Aizecourt-le-Bas

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Aizecourt-le-Bas
Aizecourt-le-Bas
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Péronne
Intercommunalité CC de la Haute Somme
Maire
Mandat
Florence Choquet
2020-2026
Code postal 80240
Code commune 80014
Démographie
Gentilé Aizecourtois
Population
municipale
69 hab. (2023 en évolution de +27,78 % par rapport à 2017)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 58′ 55″ nord, 3° 02′ 04″ est
Altitude Min. 93 m
Max. 149 m
Superficie 3,57 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Péronne
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Péronne
Législatives 5e circonscription de la Somme
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
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Aizecourt-le-Bas
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Aizecourt-le-Bas
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Aizecourt-le-Bas
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Aizecourt-le-Bas

Aizecourt-le-Bas est une commune française située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Localisation

Communes limitrophes

Communes limitrophes d’Aizecourt-le-Bas
Nurlu
Nurlu et Templeux-la-Fosse Aizecourt-le-Bas Liéramont
Templeux-la-Fosse

Description

Vue panoramique du village.

Aizecourt-le-Bas est un village rural picard du Vermandois situé à km au nord-est de Péronne, à 25 km de Saint-Quentin et à 26 km au sud-ouest de Cambrai.

Il est aisément accessible par l'ancienne RN 17 (actuelle RD 917).

En 2019, la localité est desservie par la ligne d'autocars no 48 (Épehy - Villers-Faucon - Péronne) du réseau interurbain Trans'80 Hauts-de-France[1].

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau[Carte 1].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique d'Aizecourt-le-Bas[Note 1].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[2]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[3]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[4] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[5]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[6],[7].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,3 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 740 mm, avec 11,1 jours de précipitations en janvier et 0,9 jours en juillet[2]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Épehy à 8 km à vol d'oiseau[8], est de 10,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 752,8 mm[9],[10]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,1 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −14,4 °C, atteinte le [Note 2].

Urbanisme

Typologie

Au , Aizecourt-le-Bas est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11]. Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Péronne, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[12]. Cette aire, qui regroupe 52 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[13],[14].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (96,3 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (96,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (96,3 %), forêts (3,7 %)[15]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Escourt-le-Grand en 1573; Haizecourt-le-Bas en 1690[16].

Voir Aizecourt-le-Haut

Remarque : la forme Escourt-le-Grand de 1573 est aussi donnée à Aizecourt-le-Haut, mais en 1592, par le Dictionnaire topographique de la Somme, ce qui est contradictoire.

Aizcour-Bas en picard.

Histoire

Première Guerre mondiale

Le lieu-dit le bosquet des Moines rappelle le rôle des grandes abbayes médiévales qui ont défriché la Forêt d'Arrouaise au XIIIe siècle. Le Vermandois et donc l'emplacement du village étaient alors boisés[17].

Le village est considéré comme détruit à la fin de la guerre[18] et a été décoré de la Croix de guerre 1914-1918, le [19].

Seconde Guerre mondiale
Plaque commémorative aux résistants tués le 28 juin 1944.

Vingt résistants, la plupart âgés de moins de 20 ans, partis du bassin minier pour rejoindre le maquis des Ardennes, ont été capturés le , lors des combats de la Libération de la France à la ferme Viltard, à l'entrée du village. Trois d'entre eux sont tués lors du combat : Pierre Bolle (17 ans), Charly Leire (18 ans) et Octave Dreze (20 ans). Les autres sont fusillés quelques jours plus tard ou déportés dans les camps de concentration. Cinq ont survécu, dont les quatre femmes du groupe, après trois mois d'internement, d'interrogatoires et de tortures. Chaque dernier dimanche du mois de juin, une cérémonie commémorative se tient pour rappeler le sacrifice de ces résistants[20]

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

Rattachements administratifs

La commune se trouve dans l'arrondissement de Péronne du département de la Somme.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Roisel[21]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Péronne

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la cinquième circonscription de la Somme.

Intercommunalité

Aizecourt-le-Bas était membre de la communauté de communes du canton de Roisel, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1994 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Cette petite intercommunalité a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté de communes de la Haute Somme dont est désormais membre la commune.

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Francis Viltard    
mars 2008[22] en cours
(au 2 décembre 2020)
Florence Choquet   Réélue pour le mandat 2020-2026[23],[24]

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[26].

En 2023, la commune comptait 69 habitants[Note 4], en évolution de +27,78 % par rapport à 2017 (Somme : −1,23 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
328340294303329388353350362
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
350372353348341338302282347
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
280290253789171834969
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
806752545660575760
2017 2022 2023 - - - - - -
546569------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[21] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

Pour la scolarité primaire, la commune relève du regroupement pédagogique intercommunal basé à Tincourt-Boucly qui regroupe 6 communes : Aizecourt-le-Bas, Driencourt, Longavesnes, Marquaix, Templeux-la-Fosse et Tincourt-Boucly.

Ce regroupement compte 4 classes[28].

Culture locale et patrimoine

Pour approfondir

Notes et références

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