Le consortium qui développe le Draisy est composé de Lohr, la SNCF, les PME GCK Battery et Stations-e et l'Institut de recherche technologique Railenium[2].
Draisy dispose d'une autonomie de 100 km et devrait être capable de se recharger rapidement en gare (en 2 minutes environ). Le train devrait fonctionner exclusivement sur batterie. Sa vitesse maximum est de 100 km/h et son poids nominal est de 20 tonnes[3].
Il aurait une capacité de 80 places dont 30 assises[3],[4],[5].
Draisy devrait effectuer ses premiers tours de roue sur une piste d'essai d'ici à 2025, puis sera expérimenté sur la ligne Sarralbe-Kalhausen en Moselle à partir de 2026 pour une mise en service commerciale sur le marché français en 2028[3],[4].
Ce type de matériel peut être utilisé avantageusement sur les petites lignes peu ou pas électrifiées à faible rentabilité. Ces lignes constituent 1/3 du réseau ferroviaire français et représentent une longueur totale de 9 000 km (dont 5 700 km sont encore exploités)[6]. La SNCF a déclaré au sujet de Draisy : « Avec ses 14 mètres (soit l’équivalent d’un bus) et son poids réduit de 20 tonnes, Draisy sera particulièrement adapté aux petites lignes, qui sont aujourd’hui desservies par des autorails X 73500 de 47 tonnes. »[3].
Grâce à un poids inférieur, la voie est également moins sollicitée, ce qui diminue les coûts de maintenance. Au total, le coût d'exploitation serait 60 % moins onéreux que celui d'un train classique[Quoi ?][7],[8].
Le coût de fabrication d'un Draisy n'est pas encore connu mais l'entreprise bénéficie d'un financement dans le cadre de France 2030[4].
Draisy devrait être produit dans l'usine Lohr de Duppigheim (Bas-Rhin). L'entreprise espère produire 600 unités en 15 ans[9],[10].