Déclin des populations d'oiseaux

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Planche d'espèces éteintes (extrait d'un ouvrage de 1907)

Le déclin des populations d'oiseaux est un phénomène dû à l'activité humaine ayant commencé à la préhistoire et s'étant considérablement accentué à l'époque contemporaine, la principale raison étant la destruction des habitats.

Les activités humaines ont toujours eu un effet significatif sur beaucoup d'espèces d'oiseaux. Plus d'une centaine d'espèces disparurent dans la période préhistorique. Les extinctions les plus dramatiques se sont produites dans l'océan Pacifique après que les hommes eurent colonisé les îles de Mélanésie, de Polynésie et de Micronésie provoquant la disparition de 750 à 1 800 espèces[1]. Selon l’institut Worldwatch, beaucoup de populations d’oiseaux déclinent actuellement dans le monde, 1 200 espèces étant menacées d’extinction dans le siècle à venir[2]. La principale raison évoquée est la destruction de l’habitat[3]. Les autres menaces incluent la chasse excessive, la mortalité accidentelle due à des collisions avec des avions, la prise accidentelle dans des palangres, la pollution, la concurrence et la prédation par des espèces invasives, par les chats[4] (voir Prédation des chats sur la faune sauvage), les marées noires, l’utilisation de pesticides et le changement climatique.

La situation est très variable suivant les espèces. Si une grande majorité ont leur population qui diminue, certaines ont été sauvées de l'extinction, d'autres ont actuellement leur population en voie de stabilisation voire en phase de développement. Ceci est dû aux multiples efforts de protection. Enfin, a contrario, quelques espèces sont invasives et subissent même des plans d'extermination.

La population de bon nombre d’espèces d’oiseaux décline. Ceci est particulièrement vrai pour les passereaux. Les Psittaciformes constituent un des groupes les plus menacés avec 130 espèces concernées.

En Europe, ce sont principalement les populations de Passeridae qui diminuent. Des études dans la région de Hambourg montrent une diminution de 50 % des oiseaux depuis les années 1980. 60 % des populations de la région de Prague ont diminué depuis les années 1990, tandis qu'une baisse de 15 % des populations de moineaux à Paris a eu lieu. Entre 1989 et 2002, 89 % des hirondelles de fenêtre ont disparu de France. Depuis les années 2000, les passereaux ont pratiquement disparu de Grande-Bretagne[réf. nécessaire].

Aux États-Unis, les populations ont également beaucoup baissé depuis les années 1970, de plus de 80 % pour certaines d'entre elles[5]. La situation est similaire en Asie.

En fait les variations observées ne sont pas identiques suivant les régions et les espèces. La LPO estime qu'entre 1989 et 2006, les oiseaux « généralistes » sont en augmentation de 12 %, que les populations d'espèces dans les bâtis sont constantes, que les populations vivant les milieux forestiers ont reculé de 19 %, que les effectifs de ceux liés au milieu agricole ont baissé de 29 % et parmi ces derniers, ce sont les oiseaux vivant au sol qui sont les plus touchés.

En France, le dernier rapport de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) dresse un état des lieux alarmant par rapport au reste du monde :

  • 4 % des espèces d'oiseaux sont en danger critique contre 2 % dans le monde.
  • 7,2 % sont en danger contre 4 % dans le monde.
  • 9,4 % sont quasi menacées contre 8 % dans le monde.
  • 15,2 % sont vulnérables contre 7 % dans le monde.

Histoire de la prise de conscience

Même si la prise de conscience qu’il faut protéger les oiseaux est un phénomène ancien puisqu'en 676 Cuthbert de Lindisfarne édicte ce qui pourrait bien être la première loi de protection de ceux-ci, l'homme est plus ou moins responsable de la disparition d'espèces depuis des siècles. Ces extinctions restaient cantonnées à des espèces précises par une action directe de l'homme sur l'espèce ou son environnement. C'est le cas des rapaces exterminé par les chasseurs en Occident.

Or, toujours en Occident, les populations d'oiseau sont dénombrées d'une façon plus ou moins rigoureuse par les organismes de protection, notamment pour les populations migratrices depuis le début du XXe siècle. Un signal d'alarme est tiré en 1962 par Rachel Carson dans son livre Printemps silencieux (titre en référence au déclin des populations d'oiseaux), dans lequel cette biologiste américaine pionnière de l'écologie occidentale explique que la disparition de certains oiseaux est due aux pesticides organochlorés[6].

C'est au cours des années 1980, que l'on a observé les premières baisses de population de passereaux.

Cause de la diminution

Notes et références

Voir aussi

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