Ainay-le-Vieil

From Wikipedia, the free encyclopedia

Ainay-le-Vieil
Ainay-le-Vieil
La croix et l'église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Saint-Amand-Montrond
Intercommunalité Communauté de communes Berry Grand Sud
Maire
Mandat
Marie Sartin
2026-2032
Code postal 18200
Code commune 18002
Démographie
Population
municipale
189 hab. (2023 en évolution de +1,61 % par rapport à 2017)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 39′ 58″ nord, 2° 33′ 04″ est
Superficie 13,77 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Saint-Amand-Montrond
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Châteaumeillant
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Ainay-le-Vieil
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Ainay-le-Vieil
Géolocalisation sur la carte : Cher
Voir sur la carte topographique du Cher
Ainay-le-Vieil
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
Voir sur la carte administrative du Centre-Val de Loire
Ainay-le-Vieil

Ainay-le-Vieil est une commune française située dans le département du Cher, en région Centre-Val de Loire.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le Cher, le Chadet et divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé d'un site Natura 2000 et trois zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique. Les « coteaux, bois et marais calcaires de la Champagne Berrichonne » sont une zone spéciale de conservation présentant trois éléments notables : les ensembles de milieux secs des coteaux et plateaux calcaires, les rares zones de marais, mais aussi les végétations liées à la vallée du Cher et des zones alluvionnaires.

Ainay-le-Vieil est une commune rurale qui compte 189 habitants en 2023, après avoir connu un pic de population de 508 habitants en 1911. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Amand-Montrond.

Le patrimoine architectural de la commune comprend trois immeubles protégés au titre des monuments historiques. Le château, une des forteresses féodales du XIVe siècle les mieux conservées, construit vers 1330-1340 pour Jean de Sully, puis agrandi aux 16e et 17e siècles, puis au XIXe siècle, est classé en 1968. Les jardins et parc sont inscrits en 1993 et les deux pavillons d'entrée du jardin, la pêcherie, le potager, les chartreuses et le portail d'entrée de la ferme le sont en 1998. L’église Saint-Martin, avec une nef du XIIIe siècle, un choeur refait aux XVe et XVIe siècles et un clocher à base du XIIe siècle, est classée en 1912. Le pont-canal de La Croix, un ouvrage-d'art du XIXe siècle permettant de franchir le canal de Berry, est inscrit en 2009 (pont-canal et écluse).

Localisation

La commune d'Ainay-le-Vieil est située dans le sud du département du Cher, en bordure de l'Allier sur la limite du Berry et du duché de Bourbon aux abords du canal de Berry, dans l'ancien lit du Cher.

Ainay-le-Vieil est située à 50 km au sud de Bourges et à 12 km de Saint-Amand-Montrond.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[2]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[3] et est dans la région climatique Ouest et nord-ouest du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 900 à 1 500 mm, maximale en automne et en hiver[4]. Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[5],[6].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 11,7 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 715 mm, avec 10,4 jours de précipitations en janvier et 7,6 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Orval à km à vol d'oiseau[7], est de 12,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 757,9 mm[8],[9]. La température maximale relevée sur cette station est de 42,1 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −13,7 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[10], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme

Typologie

Au , Ainay-le-Vieil est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Amand-Montrond, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[12]. Cette aire, qui regroupe 36 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[13],[14].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (89,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (89,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (51,6 %), prairies (33,7 %), forêts (8,4 %), zones agricoles hétérogènes (4 %), zones urbanisées (2,4 %)[15].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Risques majeurs

Le territoire de la commune d'Ainay-le-Vieil est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité faible). Il est également exposé à deux risques technologiques, le transport de matières dangereuses et la rupture d'un barrage[16]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[17].

Risques naturels

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Cher et le Chadet. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982 et 1999[18],[16].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux d'Ainay-le-Vieil.

La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux[19]. Cet aléa est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (90 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 139 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 139 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 83 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[20],[Carte 2].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 2019 et 2020 et par des mouvements de terrain en 1999[16].

Risques technologiques

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est en effet susceptible d’avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu’à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[21].

La commune est en outre située en aval du barrage de Rochebut, de classe A[Note 3] et faisant l'objet d'un PPI. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage[23].

Toponymie

Bas latin Aginacus. Nom de personne d’origine germanique Agina et faux suffixe de possession iacus.

Segaudo de Anniaco, vers 1061 (Cartulaire de l'abbaye Saint-Sulpice de Bourges, charte 58, p. 127) ; De Aigennaico, 1064 (Archives départementales du Cher -4 H, abbaye Saint-Sulpice de Bourges) ; Segaudo de Ainnaco, vers 1072 (Cartulaire de Saint-Sulpice de Bourges, charte 64, p. 138) ; De Ainnaco, 1075 (Archives départementales du Cher-4 H, abbaye Saint-Sulpice de Bourges) ; Ainai, 1198 (Archives départementales du Cher-8 H, abbaye de Noirlac) ; Aynolium, 1230 (Cartulaire de l'abbaye Notre-Dame de Fontmorigny) ; Ynaium propre Karentonium, 1300 (Archives départementales du Cher-8 G, chapitre Saint-Étienne de Bourges) ; Aynolium Vetus, 1318 (Archives départementales du Cher-8 G, chapitre Saint-Étienne de Bourges) ; Ynay le Vieil, (Archives nationales-JJ 155, n° 233, fol. 143) ; Ynay le Vielh, 1420 (Archives départementales du Cher-E, seigneurie de Saint-Amand) ; Ygnec, 1422 (Archives Départementales du Cher-40 H, abbaye Notre-Dame de Charenton-du-Cher) ; Aynay le Viel, parroisse et grand chastel fort près le Cher de la mesme élection de Sainct Amand, 1569 (Nicolay, Description générale du Bourbonnais, p. 128, 188) ; Ayany le Viel, parroisse où est le chastel fort et lieu seigneurial dudict Aynay, 1569 (Nicolas de Nicolaÿ, Description générale du Bourbonnais, p. 133) ; Parroisse d’Esnay le Vieil, 1579 (Archives départementales du Cher-38 H, abbaye de Bussières) ; Le Bourg d’Aisnay le Vieil, 1660 (Archives départementales du Cher-8 G, chapitre Saint-Étienne de Bourges) ; Ainay le Vieil, (A.D. 18-C 1109, Élection de Saint-Amand-Montrond) ; Ainay le Vieil, XVIIIe s. (Carte de Cassini).

Le bas latin Viculus, diminutif du latin vicus, signifie petit village ouvert créé près de la ville forte, castrum ou castellum ; la forme latine Vetus est la traduction littérale de la forme romane Vieux incomprise.

Ce nom s'oppose à Ainay-le-Château, département de l'Allier.

Histoire

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avant 1995 ? Roger Jacquin    
mars 2001 2008 Xavier de Peyronnet    
mars 2008 2014 Michel Lacombe    
mars 2014 en cours
(au 2 avril 2026)
Marie Sartin[24],[25],[26].   Ancien artisan, commerçant ou chef d'entreprise
Réélu pour la mandature 2026-2032

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[28].

En 2023, la commune comptait 189 habitants[Note 4], en évolution de +1,61 % par rapport à 2017 (Cher : −1,84 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
342309343420430408378438451
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
454456475443462458452465494
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
488490508351354322312312300
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
306245193182170198199194221
2014 2019 2023 - - - - - -
190191189------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[29] puis Insee à partir de 2006[30].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

Related Articles

Wikiwand AI