Dominique Gaye Mariolle
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| Dominique Gaye Mariolle | ||
Dominique Gaye Mariolle en uniforme de sapeur (détail de La Distribution des aigles de Jacques-Louis David). | ||
| Naissance | hameau de La Séoube, Campan, France |
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| Décès | (à 50 ans) Tarbes, France |
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| Allégeance | France | |
| Arme | Grande Armée (Premier Empire) | |
| Grade | Sergent | |
| Années de service | 1792 – 1810 | |
| Distinctions | Chevalier de la Légion d'honneur | |
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Dominique Gaye Mariolle ou Gaye-Mariole, est un militaire français né le au hameau de La Séoube, à quelques kilomètres au sud de Sainte-Marie de Campan, et mort le à Tarbes.
Il était le fils de Jean Mariole et de Marie Labayle Pardeilha. Bûcheron de constitution robuste, mesurant 2 mètres (6 pieds 7 pouces), il s'engage dans l'armée le au 2e bataillon de volontaires des Hautes-Pyrénées. Blessé plusieurs fois le 27 fructidor an IV à l'affaire de Saint-Georges près de Mantoue, il reçoit le sabre d'honneur puis la carabine d'honneur. En , à la bataille du pont d'Arcole, il aurait tiré d'une mauvaise situation le général Bonaparte tombé de son cheval. Il est de tous les combats et fait preuve d'une grande bravoure[1].
Le 27 fructidor an IV, il est blessé d'un coup de feu à la main gauche, ce qui lui valut un sabre d'honneur. L'année d'après, le 26 nivôse, un second coup de feu lui traverse les deux cuisses et faillit entraîner une double amputation. Grâce à sa vigoureuse constitution, Gaye-Mariolle guérit, au grand étonnement des chirurgiens qui le soignent et, en récompense de sa vaillante conduite sur le champ de bataille, reçut, de son général, une carabine d'honneur. Le , il est fait chevalier de la Légion d'honneur.
L'Empereur passe en revue son unité à la veille de l'entrevue de Tilsitt, en juillet 1807. Pour se distinguer, Gaye-Mariolle présente les armes, non pas avec un fusil, mais avec un canon de 4 pouces pesant une trentaine de kilogrammes (Il ne serait pas pour autant à l'origine de l'expression « faire le mariolle », celle-ci se retrouvant dans les textes dès le XVIe siècle et vient de l'italien mariolo[Notes 1])
Il se retire en 1810 avec le grade de sergent et termine sa vie à Tarbes. Il réussit encore à faire le coup de feu contre les Anglais le avec quelques volontaires.
Il meurt le à cinquante ans à Tarbes au n°1 de la rue de l'Orient qui se nomme aujourd'hui avenue de la Marne, au coin de la place Marcadieu, une petite maison connue sous le nom de maison de l'alphabet, car chaque fenêtre de la façade était marquée de lettres de l'alphabet.
Postérité

En 1810, Mariolle sert de modèle à Jacques-Louis David pour une vaste fresque, La Distribution des aigles qui représente un groupe de soldats des divers corps qui vont recevoir, des mains de l'Empereur, les étendards nouveaux à la soie tricolore parsemée d'abeilles d'or et sur la hampe desquels l'aigle impériale entrouvre ses ailes[5]. Le tableau de David a été partiellement copié par un de ses disciples nommé Sans, sous forme de portrait séparé. Ce tableau a été donné en 1865 à la commune de Campan par Achille Jubinal, député au corps législatif pour l'arrondissement de Bagnères et mécène. Il figure en bonne place dans la salle du conseil de Campan. Mariolle est aussi représenté sur l'arc de triomphe du Carrousel à Paris, sous forme d'une sculpture de sapeur due à Jacques-Edme Dumont[6].
En hommage à Gaye-Mariolle, il existe une confrérie des Mariolles et une fête des Mariolles le deuxième dimanche de juillet avec bien sûr les Pastourelles de Campan et un « passe-rue ».
Une rue de Tarbes porte son nom.
- Dominique Gaye Mariolle en géant de procession devant la mairie de Campan.
- Plaque de rue portant le nom de Dominique Gaye Mariolle à Tarbes.