Dépendance verte
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Une dépendance verte est une dépendance routière végétalisée. Les dépendances vertes se divisent en deux catégories ; celles directement associées au fonctionnement de la route (accotements, fossés, terre-plein central, etc.) et celles qui l'accompagnent (talus, circulations douces, délaissés)[1]. Elles assurent des fonctions techniques (limitation de l'érosion du talus, filtration des polluants, épuration des eaux de ruissellement par les fossés enherbés), routières (amélioration de la lisibilité du tracé, participation à la sécurité routière, protection contre le vent), paysagères (embellissement du paysage, écran visuel), écologiques (habitat et refuge de la faune et la flore menacées par les techniques de culture intensive et par l'avancée des zones urbanisées, corridor biologique assurant la connectivité écologique entre plusieurs habitats fragmentés).
À l'origine, les routes ne constituaient que de simples « griffures » du milieu naturel, tributaires du relief, du sol, des eaux… Au cours des siècles, elles s'affranchissent de leur environnement originel. « Un degré croissant d'artificialisation des marges induit un relief de plus en plus atténué, des apports de matériaux extérieurs, une végétalisation artificielle et l'emploi récurrent d'herbicides. Dans la seconde moitié du XXe siècle, cette artificialisation poussée a pour conséquences une perte importante de biodiversité et une accentuation des phénomènes invasifs[2] ».
C'est dans ce contexte que sont élaborés des guides pratiques d'entretien des dépendances vertes[3] : « Entretenir les dépendances vertes n'est pas soigner un défaut, c'est contrôler le développement de la végétation en évolution permanente. »