Dominique Wallon

haut fonctionnaire et militant politique français From Wikipedia, the free encyclopedia

Dominique Wallon, né le à Paris, est un haut fonctionnaire français qui a occupé plusieurs postes de direction au ministère de la Culture entre 1981 et 2000. Il a été directeur général du Centre national de la cinématographie (CNC) de à . Il était président de l'Union nationale des étudiants de France (UNEF) pendant la guerre d'Algérie.

Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (86 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Dominique Anne Erwan WallonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Faits en bref Directeur général (en) Centre national du cinéma et de l'image animée, janvier 1989 - octobre 1995 ...
Dominique Wallon
Fonctions
Directeur général (en)
Centre national du cinéma et de l'image animée
-
Président
Union nationale des étudiants de France (d)
-
Pierre Gaudez (d)
Biographie
Naissance
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Dominique Anne Erwan WallonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
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Biographie

Jeunesse et études

Dominique Wallon naît en 1939, de Jeanine Leroy et Jacques Wallon. Ce dernier est l'un des responsables du maquis FFI de l'Oise, disparu le , mort pour la France.

Dominique Wallon entre à l'Institut d'études politiques de Paris en . Il mène en parallèle des études à la faculté de droit de Paris. Diplômé de l'IEP de Paris en , il est élu en octobre président de l'amicale de l'école.

Élu président national de l'Union nationale des étudiants de France (UNEF), Dominique Wallon poursuit l'action de cette organisation, sur les plans étudiant et universitaire comme intersyndical, contre la poursuite de la guerre et pour l'indépendance de l'Algérie. Sa candidature à l'École nationale d'administration est refusée avant qu'il ne puisse passer les épreuves écrites ; il introduit un recours contre cette décision, qu'il gagne[1]. Il est finalement autorisé à se présenter au concours en , et est reçu à l'ENA[2].

En 1975, il épouse Chantal Peraud, dont il a un fils, Thomas.

Parcours militant

Il entre en au bureau national de l'Union nationale des étudiants de France (UNEF), syndicat étudiant qui, fort de ses cent-mille adhérents, milite contre la guerre en Algérie. Il y sera chargé du dossier algérien. À ce titre, il participe, avec le président Pierre Gaudez, à la reprise des relations entre l'UNEF et l'Union générale des étudiants musulmans algériens (UGEMA), concrétisée, en , par un communiqué commun réclamant des négociations entre la France et le Front de libération nationale (FLN)[3].

En août, il représente l'UNEF au congrès de l'UGEMA à Tunis où il s'entretient avec Ferhat Abbas, président du Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA)[4].

À son retour en France, le gouvernement supprime son sursis qui sera, après recours, rétabli par le conseil de révision[5].

Adhérent au Parti socialiste unifié (PSU), dirigé par Michel Rocard, il devient secrétaire de la commission économique en 1968. En 1969, il est élu pour deux ans membre de la direction politique nationale (DPN). Il n'exercera plus d'autre responsabilité au PSU qu'il quitte en 1975.

Militant actif de la Maison de la Culture de Grenoble, dirigée par Catherine Tasca, il est élu en 1977 président de l'association de gestion de l'établissement et, de 1978 à 1981, président de l'Union nationale des maisons de la culture (UMC).

Parcours professionnel

Il sort de l'ENA à l'Inspection générale des finances en . Il est détaché, 1970 à 1974, au service économique du commissariat général du plan comme chargé de mission dans le cadre de la préparation du 6e plan.

En il est, à sa demande, détaché auprès de l'Institut d'études politiques (IEP) de Grenoble comme professeur associé et responsable de la préparation au concours de l'ENA.

En 1981, il soumet à Jack Lang, ministre de la Culture de François Mitterrand, le projet d'une nouvelle direction, transversale, chargée de la décentralisation et de l'action culturelle. Il est nommé directeur du développement culturel en [6]. À l'actif de cette direction, la signature de conventions de développement culturel avec toutes les régions métropolitaines et ultramarines ainsi qu'avec de nombreuses villes et départements. Cette politique marque l'amplification et la généralisation de l'engagement des collectivités territoriales en matière culturelle. Elle s'accompagne d'un soutien à des projets d'action culturelle sur tous les terrains de la vie sociale. En , il présente sa démission au nouveau ministre de la Culture, François Léotard [7].

Appelé par le nouveau maire de Marseille, Robert Vigouroux, il est nommé en chargé de mission auprès du maire pour la politique culturelle[8]. L'augmentation du budget culturel de la Ville permettra notamment l'extension et la rénovation des lieux culturels et un soutien renforcé aux équipes artistiques.

Le , il est nommé directeur général du Centre national de la cinématographie (CNC), succédant à Jérôme Clément. Le CNC est à cette époque confronté à la forte baisse de la fréquentation en salle qui appellera la mise en place de programmes de soutien aux exploitants ainsi que le développement d'actions en faveur du jeune public. Face à la pression américaine dans les négociations commerciales internationales, la mobilisation générale de la profession et des pouvoirs publics permettra de consolider, au niveau européen, la règlementation française protectrice de la création[9].

En , Dominique Wallon fonde Écrans Nord-Sud, association pour la diffusion des cinémas d'Afrique, qui devra cesser son activité en 2002.

En , il quitte le CNC, où lui succède Marc Tessier, et réintègre l'inspection des finances comme inspecteur général (promotion survenue en 1987). Il y reste jusqu'à sa nomination en comme directeur du théâtre et des spectacles au ministère de la Culture. Sur sa proposition, la ministre, Catherine Trautmann, décide la fusion de cette direction avec celle de la musique et de la danse. Dominique Wallon est alors nommé directeur de la musique, de la danse, du théâtre et des spectacles (DMDTS) en . Après sa démission, en , il prend la présidence de l'Institut pour le financement du cinéma et des industries culturelles (IFCIC) jusqu'à .

À la retraite, il fonde, en , le Festival des cinémas d'Afrique du pays d'Apt qui, jusqu'à sa 17e édition en 2019, a présenté 460 films réalisés par 270 cinéastes originaires de plus de 30 pays africains[10].

Publications

  • Combats étudiants pour l'indépendance de l'Algérie, éditions Casbah, Alger, 2014 et L'Harmattan, Paris 2016.
  • L'UGEMA et l'UNEF, une certaine histoire de la guerre de libération et du dialogue franco-algérien in Défis démocratiques et affirmation nationale, Chihab éditions, Alger 2016.
  • Préface à Éducation populaire, culture et animation, les orientations du PSU, Jean-Claude Gillet, L'Harmattan, Paris 2014.

Distinctions

  • Officier de la Légion d'honneur Officier de la Légion d'honneur en 1999, chevalier en 1989[11]
  • Officier de l'Ordre national du Mérite
  • Commandeur des Arts et lettres
  • Commandeur de l'Ordre du Mérite de la République italienne
  • Officier de l'ordre national du Burkina Faso

Notes et références

Voir aussi

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