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Droits LGBT en Namibie

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Les droits des personnes LGBTQ en Namibie ne sont pas les mêmes que ceux du reste de la population.

Légalité des pratiques sexuelles entre personnes de même sexe Oui (depuis 2024)
Sanction Non
Protection contre les discriminations Oui
Majorité sexuelle identique Oui
Faits en bref Légalité des pratiques sexuelles entre personnes de même sexe, Sanction ...
Droits LGBT en Namibie
Image illustrative de l'article Droits LGBT en Namibie
Légalité des pratiques sexuelles entre personnes de même sexe  Oui (depuis 2024)
Sanction  Non
Protection contre les discriminations  Oui
Majorité sexuelle identique  Oui
Identité de genre  Oui
Service militaire  Non
Don de sang  Non
Interdiction des thérapies de conversion  Non
Partenariat  Non
Mariage  Non
Adoption  Non
Fermer

Lois sur les pratiques sexuelles entre personnes de même sexe

La sodomie fut longtemps illégale en Namibie et passible d'une peine de prison. L'ancien président Sam Nujoma et l'ancien ministre Jerry Ekandjo (en) se sont à plusieurs reprises livrés à des déclarations ouvertement hostiles aux droits des LGBTQ. Ces déclarations ont fait l'objet de condamnations tant au niveau national qu'international[1].

Malgré cela, des groupes militants LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuels et Transgenres), comme Sister Namibia et Rainbow Project, opèrent librement dans les principales villes de Namibie[2]. Plusieurs attaques contre ces organisations ou des LGBTQ acquérant une certaine visibilité comme Wendelinus Hamutenya, le Mister Gay de Namibie, ont toutefois été à déplorer[3]. Il n'y a pas d'information disponible sur l'histoire des citoyens LGBT avant 1990.

À partir de 1995, une campagne anti-LGBTQ est lancée dans le pays par le parti au pouvoir (la SWAPO), qui avait pourtant auparavant lutté contre l'apartheid. Il s'agissait notamment de discréditer certains adversaires politiques. La trajectoire de la Namibie diffère donc radicalement de celle de l'Afrique du Sud, où la lutte contre l'apartheid s'est couplée d'un combat pour les femmes et les minorités sexuelles[2].

En , un tribunal de grande instance de Namibie déclare inconstitutionnelles deux lois datant de l'époque coloniale qui criminalisent les relations homosexuelles entre hommes[4],[5].

Mariage

Le , la plus haute institution juridique de Namibie a reconnu les mariages de couples de même sexe conclus à l’étranger[6]. Cette décision a été annulée en , lorsqu'une nouvelle loi a été promulguée interdisant explicitement les mariages entre personnes de même sexe et la reconnaissance de ceux célébrés à l'étranger[7].

Identité et expression de genre

La loi n° 81 de 1963 sur l'enregistrement des naissances, des mariages et des décès (afrikaans : Wet op die Registrasie van Geboortes, Huwelike en Sterfgevalle, 1963 ; anglais : Births, Marriages and Deaths Registration Act 81 of 1963) stipule que : « Le secrétaire peut, sur recommandation du secrétaire à la Santé, modifier dans le registre des naissances de toute personne ayant subi un changement de sexe, la description du sexe de cette personne et peut à cette fin demander les rapports médicaux et initier les enquêtes qu'il juge nécessaires »[8].

Il a été rapporté en 2015 que les demandes de changement de sexe sont traitées au cas par cas et ne posent pas de problème, à condition que la personne puisse fournir des rapports médicaux attestant de sa transition, notamment une chirurgie de réattribution sexuelle. Une fois la demande approuvée, une personne transgenre peut solliciter une nouvelle carte d'identité et un passeport[8].

De plus, une personne transgenre n'ayant pas subi de changement de sexe pourrait éventuellement se prévaloir de la loi n° 2 de 1996 sur l'identification (anglais : Identification Act 2 of 1996). Cette loi stipule que « si un document d'identité ne reflète pas correctement les informations relatives à la personne à qui il a été délivré, ou contient une photographie qui ne représente plus cette personne de manière reconnaissable », le ministre doit l'annuler et le remplacer par un document d'identité amélioré[8].

Soutien politique

Le soutien aux droits des personnes LGBTQ au sein des partis politiques namibiens est divisé[9].

Parmi les partis qui soutiennent les droits des personnes LGBTQ+, on trouve le Parti de tous les peuples et le Mouvement démocratique populaire[10]. Les partis qui s'y opposent incluent les Combattants namibiens pour la liberté économique[9],[11] et la Ligue de la jeunesse du parti SWAPO (en)[9]. D'autres partis, comme la Repositionnement affirmé, n'ont pas de position officielle sur la question[9].

Notes et références

Annexes

Bibliographie

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