Drag en Belgique
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La scène drag en Belgique existe au moins depuis les années 1970.
Comme dans la plupart des capitales européennes à cette époque, c'est dans les années 2000 que la culture drag king se développe à Bruxelles. Ainsi, d'après le chercheur Luca Greco, les premières performances drag king ont lieu en 2001 dans le cadre du festival de cinéma Pink Screens[1]. Trois ans plus tard, en 2004, Max Nisol crée le collectif DKB (Drag King Bruxelles), qui organise des ateliers drag king et est intégré à partir de 2007 à l'association Genres Pluriels, cofondée de nouveau par Max Nisol ainsi que deux autres militants[2]. Contrairement à d'autres, ces ateliers ont pour particularité d'être ouverts à tous, y compris aux hommes cisgenres[3],[4].
Avec une popularité grandissante dans les années 2020, les artistes drag belges deviennent également la cible des réactionnaires transphobes ou homophobes, ainsi que de la droite conservatrice[5].
Les personnes racisées, mais aussi les drag kings ou encore les personnes non binaires, sont sous-représentés, ce qui est combattu par des collectifs comme Les Peaux de Minuit ou la Barakakings[5].
Lieux
À Liège, Mama Roma est ouvert de 1973 à 2012.
À Bruxelles, le cabaret Chez Maman est ouvert par Serge Morel (alias Maman) en 1994[6],[7] Il est toujours actif en 2023[8]. Le Cabaret Mademoiselle ouvre en 2017[9] et connaît en 2023 un succès important[5].