Dominique Quéhec

From Wikipedia, the free encyclopedia

Nom de naissance
Dominique Jean Yves Marie QuéhecVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Dominique Quéhec
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Dominique Jean Yves Marie QuéhecVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Dominique Quéhec est un comédien français, né le , à Toulouse et mort le , à Paris.

Il est le benjamin d'une fratrie de cinq enfants. Son père, officier de marine décoré, est d'origine bretonne ; la famille passe une partie de la guerre en Bretagne.

Il suit des études de théâtre et obtient plusieurs prix au Conservatoire à rayonnement régional de Rennes. Il fait ses débuts professionnels avec la Comédie de l'Ouest (Centre dramatique national), participant à des tournées et festivals en 1957-1958.

De à , il étudie à l’École supérieure d'art dramatique de Strasbourg, dirigée par Hubert Gignoux. Il rejoint en 1962 la Comédie de Saint-Étienne. Entre 1962 et 1966, il joue sous les directions de Jean Dasté, Armand Gatti et Jacques Lecoq.

À la fin de 1966, il participe à la création en France de La Mère de Bertolt Brecht, sous la direction de Jacques Rosner, au Grenier de Toulouse. Au début de 1967, il joue La Guerre des paysans (d'après Thomas Müntzer), mise en scène de José Valverde, au Théâtre Gérard-Philipe de Saint-Denis. En , il fonde le Théâtre municipal populaire de Goussainville (T.M.P.G.), dans la banlieue nord de Paris.

En 1970, à la demande du directeur du Théâtre national populaire de Chaillot à Paris, Georges Wilson, successeur de Jean Vilar, il réalise une enquête sur le public du T.N.P. Elle fera l'objet d'un rapport circonstancié, remis aux autorités de tutelle. En même temps, il est chargé de cours à l'UER d'Études théâtrales de Paris III Sorbonne sur le thème : L'Action culturelle aujourd'hui.

En 1971, le ministre de la Culture, Jacques Duhamel, le nomme à la direction de la Maison de la culture d'Amiens. Il y restera dix ans. Pendant cette période, Dominique Quéhec est invité par le Département d'État américain pour une visite de plusieurs semaines, qui le conduit de la côte Est (Washington, New York, Boston) à la côte Ouest (San Francisco, Los Angeles), et du nord au sud des États-Unis.

Le ministre de la Culture, Jack Lang, le nomme à la direction du Centre dramatique national de Bretagne en 1981.

En 1985, il fonde à Paris sa propre compagnie : le Théâtre de la Pierre Blanche. Il monte des spectacles dans le secteur privé et dans les salles subventionnées. Il reste trois saisons 1990-1993-1994 au Théâtre du Rond-Point des Champs-Élysées, à l'Opéra national de Paris-Bastille. En , ce théâtre programme sa mise en scène des Cinq nôs modernes de Yukio Mishima, dans une adaptation de Marguerite Yourcenar, et la musique originale d'Isabelle Aboulker. En 1990, l'Opéra Bastille avait accueilli sa mise en scène des Troyennes d'Euripide, interprétée par les jeunes acteurs du Conservatoire national supérieur d'art dramatique de Paris.

Il a fait une longue tournée en Algérie avec la Comédie de Saint-Étienne de Jean Dasté, en 1965, à l'invitation du gouvernement. Il envisage de réaliser deux spectacles sur des textes de Rachid Boudjedra, en janvier-. La Maison de la Poésie, à Paris, lui donne « carte blanche » : 17 poètes algériens (dont Taos, Jean Amrouche, Jean Sénac et Kateb Yacine) y seront entendus, par les voix des acteurs Laurence Bourdil, Gérard-Henri Durand, Nadia Samir et Jean-Pierre Vincent etc. Des écrivains assistent à ces lectures-conférences, présentées par Dominique Quéhec : Rachid Boudjedra, Mohammed Dib, Assia Djebar.

Metteur en scène, Dominique Quéhec fait découvrir des auteurs contemporains, vivants pour la plupart, qui connaissent le succès pour la première fois :

« Dominique Quéhec a été l'un des premiers, à l'échelle nationale, à introduire au théâtre des cinéastes ou auteurs allemands comme Peter Handke ou Fassbinder »
  Annie Daubenton, Les Nouvelles littéraires, 11 au 18 octobre 1979

Dominique Quéhec meurt le à 87 ans[1],[2].

Jean-Marie Lhôte, son successeur à Amiens, lui rend hommage[réf. nécessaire] :

« Cette place prépondérante réservée aux auteurs allemand n'est pas banale. La question lui ayant été posée, Dominique Quéhec voit sa source dans la défaite et l'occupation 1940-1944, choc ressenti d'autant plus rudement que son père est officier de marine, multi-décoré pour états de services et faits de guerre. Il y a là en lui comme un noyau dur, mystérieux et irréductible. Cela ne suffirait pas si les œuvres en question étaient mineures ; force est de reconnaitre qu'à l'époque, les auteurs français n'offrent pas cette puissance. Encore faut-il avoir connaissance de ces auteurs allemands. Ici intervient, au sens propre, un bon génie en la personne de Robert Voisin. Son nom tend à s'effacer comme tant d'autres... Rappelons qu'il est le créateur des Éditions de l'Arche, que ces éditions ont publié pendant des années la Revue du Théâtre populaire, accompagnant Jean Vilar, et possèdent aussi un beau catalogue d’œuvres dramatiques, dont le théâtre complet de Bertolt Brecht, ce qui n'est pas rien. Quéhec et Voisin se sont rencontrés, sont devenus amis ; c'est ainsi que l'éditeur a fait connaitre au metteur en scène les auteurs que sont Weiss, Henkel, Dorst, Handke, Fassbinder, en lui donnant, d'une certaine manière, la primeur quand il a été conquis par les premiers résultats. »

[réf. nécessaire]

Mises en scène

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Wikiwand AI