Le droit au bouchon peut se justifier par le fait que, même si le client apporte sa propre bouteille, le restaurateur doit ouvrir la bouteille, servir les verres, fournir puis nettoyer les verres utilisés. Selon un article de Le Dauphiné de 2023, le droit au bouchon est de 2-3 euros par bouchon à un mariage, 4-8 euros dans un restaurant, et 15-20 euros dans un restaurant gastronomique[1].
L'adoption de cette formule peut permettre à certains restaurateurs de contourner l'absence de licence pour la vente d'alcool. Cette formule permet d'éviter le stockage et les invendus[1].
Le droit de bouchon permet au client de boire le vin de son choix avec son repas sans avoir à payer la marge de distribution du restaurateur (selon Philippe Faure-Brac, la vente de vin représente 40% à 50% du chiffre d'affaires des restaurants gastronomiques). Le droit de bouchon augmente parfois le panier moyen des clients sur la nourriture. Apporter ses propres bouteilles reste une pratique marginale dans le monde de la restauration en France[2], le manque-à-gagner sur les ventes de bouteilles étant la principale raison identifiée[1]. Les déclarations fiscales liées aux revenus des droits au bouchon sont également compliquées, car tout établissement de débit de boisson doit fournir un titre de mouvement (« document simplifié d'accompagnement » ou une « capsule, empreinte, vignette ou autre marque fiscale représentative des droits indirects ») pour justifier l'origine des bouteilles vendues[3].