Droit des obligations en Belgique
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En Belgique, le droit des obligations est une des bases principales du droit privé. Il est l'héritier du droit romain et a subi des évolutions importantes en 1804, date d'entrée en vigueur du code civil, ainsi que lors des modifications législatives, jurisprudentielles et doctrinales des textes et de leurs interprétations.
La majorité de la loi concernant le droit des obligations se trouve dans les articles 1108 à 1386 bis, 1689 à 1701 et 2219 à 2280 du code civil; la loi du réglementant la construction d'habitations et la vente d'habitations à construire ou en voie de construction; la loi du relative au crédit à la consommation; la loi du sur les pratiques du commerce et sur l'information et la protection du consommateur; et la loi du relative à la publicité trompeuse et à la publicité comparative, aux clauses abusives et aux contrats à distance en ce qui concerne les professions libérales.
Le législateur de l'Union européenne vise de plus en plus à une harmonisation du droit des obligations en Europe, en particulier en ce qui concerne le droit de la concurrence, le commerce électronique, le droit de la consommation ou encore la responsabilité du fait des produits défectueux.
L'obligation est un lien de droit en vertu duquel une ou plusieurs personnes, physiques ou morales (créanciers) peuvent exiger une prestation ou une abstention d'une autre ou de plusieurs autres personnes, les débiteurs. Ce lien juridique implique un pouvoir de contrainte du créancier sur le débiteur en vue de le forcer à s'exécuter[1].
On classe généralement les obligations en trois catégories : les obligations de facere (de faire), de non-facere (de ne pas faire) et de dare (donner, c'est-à-dire de créer ou de transférer un droit réel ou de créance).
Les sources d'obligations
Les obligations issues d'actes juridiques
L'acte juridique peut être défini comme une manifestation de volonté émise avec l'intention de produire des effets que la loi lui attache, ce que l'on nomme l'intention juridique.
La doctrine classe les obligations issues d'actes juridiques en actes juridiques unilatéraux et en actes juridiques multilatéraux, les contrats. Le Code civil énonce beaucoup de règles sur les contrats mais peu sur les actes juridiques unilatéraux et, quand elle le fait, ce n'est pas en tant que catégorie générale mais sur les actes juridiques unilatéraux déterminés.
L'acte juridique unilatéral
L'acte juridique unilatéral est la manifestation de volonté d'une seule personne avec l'intention de produire des effets que la loi lui attache. On trouve comme actes juridiques unilatéraux :
- le testament et la renonciation à une succession,
- la reconnaissance d'un enfant,
- le congé en matière de bail, le licenciement d'un préposé, la révocation d'un contrat de mandat, l'exercice de la faculté de résiliation unilatérale d'une convention,
- L'engagement par déclaration unilatérale de volonté,
- etc
Bien qu'unilatéral, une manifestation de volonté peut créer une obligation dans le chef de son auteur. Par exemple, l'offre de contracter lie celui qui propose[2]. Pour cela, il faut une manifestation d'une volonté certaine et ferme, la forme n'a pas d'importance, dans certains cas, une notification au destinataire [Note 1],[3].
Le contrat
Le contrat est un accord de volonté entre au moins deux personnes en vue de produire des effets dans le domaine du droit.
Les obligations issues de faits juridiques
La responsabilité extracontractuelle
Les quasi-contrats
Les quasi-contrat sont une sorte de contrat. La différence avec un contrat habituel bilatéral est qu'ici, dans le quasi-contrat, une des parties n'a pas donné son consentement. Les exemples de quasi-contrat sont nombreux : votre voisin, parti en vacances, a subi un dégât des eaux, vous appelez le toiturier pour réparer la fuite : votre voisin, sans avoir donné son accord préalable, s'engage à vous rembourser les frais du réparateur car vous avez pris une décision dans son intérêt. Même principe si vous payer une facture que votre conjoint avait déjà payé deux jours plus tôt : le vendeur doit vous rembourser le paiement indu sans avoir donné d'accord.
