Domnole du Mans
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Évêque du Mans ( - |
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Domnole (lat. Domnolus) était évêque du Mans de 558 ou 559 à sa mort le ; le bénédictin Jean Bondonnet, au XVIIe siècle, le qualifie de saint. Il est principalement connu pour son testament (573), contenu dans le cartulaire de l'abbaye Saint-Vincent du Mans.
Les principales sources sur la vie et le ministère de Domnole sont les Dix Livres d'Histoire de son contemporain Grégoire de Tours, et les chartes des Gesta Aldrici et Actus et une Vita Sancti Domnoli commandée à un auteur anonyme par l'évêque Hadoin du Mans († 654)[1].
On ne sait rien de sa jeunesse : il apparaît primitivement comme abbé de la basilique Saint Laurent de Paris dans les années 550. Entré dans les grâces de Clotaire Ier en hébergeant ses agents dans son palais abbatial du faubourg Saint-Martin, il refuse l'évêché d'Avignon pendant un pèlerinage à l'abbaye Saint-Martin de Tours mais accepte Le Mans à la mort du roi de Paris (558), Childebert Ier, dont les terres venaient d'être annexées au royaume de Soissons de Clotaire.
Domnole est crédité de plusieurs miracles dans sa Vita : il aurait redonné la vue à un aveugle, guérit un prêtre paralytique et divers modestes habitants en Maine ou en d'Anjou, enfants ou adulte. Il s'oppose également aux prédations de grands propriétaires voisins, qui convoitent les terres épiscopales.
Ami de Germain de Paris, il fonde l'abbaye Saint-Vincent du Mans vers 572 en hommage à l'abbaye royale Saint-Vincent de Paris (actuelle Saint-Germain-des-Prés), fondée par Germain. Ce grand bâtisseur fonde aussi un xenodochium et divers prieurés (notamment Saint-Pavin-des-Champs) dans la région mancelle, souscrit au concile de Tours de 567 et accueille les épouses répudiées de Chilpéric Ier comme Audovère.
Bondonnet affirme qu'il serait mort d'une gravelle, à un âge inconnu. Il a le temps de célébrer dans sa basilique un de ses prédécesseurs qu'il prend comme protecteur personnel, Victeur, le , en compagnie de l'évêque d'Angers Audovée[2],[3].