Dommartin-la-Chaussée
commune française du département de Meurthe-et-Moselle
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Dommartin-la-Chaussée est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en Lorraine, dans la région administrative Grand Est.
| Dommartin-la-Chaussée | |||||
Église Saint-Martin. | |||||
Blason |
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| Administration | |||||
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| Pays | |||||
| Région | Grand Est | ||||
| Département | Meurthe-et-Moselle | ||||
| Arrondissement | Toul | ||||
| Intercommunalité | Communauté de communes Mad et Moselle | ||||
| Maire Mandat |
Denis Petit 2020-2026 |
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| Code postal | 54470 | ||||
| Code commune | 54166 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Dommartinais, Dommartinaises | ||||
| Population municipale |
29 hab. (2023 |
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| Densité | 11 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 00′ 43″ nord, 5° 51′ 46″ est | ||||
| Altitude | Min. 224 m Max. 262 m |
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| Superficie | 2,71 km2 | ||||
| Type | Commune rurale à habitat très dispersé | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Metz (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton du Nord-Toulois | ||||
| Législatives | Cinquième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Meurthe-et-Moselle
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
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Géographie
Dommartin-la-Chaussée est une commune rurale implantée dans le nord du département de Meurthe-et-Moselle « dans le cou de l’oie ».
La commune est située sur la route départementale no 28, orientée sud-est / nord-ouest, elle relie Charey (RD 131) à Dampvitoux (RD 901).
Le territoire communal est ceinturé par quatre communes en périphérie : Hagéville au nord, Dampvitoux à l’ouest, Charey au sud-est et Saint-Julien-lès-Gorze à l’est.
L’aérodrome dit "de Chambley-Bussières" est situé au nord-est de Dommartin-la-Chaussée, il est en partie implanté sur le territoire communal.
La superficie du ban communal représente 271 hectares.
Communes limitrophes
Les communes limitrophes sont Charey, Dampvitoux, Hagéville et Saint-Julien-lès-Gorze.
Hydrographie
Réseau hydrographique
La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le Rupt[1],[Carte 1].

