grigonnais, est un général français de l’Armée de terre.
Ancien élève du Prytanée national militaire de La Flèche puis de l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, il effectue l’essentiel de sa carrière dans les chasseurs alpins, la Légion étrangère et dans des fonctions d’état-major. Il exerce notamment les fonctions de chef du bureau Situation-Renseignement-Guerre électronique de l’État-major interarmées de planification opérationnelle.
Après sa retraite, il intervient régulièrement dans le débat public par des tribunes, analyses géopolitiques et apparitions médiatiques. Plusieurs de ses prises de position suscitent des controverses, notamment en raison de ses lectures des relations internationales et de ses interventions dans des médias et conférences considérés comme polémiques par une partie de la presse. Son intervention du 18 juin 2021 lors d’une émission sur CNews est par ailleurs fréquemment citée dans les médias comme un élément ayant contribué à la diffusion du mème «Mais qui ? », devenu ensuite un code utilisé dans certains espaces militants et sur les réseaux sociaux, et ayant fait l’objet de débats publics et de procédures judiciaires.
Formation et carrière militaire
Dominique Delawarde naît le 27 juin 1948 à Laon, il suit sa scolarité au Prytanée national militaire de La Flèche, établissement historiquement destiné à la préparation des carrières militaires, avant d’intégrer l’École spéciale militaire de Saint-Cyr, où sont formés les officiers de l’armée française.
À l’issue de sa formation, il entame une carrière au sein de l’Armée de terre. Il sert notamment dans les chasseurs alpins, troupes spécialisées dans le combat en zone montagneuse, ainsi qu’au sein de la Légion étrangère.
Au cours de sa carrière, il exerce à la fois des responsabilités opérationnelles de terrain et des fonctions de commandement. Il est notamment présenté comme ayant commandé le 7e bataillon de chasseurs alpins durant la guerre de Guerre de Bosnie-Herzégovine. Son unité est alors engagée dans la région du mont Igman, axe stratégique situé à proximité de Sarajevo, dans le cadre des opérations internationales menées pendant le conflit yougoslave[1].
Il effectue également plusieurs affectations à l’étranger. Il totalise plus de huit années de service hors de France, notamment aux États-Unis, en Amérique du Sud, au Proche-Orient dans le cadre de missions de l’Organisation des Nations unies, dans les Balkans sous mandat de l’ONU et de l’OTAN, ainsi qu’au Moyen-Orient, notamment dans la région du Golfe.
Il effectue également plusieurs affectations à l’étranger. Il totalise plus de huit années de service hors de France. Il est notamment déployé aux États-Unis pendant environ trois ans, en Amérique du Sud pendant environ deux ans, ainsi qu’au Proche-Orient dans le cadre de missions de l’Organisation des Nations unies. Il sert également dans les Balkans durant plus d’un an dans le cadre de missions conduites sous mandat de l’ONU et de l’OTAN, ainsi que dans la région du Moyen-Orient, aux Émirats arabes unis, au Qatar et au Koweït, pour une durée cumulée de plus de six mois[2][3].
En fin de carrière, il occupe plusieurs fonctions d’état-major, orientées vers l’analyse stratégique, la planification et le renseignement. Il exerce notamment les fonctions de chef du bureau Situation-Renseignement-Guerre électronique de l’État-major interarmées de planification opérationnelle[4].
Il est admis à la retraite au milieu des années 2010[4].
Activités publiques après sa retraite
Après son départ de l’armée active, Dominique Delawarde publie régulièrement des analyses consacrées aux relations internationales, aux conflits armés et aux questions stratégiques.
En avril 2018, à la suite des frappes menées par les États-Unis, le Royaume-Uni et la France contre plusieurs sites en Syrie, il publie une analyse critique de l’opération. Il conteste la version avancée par les autorités américaines, britanniques et françaises et reprend partiellement les déclarations des autorités russes sur l’efficacité de la défense syrienne[5].
En octobre 2022, il intervient lors d’une conférence organisée par l’association Dialogue franco-russe, aux côtés notamment des anciens militaires Jacques Hogard et Vincent Desportes[6].
Plusieurs médias, dont StreetPress, Euromaidan Press et TF1 Info, rapportent sa participation à des conférences et cercles de réflexion critiques des politiques occidentales, dans lesquels est développé un récit attribuant aux États-Unis et à l’OTAN un rôle central dans la guerre en Ukraine, interprétation contestée par la majorité des gouvernements occidentaux[6][7].
Ces interventions présentent notamment des interprétations selon lesquelles les États-Unis et l’OTAN auraient joué un rôle central dans la dynamique ayant conduit au conflit, une lecture contestée par la plupart des gouvernements occidentaux, qui attribuent le déclenchement de la guerre à l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022[6].
En janvier 2023, il participe également à des contenus diffusés sur la web-radio ERFM, associée au courant d’Égalité et Réconciliation. Ce média est régulièrement classé par plusieurs sources journalistiques dans l’écosystème des médias dits d’extrême droite ou conspirationnistes, en raison de la diffusion de lectures alternatives de l’actualité internationale et politique[1][8].
Mort
Dominique Delawarde meurt le 11 mai 2025 à La Grigonnais, à l’âge de 76 ans. Ses obsèques sont célébrées le 16 mai 2025 dans cette même commune[2][9].