Dominique Preschez
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nom de naissance |
Dominique Marie Preschez |
| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités |
| Mouvement | |
|---|---|
| Instruments |
Dominique Preschez, né le à Sainte-Adresse et mort le à Cricquebœuf[1],[2],[3], est un écrivain et musicien français, à la fois poète, essayiste, organiste et compositeur.
Dominique Preschez est né le à Sainte-Adresse, en Normandie. Il s’initie à la musique avec Max Pinchard au Havre, et à l’orgue avec l’abbé Roger Chaudeur, à Lisieux, avant de terminer ses études à la Schola Cantorum de Paris, dont il est lauréat.
Les enseignements reçus, entre 1968 et 1972, de Jean Langlais pour l’interprétation et l’improvisation à l’orgue, de Germaine Tailleferre en harmonie et piano, de Yvonne Desportes en contrepoint et fugue, et de Michel Guiomar en musicologie, l'ont conduit à travailler l’orchestration et la composition avec Henri Sauguet. Son ami Jean-Louis Florentz le conforte dans son chemin vers la composition. Il étudie toutes les esthétiques de ses contemporains compositeurs au travers d’œuvres de Jean Guillou, André Boucourechliev, André Jolivet. Ses préférences vont de Béla Bartók, Charles Ives, Edgar Varèse, à Henri Dutilleux en passant par Pierre Boulez, ou Didier Lockwood. À 38 ans, il s’adonne à la composition musicale. Il donne des concerts d’orgue dans toute la France et à l’étranger en tant qu’interprète et improvisateur. Compositeur de plus de cent numéros d’opus, son catalogue compte des œuvres sacrées répondant à son engagement d’organiste liturgiques, musiques de chambre, symphonies, concertos, œuvres pédagogiques, musiques de scène (La voix humaine de Jean Cocteau, les Sonnets de Shakespeare), trois musiques de films (Le Gâteau, le Grand Cerf et un siècle à Deauville). Plusieurs compositions ont été créées par les solistes et amis :les sopranis Caroline Casadesus et Isabelle Panel, les pianistes Annette Chapellière (dédicataire de deux œuvres), Noël Lee, Raphaël Drouin, Yannaël Quenel, le violoniste Jason Meyer, le trompettiste Thierry Caens, la harpiste Bertile Fournier, le comédien Jean Piat et la femme de lettres Andrée Chédid, le Quintette Monsolo, Quatuor Via Nova, Diastema, les Petits Chanteurs de Fourvière entre autres…
Il a également écrit des transcriptions intégrales d’œuvres jamais jouées sur orgue comme la 5e Symphonie de Beethoven, le Boléro de Maurice Ravel, la Symphonie no 8 dite "Inachevée" de Franz Schubert.
Il participe à des manifestations telles que les "Printemps des Poètes" accompagnant les narrateurs au piano, ou lors de festivals comme Dieulefit (invité depuis sa création) et Die (Drôme) où il conçoit deux spectacles : l’un, Hommage à Witold Gombrowicz pour orgue et deux comédiens (Jean-Claude Dreyfus et Fabrice Carlier), l’autre, Improvisation Cinématographique où, au piano, il suivit à l’aveugle "Aelita" un long métrage muet de 1924. Il participe également à des œuvres picturales contemporaines (Michèle Moreau, Léo Baron…) ou impressionnistes (William Turner, Eugène Boudin, Caspar David Friedrich).
Chevalier de l’ordre des Arts et Lettres, cet artiste « pluridisciplinaire », titulaire d’une maîtrise de Lettres classiques à l’Université Paris VIII-Vincennes, s’est livré à l’expression littéraire jusqu’à l’âge de 35 ans. Il a notamment publié de nombreux ouvrages - romans, poésies, essais et théâtre -, aux éditions Seghers/Laffont, Fata Morgana, Berger-Levrault et Complexe, et obtenu le Premier Prix Pierre-Jean Jouve en 1984, pour l’ensemble de son œuvre. Ponctuellement, Dominique Preschez écrit également pour diverses publications comme le Centre havrais de recherche historique (en septembre 2006 : Arthur Honegger, un Helvète alémanique en Normandie, recueil no 64), Les Nouvelles du Havre (2003 Havre de Regrets et de Grâce, éditions des Falaises -collectif), mais aussi dans nombre de recueils.Passionné de cinéma d’Hitchcock (Caméra/Stylo 1981, Tout commence par la fin 117-119), il rend hommage à Pasolini en écrivant Lunapark (composition figurant sur Soleils noirs).
Il est également éditeur (Jude Stéfan, Bernard Delvaille, Édouard Boubat), mais aussi traducteur (Yadollah Royaï traduction du persan éditions l’Œil Écoute (1994), Colloque Fondation Royaumont) conteur ou conférencier (Tarbes : "Borges, la littérature sud-américaine et le Tango", Magny-en-Vexin : De la Résurrection... à la Création).
Il a résidé à Deauville jusqu'à la fin de sa vie, et était titulaire de 1998 à 2011 du grand orgue Haepfer-Ermann,

