Driencourt

commune française du département de la Somme From Wikipedia, the free encyclopedia

Driencourt est une commune française située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Faits en bref Administration, Pays ...
Driencourt
Driencourt
La mairie-école.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Intercommunalité CC de la Haute Somme
Maire
Mandat
Cathy Ondicana-Mauguin
2022-2026
Code postal 80240
Code commune 80258
Démographie
Gentilé Driencourtois
Population
municipale
78 hab. (2023 en évolution de −15,22 % par rapport à 2017)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 57′ 33″ nord, 3° 00′ 38″ est
Altitude Min. 65 m
Max. 139 m
Superficie km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Péronne
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Péronne
Législatives 5e circonscription de la Somme
Localisation
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Driencourt
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Driencourt
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Driencourt
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Driencourt
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    Géographie

    Localisation

    Ce village rural est situé à environ km à l'est de Péronne. Il n'est arrosé par aucun cours d'eau ; la nappe souterraine est malgré tout peu profonde, Driencourt étant située dans une vallée[1].

    Vue panoramique du village.

    Hydrographie

    La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[Carte 1].

    Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
    Réseau hydrographique de Driencourt[Note 1].

    Climat

    Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[4] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[5]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

    Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,4 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 733 mm, avec 1,2 jours de précipitations en janvier et 0,9 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Estrées-Mons à 9 km à vol d'oiseau[8], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 647,5 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,9 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −15,8 °C, atteinte le [Note 2].

    Urbanisme

    Typologie

    Au , Driencourt est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Péronne, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[12]. Cette aire, qui regroupe 52 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[13],[14].

    Occupation des sols

    L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (86,9 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (91,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (80,6 %), forêts (13,1 %), zones agricoles hétérogènes (6,2 %)[15]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

    Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
    Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

    Voies de communication et transports

    La localité est desservie par la ligne d'autocars no 48 (Épehy - Villers-Faucon - Péronne) du réseau interurbain Trans'80 Hauts-de-France[16].

    Toponymie

    Le nom de la localité est attesté sous les formes Adriani curtis ; Driercurt en 1096 ; Drincurt en 1149 ; Driencurt en 1164 ; Drecort en 1204 ; Driencourt en 1226 ; Drencort en 1275 ; Adriencourt en 1308 ; Driancourt[17].

    Histoire

    Des traces de villa gallo-romaine y ont été retrouvées, ainsi que des souterrains refuges (muches)[18].

    À la fin du XIXe siècle, l'exploitation du phosphate à Templeux-la-Fosse fait croître la population du village[1].

    Le village a été détruit pendant la Première Guerre mondiale.

    Politique et administration

    Davantage d’informations Période, Identité ...
    Liste des maires successifs
    Période Identité Étiquette Qualité
    Les données manquantes sont à compléter.
    avant 1981   Octave Jacob    
    Les données manquantes sont à compléter.
    mars 2001 2014 Hilde Mascre[19]    
    2014[20] mai 2020 Jean-Luc Coste    
    mai 2020[21] mars 2022 Gaston Widiez   Retraité. Démission.
    avril 2022[22] en cours Cathy Ondicana-Mauguin    
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    Population et société

    Démographie

    L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[23]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[24].

    En 2023, la commune comptait 78 habitants[Note 4], en évolution de −15,22 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

    Évolution de la population  [modifier]
    1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
    360394415446491475486461429
    1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
    426439392352325301288261303
    1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
    302299284148184141131122127
    1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
    12711997887885888898
    Davantage d’informations - ...
    2017 2022 2023 - - - - - -
    928078------
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    De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
    (Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
    Histogramme de l'évolution démographique

    Enseignement

    En , les écoliers relevant du syndicat intercommunal du secteur de Tincourt-Boucly (Templeux-la-Fosse, Longavesnes, Driencourt, Aizecourt-le-Bas, Marquaix-Hamelet) sont accueillis dans le pôle scolaire, nommé « La Voie verte »[27].

    Culture locale et patrimoine

    Lieux et monuments

    Après la destruction pendant la guerre de 1914-1918, les projets de reconstruction de la commune furent étudiés par l'architecte parisien Jacques Debat-Ponsan.

    • Reconstruction de la mairie-école
      Le 1er projet est un rectangle orienté nord-sud, implanté à l'emplacement de l'école antérieure, à l'angle des rues d'Aizecourt et de Tincourt, sur un îlot où se trouvait l'église provisoire et une mare.
      En 1923, un nouvel emplacement est choisi pour la reconstruction de la mairie-école, en accord avec le plan d'alignement en cours d'établissement. La commune acquiert une parcelle appartenant à M. Gustave Lemaire afin de construire le nouvel édifice. Le projet définitif tenant compte de ce nouvel emplacement (dessins et devis, septembre et octobre 1924) propose la même organisation avec la grande salle carrée du conseil de 7,10 m de côté et 2 grandes baies au 1er étage, mais orientée est-ouest parallèlement à la rue. Ce projet reçoit le 11 août 1924, puis le 7 mars 1925, les autorisations préfectorales pour une dépense de travaux de 161 148,55 F. L'adjudication attribue le chantier à l'entreprise générale Hubert Durlet (Driencourt).
      La réception définitive des travaux a lieu en 1927[28].
    • Reconstruction de l'église Sainte-Radegonde
      Construite durant les années 1920, elle est aussi le travail de l'agence Debat-Ponsan[29].
    • Constructions particulières
      Le village possède un certain nombre de maisons et fermes dont la reconstruction pourrait être attribuée, de par leur style, à l'agence de Jacques Debat-Ponsan qui réalise la plupart des dossiers de dommages de guerre dans la commune.
    • Bois du Larris de Binard, bois de Buire.

    Personnalités liées à la commune

    • Gustave Devraine (1880-1958), écrivain picard[30].

    Voir aussi

    Articles connexes

    Liens externes

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    Notes et références

    Related Articles

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