Doncourt-aux-Templiers

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Doncourt-aux-Templiers
Doncourt-aux-Templiers
Église Saint-Maurice.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meuse
Arrondissement Verdun
Intercommunalité Communauté de communes du Territoire de Fresnes-en-Woëvre
Maire
Mandat
Jean-Luc Pierre
2020-2026
Code postal 55160
Code commune 55163
Démographie
Population
municipale
74 hab. (2023 en évolution de +23,33 % par rapport à 2017)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 03′ 32″ nord, 5° 43′ 05″ est
Altitude Min. 206 m
Max. 225 m
Superficie 6,18 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton d'Étain
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Doncourt-aux-Templiers
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Doncourt-aux-Templiers

Doncourt-aux-Templiers est une commune française située dans le département de la Meuse, en région Grand Est.

Hydrographie

Réseau hydrographique

La commune est dans le bassin versant du Rhin au sein du bassin Rhin-Meuse. Elle est drainée par le ruisseau la Seigneulle et le ruisseau de Remonville[1],[Carte 1].

La Seigneulle, d'une longueur de 23 km, prend sa source dans la commune de Saint-Maurice-sous-les-Côtes et se jette dans le Longeau à Brainville, après avoir traversé huit communes[2].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Doncourt-aux-Templiers[Note 1].

Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : le Grand étang (16 ha) et l'étang de Lombanneau (3,2 ha)[Carte 1],[3].

Gestion et qualité des eaux

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Bassin ferrifère ». Ce document de planification concerne le périmètre des anciennes galeries des mines de fer, des aquifères et des bassins versants hydrographiques associés qui s’étend sur 2 418 km2. Les bassins versants concernés sont celui de la Chiers en amont de la confluence avec l'Othain, et ses affluents (la Crusnes, la Pienne, l'Othain), celui de l'Orne et ses affluents et celui de la Fensch, le Veymerange, la Kiesel et les parties françaises du bassin versant de l'Alzette et de ses affluents (Kaylbach, ruisseau de Volmerange). Il a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est la région Grand Est[4].

La qualité des cours d’eau peut être consultée sur un site spécial géré par les agences de l’eau et l’Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[7] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[8]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 16,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 849 mm, avec 12,6 jours de précipitations en janvier et 9,1 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bonzée à 10 km à vol d'oiseau[11], est de 10,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 783,7 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,6 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −17,3 °C, atteinte le [Note 2].

Urbanisme

Typologie

Au , Doncourt-aux-Templiers est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[14]. Elle est située hors unité urbaine[15] et hors attraction des villes[16],[17].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (89,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (77,4 %), prairies (12,5 %), forêts (10,1 %)[18]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Dodona-curtis in pago Virdunensi (795) ; « In pago Virdunense sive Wabrinse in loco qui dicitur in Dodonicurte » (812) ; Dodoniscurtis (886) ; Dodonicurtis (895) ; Dodonis-villa ; Doncurt (1060) ; Theonis-curtis (XIe siècle) ; Doncort (1269) ; Doncour (1700) ; Doni-Curia (1738) ; Doncuria (1749) ; Domni-Curia (1756)[19].

La préposition « aux » permet de préciser l'activité humaine qui s'y est développé et rappelle la présence passée des templiers[20]. Aux XIIe siècle, les Chevaliers du temple de Jérusalem s'installent à Doncourt, son territoire est limitrophe de celui de Avillers-Sainte-Croix. Cette proximité lui a valu d'être considérée comme une annexe de la Commanderie templière. La précision « aux Templiers », qui n'apparaît pas avant le XIXe siècle, vient de la présence d'un château qui dépendait de la commanderie[21].La datation est en partie inexacte: une des premières cartes disponibles, la carte des Naudin[22] (1728-1739), indique Doncourt, sans autres précisions. Par contre, la carte de Cassini[23] (vers 1760) indique le nom actuel : Doncourt-aux-Templiers. A la Révolution, le complément « aux-Templiers » disparait. Les cartes ultérieures, notamment napoléoniennes[23], reviennent au nom actuel.

Histoire

L’ordre des Templiers fût fondé en 1120 et reconnu au royaume de France en 1129. Il fut dissout en 1312 et ses biens reversés pour la plupart aux Hospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem (Malte) jusqu’à la Révolution.

Une Commanderie fût installée à Metz vers 1133[24]. L’évêque de Metz céda rapidement, à l’ordre des Templiers, des prieurés bénédictins à Doncourt[25], Marbotte, Saint-Jean, près d’Étain. Le commandeur de Doncourt avait un château et percevait la dîme conjointement avec les jésuites de l’Université de Pont-à-Mousson. La Commanderie de Doncourt fût reversée aux Hospitaliers à la dissolution des Templiers.  Il y a quelques lieux lorrains où subsistent des édifices ou vestiges de l’ordre des Templiers, essentiellement des chapelles, notamment à Marbotte (Meuse), Libdeau (Toul) et Xugney (Vosges). Les vestiges de Norroy (Vosges) auraient été détruits dans les années 1990.

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1800 1813 Joseph Haché    
1813   Hilaire Colnard    
mars 2001 mars 2008 Jacqueline Pierre    
mars 2008 mars 2014 Jean-Pierre Bernard    
mars 2014 en cours Jean-Luc Pierre[26]
Réélu pour le mandat 2020-2026
  Ancien agriculteur

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[28].

En 2023, la commune comptait 74 habitants[Note 3], en évolution de +23,33 % par rapport à 2017 (Meuse : −3,68 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
215223242284320315331303304
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
302301281263282231224213200
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1961651501351041021039895
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
1019868707668697080
2017 2022 2023 - - - - - -
606774------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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