Douglas William Jerrold

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Décès
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LondresVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Douglas William Jerrold
Daniel Macnee, Portrait of Douglas William Jerrold (1853), huile sur toile, National Portrait Gallery.
Biographie
Naissance
Décès
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Sépulture
Nationalité
Activité
Enfant
Œuvres principales
Mrs. Caudle's curtain lectures (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Douglas William Jerrold, né le à Londres, où il est mort le , est un écrivain, journaliste et dramaturge britannique.

Né dans le quartier de Soho, Douglas William Jerrold est le fils d'un acteur, Samuel Jerrold, qui avait monté une troupe de théâtre, dans laquelle son fils fit très jeune de la figuration. En , âgé de seulement dix ans, Douglas est enrôlé comme midshipman à bord du HMS Namur, où il a comme coéquipier Charles Austen, le frère de Jane Austen. Il est libéré de son service après le traité de Paris et la fin des guerres napoléoniennes ()[1].

En , l'adolescent dont la famille est ruinée du fait de la guerre, est contraint de prendre un emploi d'apprenti chez un imprimeur londonien. En 1819, il est compositeur-typographe pour le journal Sunday Monitor. Dès cette époque, il parvient à faire publier quelques-uns de ses poèmes dans divers journaux, et même quelques critiques littéraires. Ainsi, il se révèle très jeune, poète et journaliste[1].

En 1821, il parvient à faire monter une pièce de sa composition, More Frightened than Hurt, au Sadler's Wells Theatre. Celui que l'on surnomme bientôt « the little Shakespeare in a camlet cloak » le petit Shakespeare au manteau de camelot ») enchaîne avec une dizaine de petits drames et de farces qu'il vend contre quelques livres sterling par semaine à son principal client le théâtre Old Vic, jusqu'en 1829. Durant l'automne 1824, il épouse Mary Swann, dont un premier fils, le futur écrivain William Blanchard Jerrold, né en .

Dans les années 1830, il produit des pièces originales pour le théâtre de Drury Lane. En 1836, il devient le co-directeur du Royal Strand Theatre (en).

Sur le plan journalistique, Douglas William Jerrold est avant tout connu pour être l'une des premières plumes de Punch, puisqu'il y collabore dès la deuxième livraison (), et ce, jusqu'à sa mort. D'autres journaux le publient comme Blackwood's Magazine et The Athenaeum.

Douglas William Jerrold est aussi un créateur de périodiques, qui eurent plus ou moins de succès : citons The Illuminated Magazine (lancé en ), The Jerrold's Shilling Magazine, et The Douglas Jerrold's Weekly Newspaper.

En 1852, il devient le rédacteur en chef du Lloyd's Weekly Newspaper (en), et ce magazine dominical connut une croissance sensible, parvenant à vendre 182 000 exemplaires.

Mort et postérité

Douglas William Jerrold meurt le dans sa propriété située à Kilburn Priory (en), au nord de la Cité de Londres. Très lié à Charles Dickens, celui-ci fait partie de ceux qui portèrent son cercueil. De nombreuses nécrologies, très élogieuses, sont publiées dans la presse britannique. The Atlantic ouvre son tout premier numéro avec un hommage à Jerrold.

En 1859, son fils aîné fait paraître Life and Remains of Douglas Jerrold, ainsi que des écrits inédits de son père et une partie de sa correspondance.

Sa descendance comprend des écrivains et journalistes notables comme, outre son fils aîné, Walter Jerrold (en), Laurence Jerrold, Douglas Francis Jerrold (en), et Audrey Mayhew Allen (née en 1870), autrice pour enfants.

Son essai The Folly of the Sword (1843), une satire du militarisme et une plaidoirie pour le pacifisme, eut une influence tout au long du siècle[2].

Écrits traduits en français

Notes et références

Liens externes

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