La déclaration de Yamoussoukro est un traité qui permet un «ciel ouvert», concernant la libéralisation de l`accès au marché du transport aérien en Afrique. La décision a été approuvée par 44 membres de l'Union africaine en 1999 et est devenue contraignante en 2002[1].
Le traité accorde des droits de transit et de liberté aérienne entre tous ses signataires. Ce traité se veut initiateur d'une nouvelle politique aéronautique africaine et prévoit la souplesse dans l`octroi de la «5eme liberté», l`intégration des compagnies aériennes africaines, l`amélioration de la gestion de celles-ci, le financement des activités en matière de transport aérien, le
système de distribution des produits, le bruit des aéronefs et le mécanisme de suivi[2]. Il a également cherché à éliminer les restrictions sur la propriété des compagnies aériennes et les limites de fréquence sur les routes internationales entre les États signataires[3]. En à Addis Abeba, la Conférence des Chefs d’États et de Gouvernements de
l`Union Africaine a conféré les pouvoirs d’Organe d’Exécution de la Décision de Yamoussoukro à la Commission Africaine de l`Aviation Civile (CAFAC)[4].
La mise en œuvre et l'application pratiques de ces politiques ont cependant connu un certain nombre de revers et n'ont pas été appliquées par tous les membres de l'Union africaine[1].
En 2018, le Single African Air Transport Market (SAATM) («marché unique africain du transport aérien») a été lancé dans le but de mettre pleinement en œuvre la déclaration de Yamoussoukro[5].