Laurence Jerrold
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William Blanchard Jerrold (grand-père) |
Laurence Jerrold, né à Londres le et mort à Levallois le , est un journaliste-reporter et critique d'art britannique, qui fit carrière en France.
Arrière-petit-fils de l'écrivain-dramaturge Douglas William Jerrold, et petit-fils du journaliste-essayiste francophile William Blanchard Jerrold, Laurence Jerrold est le premier enfant de Evelyn Douglas Blanchard Jerrold (1851-1885) et de Florence-Lucy Yapp[1]. En 1888, il est à Paris, élève du lycée Monge[2].
En , il lance le Magazine international, avec les membres de la Société internationale artistique (3 place de Wagram, Paris), dont Otto Ackermann (1872-1953), Léon Bazalgette, et Serge Murat. Parmi les collaborateurs, on trouve Bernard Lazare[3].
En 1896, il co-fond, avec Bernard Lazare et Achille Steens, le « Groupe d’art social » qui reprend la revue L'Art social fondée en 1891 par Gabriel de La Salle[4]. À la même époque, il commence à collaborer à La Revue blanche et à The Chap-Book (H. S. Stone & Kimball, Chicago)[5]. La même année, Fernand Pelloutier lui confie des traductions, et en juillet suivant, il représente le Groupe d’art social au Congrès international socialiste de Londres (International Socialist Workers and Trade Union Congress, London 1896 (en)), issu de l'Internationale ouvrière. Il s'y rapproche de la branche allemano-libertaire[6]. Le groupe et la revue réunissent Augustin Hamon, Charles Malato, Léon Frapié, George Diamandy (en), Remy de Gourmont, Han Ryner, Charles-Louis Philippe, Bernard Lazare, Léon Cladel, etc.[7].
En 1897, il commence à livrer des chroniques littéraires à L'Humanité nouvelle d'Augustin Hamon. Il se rapproche ensuite de L'Œuvre d'art international animée par Marcel Clavié. Puis il devient à Londres le correspondant de The Artist, suivi de la Monthly Review dirigée par Henry Newbolt. En tant que membre du Pharos Club[1], association totalement mixte et ouverte aux idées nouvelles — antichambre du mouvement New Woman[8] —, il participe en 1902 au lancement de la première pièce de George Bernard Shaw, The Admirable Bashville.
De à , il collabore aux Écrits sur l'art dirigés par René Ghil[9], et, jusqu'à sa mort, aux périodiques britanniques The Contemporary Review et à The Fortnightly Review (en)[10].
Entre 1906 et 1918, il est le correspondant en France pour The Daily Telegraph. En 1906, il couvre par exemple la catastrophe de Courrières[1], puis, durant la Première Guerre mondiale, parcourt le front et écrit sur les relations entre les Britanniques et les Français, dont témoignent plusieurs essais.
Il épouse, le à Saint-Martin-aux-Buneaux, Germaine Leprince-Ringuet (1882-1951) dont il a deux fils et une fille. Il est devenu par alliance le beau-frère de l'architecte Pierre Leprince-Ringuet[1].
Il meurt des suites de la grippe espagnole dix jours avant l'armistice du . Il est finalement inhumé le au cimetière de Montmartre,12e division, où il repose avec son épouse[11].