Désiré Linard
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| Désiré Linard | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Sénateur français | |
| – (2 mois et 24 jours) |
|
| Circonscription | Ardennes |
| Député français | |
| – (9 ans, 2 mois et 10 jours) |
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| Élection | |
| Réélection | 22 septembre 1889 20 août 1893 |
| Circonscription | Ardennes |
| Législature | IVe, Ve et VIe (Troisième République) |
| Prédécesseur | Théophile Armand Neveux |
| Successeur | Maurice Ternaux-Compans |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Givet, France |
| Date de décès | (à 58 ans) |
| Lieu de décès | Rethel, France |
| Nationalité | Française |
| Profession | Industriel |
| modifier |
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Désiré Linard, né le à Givet (Ardennes) et mort le à Rethel (Ardennes), est un industriel et un homme politique français.
Son rôle a été déterminant dans le développement de l'industrie du sucre, et dans les relations entre cette industrie et les agriculteurs. Il a été aussi maire, député et sénateur des Ardennes, pesant pour l'instauration et le maintien d'un régime républicain à un moment décisif de l'histoire de la Troisième République.
D’origine modeste, issu pour la branche paternelle de la province de Namur où son grand-père était charretier, son père est venu trouver du travail à Fromelennes comme fondeur de cuivre. Sa mère était fille d’un instituteur d’Houldizy. Sa famille était installée sur l’écart de Ripelle, entre Givet et Fromelennes.
Né en à Givet[1], il entre à l'École des arts et métiers de Châlons-sur-Marne[1], et en sort en 1859. Il travaille sous la direction de son frère Jules dans l'entreprise Cail, comme dessinateur puis comme ingénieur[2] . Ils interviennent notamment pour l’industrie betteravière encore naissante.
L'industriel
À 22 ans, il s'établit fabricant de sucre à Saint-Germainmont, avec deux de ses frères, Jules, à nouveau, et Fulgence. C’est la société « Linard Frères & Cie ». Ils ajoutent ensuite à cette première sucrerie celle d'Ecly dans le même département puis d’autres. Ils doivent aussi acquérir des fermes pour assurer l’alimentation de ces usines. En 1874, Désiré Linard crée la râperie de Villers-devant-le-Thour. Le principe déjà mis en pratique par son frère Jules dans l’Aisne est de râper les betteraves à proximité des champs, de les presser et d’envoyer le jus par canalisation vers la sucrerie la plus proche[3], ici Saint-Germainmont[4].
