Déplacement QU-
From Wikipedia, the free encyclopedia
Dans le domaine de la linguistique, le déplacement QU- est une transformation syntaxique qui concerne le mouvement des syntagmes interrogatifs. Cette opération est appelée « déplacement QU- » parce que plusieurs mots interrogatifs français commencent par les lettres « qu- », tels que qui, que, quoi, quel(le)(s) et quand[1]. Les mots interrogatifs qui ne commencent pas « qu- » mais sont toujours assujettis au deplacement QU- incluent pourquoi, comment, combien, et où[1]. En anglais, cette opération est appelée « wh-movement » pour la même raison ; les mots interrogatifs anglais commencent typiquement par les lettres « wh- ».
Les syntagmes interrogatifs sont utilisés pour générer les interrogatives partielles (par opposition aux interrogatives totales), ainsi que les propositions relatives[1]. Les phrases qui démontrent le déplacement QU- exprimeront un ordre particulier des mots ; le syntagme interrogatif se trouve en début de phrase ou en début de proposition enchâssée[2]. Par exemple, on dirait habituellement « À qui Michael parle ? » au lieu de « Michael parle à qui ? ».
Les triades des phrases suivantes illustrent le déplacement QU-. Les premières phrases sont des déclarations simples, tandis que les deuxièmes et troisièmes phrases sont le résultat du déplacement QU- afin de produire une question. Enfin, les troisièmes phrases sont des propositions relatives. Le syntagme qui est déplacé est mis en gras et la position originale de ce syntagme, avant le déplacement QU-, est indiquée par une trace (ti).
- 1 : Je préfère une boisson gazeuse.
- 2 : Que je préfère ti ?
- 3 : C’est une boisson gazeuse que je préfère ti.
- 1 : Son fils voyage à Paris.
- 2 : Qui ti voyage à Paris ?
- 3 : C’est son fils qui ti voyage à Paris.
Les approches théoriques
Déplacement QU- résulte généralement dans une discontinuité. Le constituant qui est déplacé dans une position séparée. Dans cette position, la syntagme n'est pas dominée syntaxiquement par son constituant naturel. Il est séparé de sa position canonique par un syntagme qui dominé son position canonique. Donc, il y a un constituent discontinué et il y a une dépendance de longue distance présente. Ces dépendances défient les théories syntaxiques mais chaque théorie syntaxique a des explications de les décrivent. Dans la majorité des cases, les dépendances sont définies par movement ou passage des fonctionnalités.
Les théories du mouvement ont une histoire longue et établie aussi loin que la Grammaire Générative précoce (1960s-19070s). Ils disent que le constituent déplacé (la syntagme QU-) est généré premièrement dans sa position canonique dans la structure en dessous de la surface syntaxique. Les expressions sont ensuite déplacées ou copiées hors de la position de base et sont placées dans leurs positions de surface ou ils sont réalisés dans le discours. Dans les arbres syntaxique, le mouvement est montré par une trace (t), une flèche de mouvement, un retrait etc.
La théorie alternative au mouvement est le passage des fonctionnalités. Cette approche rejette que le mouvement se produit du tout. La syntagme QU- is généree dans la position de surface (la base est dans la position de surface). Au lieu de mouvement des syntagmes, l'information est déplacée (le passage des fonctionnalités) en haut ou en bas de l'arbre syntaxique, vers et depuis la position de la lacune.