Doris Kloster
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Doris Kloster est une photographe, éditrice, peintre et cinéaste américaine. Elle a notamment étudié l'histoire de l'art de 1978 à 1983 à l'université de Boston, à l'université Louis-et-Maximilien de Munich[1] et à l'Art Institute de Boston. Kloster a ensuite obtenu un Master en arts plastiques à l'université de New York, où elle a étudié de 1995 à 1998[2]. Depuis 1983, elle travaille aux États-Unis (New York) et en Europe (Paris, Londres, Milan). Elle est cofondatrice et rédactrice en chef du magazine culturel FAD[3]. Depuis 1987, ses œuvres ont été présentées à plusieurs reprises lors d'expositions aux États-Unis, en Europe et en Asie. Kloster a en outre réalisé des photographies de pochettes pour de nombreux enregistrements tels que Heartbeat City de The Cars, et des disques de Foreigner, Lovelies et Lydia Lunch[4].
Les premières photographies d’art de Doris Kloster sont des images sacrées prises dans des églises baroques allemandes[5]. En 1987, elle commence à documenter dans ses photographies la scène BDSM et trans new-yorkaise, puis à réaliser diverses séries photographiques et films expérimentaux sur le thème du BDSM et du fétichisme. Son adaptation photographique d'Histoire d'O est publiée en 2000[1], avec une introduction de Jean-Jacques Pauvert. Les 50 photographies couleur du livre ont été prises in situ en France, notamment au Château de Saint-Loup et à la Conciergerie à Paris[6]. En 2001, elle est présidente du jury international du 13e Festival du Court Métrage de Clermont-Ferrand[7], dont l'une des rétrospectives se concentre sur le BDSM et le fétichisme et inclut deux de ses films[8].
Kloster a aussi conçu et organisé une série d'expositions présentant des autoportraits d'artistes contemporaines internationales, intitulée She Views Herself. Les expositions ont été présentées de 2012 à 2014 dans différents lieux parisiens, notamment à la Galerie Sator[9], à la banque privée Oddo & Cie[10], au Salon Paul Ricard[11], au siège d'Air France esplanade des Invalides[12] ainsi qu'à la Galerie 6 Mandel[13]. Son travail pour la reconnaissance des femmes artistes a incité le National Museum of Women in the Arts à Washington à l'inviter à devenir membre de son conseil consultatif national[14].
Les livres et les œuvres de Kloster figurent dans les collections de nombreux musées et bibliothèques, dont celles de la Bibliothèque nationale de France[15] à Paris, de la bibliothèque Schlesinger[16] du Harvard Radcliffe Institute à Cambridge (Massachusetts), du Schwules Museum[17] à Berlin et du Bishopsgate Institute[18] à Londres. Le travail de Doris Kloster est cité dans plusieurs écrits académiques[19],[20], notamment en introduction du livre Sexually Explicit Art, Feminist Theory, and Gender in the 1970s de Christian Liclair qui utilise les deux éditions de l'exposition Coming to Power : 25 Years of Sexually X-Plicit Art by Women comme point de depart pour montrer l'importance continue de l'art féministe des années 1970[21].
- Doris Kloster Photographs, Cologne : Benedikt Taschen Verlag, 1995, (ISBN 3-8228-8875-3)
- Doris Kloster: Forms of Desire, New York : St. Martin's Press, 1998, (ISBN 0-312-19414-5) [avec une préface de Pat Califia ; le volume contient les cinq séries Sadean Women, Ritual Love, Obscure Objects of Desire, Divine Androgyne et Ecstatic Theater
- The Illustrated Story of O. Photographs by Doris Kloster. With extracts from the original text by Pauline Réage. New York : St. Martin's Press, 2000, (ISBN 0-312-26605-7)
- Doris Kloster's Demimonde, a visual exploration of fetish. New York : Thunder's Mouth Press, 2002, (ISBN 1-56025-406-8)