École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre
école nationale supérieure de théâtre située à Lyon
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L'École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre (ENSATT), appelée familièrement autrefois « Centre d'art dramatique », ou simplement « Rue Blanche », créée en 1941 à Paris sous le nom de Centre de formation professionnelle du spectacle[1], est l'une des douze écoles nationales de théâtre en France. Il s'agit d'un établissement public sous tutelle du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche[2], délocalisé à Lyon en 1997.
| Fondation |
1941 à Paris |
|---|
| Type | |
|---|---|
| Forme juridique |
Autre établissement public national d'enseignement (d) |
| Nom officiel |
ECOLE NATIONALE SUPERIEURE DES ARTS ET TECHNIQUES DU THEATRE |
| Site web |
| Étudiants |
182 () |
|---|
| Pays | |
|---|---|
| Ville |
Missions
L’ENSATT est une « école-théâtre » où sont enseignés les métiers de comédien, administration du spectacle vivant, costumier, coupeur, directeur technique, écrivain dramaturge, metteur en scène, concepteur lumière, concepteur sonore, régisseur, et scénographe[3].
À ces enseignements professionnels s'ajoute un enseignement théorique transversal : arts et humanités. L'établissement accueille près de 220 étudiants, étudiantes et stagiaires de formation initiale et continue[4].
Historique
Création de l'école
Le , pendant l'Occupation allemande, le Centre de formation professionnelle du spectacle est créé au 32, rue Eugène-Flachat, dans le 17e arrondissement de Paris. Le , il est transformé en "Centre de jeunesse du spectacle" dans le cadre des centres de formation professionnelle institués par le gouvernement de Vichy. C'est une école préparatoire gratuite au Conservatoire national supérieur d'art dramatique (alors "Conservatoire de musique et de déclamation"), ouverte à d'autres disciplines, la décoration, l'écriture de pièces, la mise en scène ainsi qu'à des enseignements théoriques et pratiques, que dirige Raymond Rognoni, ancien pensionnaire de la Comédie-Française, chef de troupe, acteur et fondateur, en 1924, du Collège Rognoni ("École des enfants du spectacle"), rue du Cardinal-Lemoine dans le 5e arrondissement de Paris.
Par manque de place, l'école déménage au 21 rue Blanche dans le 9e arrondissement, dans un hôtel particulier à l'abandon construit, vers 1900, par Charles Girault[5]. En , le Centre, sous tutelle de l'Enseignement technique rattaché au ministère de la Jeunesse et des Sports, passe sous la direction artistique de Jean Meyer.
Après-guerre
En , le centre d'apprentissage d'art dramatique est transformé en lycée technique avec l'appellation d'École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre.
En , Pierre Roudy, agrégé d'anglais, auteur dramatique, époux d'Yvette Roudy, est nommé proviseur du nouveau lycée technique ; Jean Meyer, restant directeur artistique, devient le responsable adjoint.
En , Patrick Bourgeois succède à Pierre Roudy.
À la suite de grèves et révoltes d'élèves, l'ENSATT passe, en , sous la tutelle du ministère de l'Enseignement supérieur.
Déménagement à Lyon
Malgré l'opposition des professeurs, l'école déménage à Lyon en , au 4 rue Sœur-Bouvier, dans un bâtiment neuf. À cette occasion, Gérard Schembri est nommé directeur des études par Patrick Bourgeois ; il lui succèdera entre 2006 et 2009.
Thierry Pariente prend ses fonctions de directeur de l'ENSATT le [6]. Il est nommé pour un second mandat de trois ans, à compter du [6], puis pour un troisième à compter du [7].
Laurent Gutmann, nommé par arrêté du , lui succède[8].
Leyla-Claire Rabih, nommée par arrêté du 21 février 2024, lui succède[9].
Personnalités notables
Personnalités ayant suivi les cours
- Jean-Claude Arnaud
- René Arrieu
- Michel Aumont
- Guy Bedos
- Loleh Bellon
- Julien Bertheau
- Dominique Besnehard
- Manuel Blanc
- Bernard Blier
- Évelyne Bouix
- François Bourcier
- Anne Bourgeois
- Louis Bozon
- Suliane Brahim
- Christian Brendel
- Claude Brosset
- Yves Brunier
- Isabelle Carré
- Jacques Charrier
- Roger Coggio
- Yann Collette
- Flavia Coste
- Laurence Côte
- Fanny Cottençon
- Julien Cottereau
- Clotilde Courau
- Vincent Davy
- Cécile de France
- Dominique Delpierre
- Jérôme Deschamps
- Georges Descrières
- Guilhaine Dubos
- Nicole Dogué
- Armand Éloi
- Simon Eine
- Audrey Fleurot
- François Florent
- Catherine Frot
- Jean-Marie Galey
- Nicole Garcia
- Yves Gasc
- Cyril Gély
- Marie-Pierre de Gérando
- GiedRé
- Annie Girardot
- Gilles Gleizes
- Daniel Goldenberg
- Christian Gonon
- Zakariya Gouram
- Juliette Gréco
- Patrick Green
- Pierre Hatet
- Isabelle Huppert
- Irène Jacob
- Marlène Jobert
- Sam Karmann
- Valérie Karsenti
- Natacha Koutchoumov[10]
- Anne Kreis
- Sébastien Lalanne
- Jean-Pierre Laruy
- Samuel Le Bihan
- Michel Lengliney
- Olivier Lejeune
- Jérémy Lopez
- Christophe Malavoy
- Jean-Pierre Malo
- Jean-Baptiste Marcenac
- Jean-Pierre Marielle
- Maria de Medeiros
- Max Meynier
- François Morel
- Marcel Mouloudji
- Océane Mozas
- Léone Nogarède
- Véronique Nordey
- Philippe Ogouz
- Georges Perros
- Jean Poiret
- Henri Poirier
- Guillaume Poix
- Bruno Pradal
- Paul Préboist
- Patrick Préjean
- Daniel Prévost
- Olivier Py
- Maurice Risch
- Emmanuelle Riva
- Jean Rochefort
- Julien Rochefort
- Maurice Ronet
- Mohamed Rouabhi
- Jean-Paul Roussillon
- Catherine Rouvel
- Rufus
- Jacques Ruisseau
- Laure Sabardin
- Kristin Scott Thomas
- Roland Sabatier
- Jean-Paul Schintu
- Michel Serrault
- Bonnafet Tarbouriech
- José Valverde
- Nicolas Vaude
- Éric Vigner
- Marie Vincent
- Jean-Daniel Vuillermoz
- Jacques Weber
- Georges Wilson
- Les Wriggles
- Wladimir Yordanoff
Personnalités ayant enseigné
- Teddy Bilis
- Éric Benoit
- Marcel Bozonnet
- Georges Chamarat
- Enzo Cormann
- Daniel Deshays
- René Dupuy
- Jacques-Henri Duval
- Michel Favory
- André Gardère
- Yves Gasc
- Adel Hakim
- Brigitte Jaques-Wajeman
- Daniel Lecourtois
- Robert Manuel
- Michel Marie
- Paul-Louis Mignon
- Jean-Paul Moulinot
- Henri Rollan
- Christian Schiaretti
- Alfred Simon
- Stuart Seide
- Pierre Tabard
- Anatoli Vassiliev
- Pierre Vielhescaze
Filmographie
- 1961 : 21, rue Blanche à Paris, court métrage documentaire de Quinto Albicocco et Claude-Yvon Leduc
- 2016 : Blanche rhapsodie de Claire Ruppli
