Mis en cale à Lorient, il est lancé le et mis en service .
Avant d'être modernisé, le Duperré va d'abord être transformé en bâtiment d'expérimentation d'un équipement (sonar) de détection sous-marine à très grande profondeur[1]. Les travaux se déroulent à Toulon, du au .
Ils consistent en le débarquement de l'armement (artillerie, armes sous-marines…) et en l'installation d'un imposant dispositif de mise à l'eau d'un sonar massif, ainsi que du touret d'un câble de 1 300 mètres, destiné à remorquer le transducteur de quinze tonnes.
Il est ensuite utilisé pour expérimenter le sonar remorqué à grande profondeur Cormoran 1 entre 1967 et 1971.
Du au le Duperré est largement reconstruit dans le but d'en faire un bâtiment anti-sous-marin avec une capacité de bâtiment de commandement pour force navale. Doté des mêmes senseurs que les T47 refondus en version ASM[2] une plateforme et un hangar lui permet de disposer d'un hélicoptère de combat Lynx HAS.2 (WG-13)[3] en substitution du système Malafon. Le dispositif de lancement de torpilles (catapultes sur berceaux) est du même modèle que celui des frégates ou corvettes ASM. Par ailleurs, l'installation de l'équipement SENIT 2 offre au Duperré la pleine capacité de la conduite de l'action ASM ainsi que celles des opérations d'une force navale[4]. Il devient le navire amiral de l'escadre de l'Atlantique.
Il touche un haut-fond dans le raz de Sein le à minuit, ce qui cause une brèche de 35 mètres sans faire de blessés . Après son remorquage le à l'arsenal de Brest[5], il est réparé et continue à naviguer.
↑En vertu de quoi, il portera régulièrement (ou occasionnellement) la marque de l'amiral commandant l'escadre de la Méditerranée, ou bien celle du commandant de l'escadre de l'Atlantique.
Alain Boulaire, La Marine française: De la Royale de Richelieu aux missions d'aujourd'hui, Quimper, éditions Palantines, , 383p. (ISBN978-2-35678-056-0)