Drevant

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Drevant
Drevant
Le théâtre gallo-romain.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Saint-Amand-Montrond
Intercommunalité Communauté de communes du Cœur de France
Maire
Mandat
Patrick Bigot
2020-2026
Code postal 18200
Code commune 18086
Démographie
Population
municipale
555 hab. (2023 en évolution de +2,21 % par rapport à 2017)
Densité 115 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 41′ 39″ nord, 2° 31′ 33″ est
Altitude Min. 153 m
Max. 250 m
Superficie 4,84 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Saint-Amand-Montrond
(banlieue)
Aire d'attraction Saint-Amand-Montrond
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Amand-Montrond
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.drevant.netVoir et modifier les données sur Wikidata
Détail de la façade du prieuré

Drevant est une commune française, située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire, dans un environnement naturel préservé (zone natura 2000) et proche de la sortie autoroute A71 (Saint-Amand-Montrond).

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le canal de Berry, le Cher. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé d'un site Natura 2000 et trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique. Les « coteaux, bois et marais calcaires de la Champagne Berrichonne » sont une zone spéciale de conservation présentant trois éléments notables : les ensembles de milieux secs des coteaux et plateaux calcaires, les rares zones de marais, mais aussi les végétations liées à la vallée du Cher et des zones alluvionnaires.

Drevant est un important site gallo-romain.

Le prieuré médiéval, site clunisien et monument historique, a joué un rôle essentiel dans la constitution du village et de la paroisse ; il représente plus de sept siècles d'implantation monastique qui ont façonné le paysage et développé l'activité économique, notamment la viticulture.

Drevant est l'une des dix-neuf communes de la communauté de communes Cœur de France, riches en intérêt patrimonial et touristique.

Drevant est une commune rurale qui compte 555 habitants en 2023, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1962. Elle est dans l'unité urbaine de Saint-Amand-Montrond et fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Amand-Montrond.

Le patrimoine architectural de la commune comprend deux immeubles protégés au titre des monuments historiques. Les vestiges gallo-romains, constitués des restes d'un temple [. ], de deux établissements de bains et d'un vaste théâtre construits au 1er et 2e siècles, sont classés pour certains en 1840 et pour d'autres en 1992. La chapelle, édifiée au XIIe siècle, est inscrite en 1926.

Localisation

Drevant est situé sur la rive droite du Cher.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[3] et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver[4]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 3,4 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 724 mm, avec 10,5 jours de précipitations en janvier et 7,2 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Orval à km à vol d'oiseau[7], est de 12,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 757,9 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,1 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −13,7 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[10], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Drevant est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Amand-Montrond, une agglomération intra-départementale dont elle est une commune de la banlieue[12],[13]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Amand-Montrond, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[13]. Cette aire, qui regroupe 36 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[14],[15].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (76,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (81,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (40,4 %), prairies (19,8 %), zones urbanisées (19,2 %), terres arables (16,7 %), forêts (4 %)[16].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Drevant est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque technologique, une rupture de barrage[17]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[18].

Risques naturels

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Cher et le canal de Berry. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982 et 1999[19],[17].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Drevant.

La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux[20]. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (90 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 309 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 309 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 83 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[21],[Carte 2].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989 et 2020 et par des mouvements de terrain en 1999[17].

Risques technologiques

La commune est en outre située en aval du barrage de Rochebut, de classe A[Note 3] et faisant l'objet d'un PPI. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage[23].

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous la forme latinisée Derventum en 1217[24].

Il s'agit d'un composé celtique (gaulois) basé sur le substantif dervos « chêne » et le suffixe prélatin -entum[24] que l'on retrouve dans les Nogent (Novientum). Derventum remonte plus précisément à *Derventon « chênaie » et est homonyme de Darvoy (Loiret, Darvetum 1137)[25], formé un autre suffixe, à savoir le suffixe collectif -etum (-ETU) qui a donné le suffixe -aie en français (chênaie, hêtraie, etc.). Il existait en ancien français un mot dervée « forêt de chêne »[25].

Le brittonique conserve le même mot : moyen breton deru « chênes », breton dervenn, gallois derwen[25]. Plus loin, il s'agit d'une forme apophonique de l'indo-européen *dóru, génitif *dréus, en composition *dru- « arbre, bois » → « dur, solide, ferme »[25].

Histoire

Drevant conserve les traces d'une forte activité cultuelle de la période gallo-romaine. Le théâtre antique [26], souvent considéré à tort comme un amphithéâtre associé aux spectacles sanglants (fauves, gladiateurs)[réf. souhaitée], s'inscrit dans un ensemble religieux complet et cohérent :

  • espace sacré comprenant 2 fana associés à une source ;
  • sanctuaire des eaux, parfois considéré comme un établissement thermal ;
  • aqueducs alimentant le sanctuaire, en provenance de la source de Meslon à Coust et du Chignon à Colombiers.

Le site est à l'écart de la voie antique, qui se trouve sur l'autre rive du Cher.

On ignore le nom de la ou des divinités honorées dans ce lieu, mais son étendue et sa position géographique en font un des lieux sacrés les plus importants de la cité des Bituriges (voir les musées de Saint-Amand-Montrond et de Bourges).

Une nécropole médiévale a été fouillée entre le prieuré et l'église paroissiale.

À l'époque féodale, le théâtre est réutilisé pour servir de base à une forteresse dépendant de la seigneurie de Charenton (creusement d'un puits dans le sol de l'arène et fondation d'un bâtiment).

Ebbe de Charenton donne en 1055 à l'abbaye creusoise du Moûtier-d'Ahun, l'église primitive. Elle y établit un prieuré cure. Il aura une importance économique pour le village, liée entre autres à la viticulture, propice sur les coteaux du Cher et développée par les moines.

La commune possédait au XIXe siècle un important terroir viticole, dont il subsiste de nombreuses « loges de vigne ».

Politique et administration

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1977 mai 2020 Bernard Jamet[27]   Retraité de l'enseignement
mai 2020 en cours Patrick Bigot[27],[28]   Ancien artisan, commerçant ou chef d'entreprise

Politique environnementale

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué une fleur à la commune au Concours des villes et villages fleuris[29].

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[31].

En 2023, la commune comptait 555 habitants[Note 4], en évolution de +2,21 % par rapport à 2017 (Cher : −1,84 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
304453497256204194188216250
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
269276323308301306306308343
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
307343306305290247212249235
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
260283355486533610621631580
2014 2019 2023 - - - - - -
565549555------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[32] puis Insee à partir de 2006[33].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Culture locale et patrimoine

Notes et références

Voir aussi

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