Le grenat rappelle les tissus teints de jus de mûre, revêtus par les guerriers lettons au XIIIesiècle.
À partir de 1279, le grenat-blanc-grenat devint le drapeau de la Latvie, une région qui deviendra le foyer national letton. Ce symbole est repris, des siècles plus tard, par les associations étudiantes lettonnes qui se réunissent en nation lettone à l'Université de Tartu, en Estonie lors du Premier éveil national letton et lors d'un festival de musique à Rīga en 1873. Selon certaines croyances, il représenterait le sol sous les soldats tombés au combat, leur sang coulant autour d'eux, mais sous eux, la neige restait immaculée, ne tournant pas le dos aux ennemis, aucune blessure ne pouvait saigner.
Ce drapeau est adopté lors de l'indépendance en 1918. Interdit par les Soviétiques à partir de 1940 suite à l'occupation de la Lettonie, l'usage ou la possession de ce drapeau était passible de poursuites pénales[1]. Il fut brièvement arboré publiquement au début de l'occupation allemande en 1941, mais son usage fut ensuite sévèrement restreint par les autorités allemandes. De nouveau autorisé dès 1988, il est officiellement rétabli le avec l'indépendance recouvrée[2].