Gestion et qualité des eaux
Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Rupt de Mad, Esch, Trey ». Ce document de planification concerne les bassins versants du Rupt de Mad, de l’Esch et du Trey. Le périmètre a été arrêté le , la commission locale de l'eau (CLE) a été créée le , puis modifiée le 0. La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est le Parc naturel régional de Lorraine[2].
La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[3]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[4]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique altéré et le climat océanique altéré[5] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[6]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[7],[8].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 828 mm, avec 12,5 jours de précipitations en janvier et 9,3 jours en juillet[3]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Nonsard-Lamarche à 12 km à vol d'oiseau[9], est de 10,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 690,8 mm[10],[11]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,1 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17 °C, atteinte le [Note 2].
Urbanisme
Typologie
Au , Dommartin-la-Chaussée est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[12]. Elle est située hors unité urbaine[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Metz, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[13]. Cette aire, qui regroupe 245 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[14],[15].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (81,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (81,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (66,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (18,6 %), prairies (15,2 %)[16]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Dominum Martinum (933)[17] ; Dompmairtin-de-lès-la-Chaulcie (1297)[18] ; Dommartin-la-Chapelle (1801)[19], jusqu'en 1965[19].
Dommartin est un hagiotoponyme caché du bas latin domnus et le nom du saint Martinus : « saint Martin »[20].
Le nom actuel est officiel depuis 1965[17].
Histoire
Moyen Âge
En 1277, Dompmartin-de-la-chaulcie relevait de la baronnie d’Apremont. Appelé ainsi parce que traversée par une voie romaine.
C’est en 1290, par les textes que nous avons la certitude que ce village existait à l’emplacement d’aujourd’hui puisque le duc de Ferry reconnaît officiellement qu’un habitant devient son homme–lige, pour 100 livres de l’époque.
Temps modernes
En 1663 le seigneur est le chevalier Antoine de Gourcy capitaine et bailli d'Étain.
En 1703, le village est appelé Dompmartin.
En 1709, le duc de Lorraine Stanislas Leszczyński en était le seigneur et justicier. Le patronage appartenait à l’abbé de Gorze. (Dans le vieux cimetière qui se visite, madame Marie Françoise, veuve de messire Charles François Boyard 1er maître d’hôtel du duc, y repose depuis 1722.)
En 1710, Dommartin-les-Thiaucourt, 12 habitants est rattaché à la prévôté de Thiaucourt.
En 1752, Dommartin-sous-les-côtes, 14 habitants est rattaché à la prévôté de Saint-Mihiel.
En 1773, un ancien château appartenant aux comtes de Bainville est incendié. Sur ses ruines est reconstituée une ferme fortifiée et monsieur le comte de Gourcy obtient le droit de justice.
Époque contemporaine
En 1823, l’abbé Daunot (né le à Liverdun de Claude Daunot et de Marie Hauï, ancien officier des dragons dans les armées de Napoléon 1er, curé de Flirey puis de Charey), devant la misère des populations, décide de fonder une congrégation religieuse des Sœurs de l'Alliance, les sœurs de la Sainte Enfance de Marie[21].
L'institut des sœurs de la Sainte Enfance de Marie est approuvé par l'église lorsqu'il obtient l’autorisation officielle épiscopale le et la maison-mère est ensuite transférée à Nancy[22].
Le , l’autorité civile lui accorde par les vertus d’un statut du roi Louis-Philippe, le droit de devenir une congrégation appelée congrégation des sœurs de la Sainte Enfance de Marie. La congrégation obtient ainsi le droit d’être une congrégation hospitalière puis enseignante en 1855.
Par décret du , Napoléon III nomme M. Daunot, ancien maréchal-des-logis de dragons et fondateur et premier supérieur des sœurs de la Sainte-Enfance-de-Marie, chevalier de l'Ordre impérial de la Légion d'honneur[23],[24].
En 1860, M. Daunot construit une chapelle pour la communauté. Dommartin se fait appeler Dommartin-la-Chapelle et comptent 142 habitants dont 80 sœurs.
Le , l’abbé décède et est inhumé dans le petit cimetière jouxtant l’église.
Trop éloignée de la ville, la communauté dut être transférée tout d’abord à Houdemont le puis quelques années après à Nancy où la communauté continue d’exister sous le nom des sœurs de l’Alliance. Le corps de l’abbé Daunot a lui aussi été transféré le à l’entrée de la maison mère à Nancy.
Église Saint-Martin dévastée en 1917 reconstruite en néo-roman en 1924.
En 1965, Dommartin-la-Chapelle est rebaptisé en Dommartin-la-Chaussée.
Politique et administration
Liste des maires
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[29]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[30].
En 2023, la commune comptait 29 habitants[Note 4], en évolution de −14,71 % par rapport à 2017 (Meurthe-et-Moselle : −0,17 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Économie
Culture locale et patrimoine

En 2021, le village de Dommartin-la-Chaussée et son maire font l'objet d'un moyen métrage de 52 minutes de Didier Sallustro intitulé Le Village idéal du Maire Petit qui suit la démarche vivante imprégnée d'art brut de Denis Petit, le maire du village : « Je ne suis pas fou... Peut-être un peu, c’est nécessaire pour être un bon maire »[32].

Au début de l'année 2022, les divers travaux artistiques entrepris depuis plusieurs années par Denis Petit attirent l'attention du magazine bimestriel Artension dans lequel paraît un article en double page montrant plusieurs réalisations qui ne manquent pas d'éveiller l'intérêt des passants[33].
Lieux et monuments
- Une villa gallo-romaine fouillée en 1953 a donné un abondant mobilier, dont un monument d'environ 3 m de haut (dit "Cavalier à l'Anguipède"), actuellement au Musée lorrain, qui avait été jeté dans un puits, probablement à l'avènement du christianisme.
- Nécropole mérovingienne fouillée en 1877.
- Église Saint-Martin dévastée en 1917, reconstruite en néo-roman en 1924.
Héraldique, logotype et devise
Voir aussi
Bibliographie
Articles connexes
Liens externes
- « Dommartin-la-Chaussée sur le site de l'Institut géographique national », sur ign.fr via Wikiwix
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.


