Eau en Iran

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Si-o-se-pol à Ispahan.

L'Iran est un pays avec peu de ressources en eau, qui utilise celle-ci majoritairement à des fins agricoles. Le pays fait face à une grave crise de l'eau.

Le bassin du plateau central iranien.

L'Iran se situe dans une zone aride du Moyen-Orient, et reçoit en moyenne 250 mm d'eau par an, dont 179 mm s'évaporent. Les ressources se décomposent en 70 % de pluie et 30 % de neige[1]. Les précipitations sont inégalement réparties d'un point de vue géographique : le plateau central iranien ne reçoit que 50 mm par an, contre 1 600 mm par an dans les régions bordant la mer Caspienne[2]. 70 % des précipitations ont lieu sur seulement 25 % du territoire[1].

Histoire

Schéma de fonctionnement d'un qanat.

La gestion de l'eau a joué un rôle important dans l'histoire de l'Iran. Le système du qanat permettait d'éviter la surexploitation des ressources en eau, et a été utilisé jusqu'au Shah Mohammad Reza Pahlavi. Celui-ci nationalise les ressources en eau, et introduit l'utilisation des puits en profondeur et du pompage à moteur[3].

À la suite de la révolution et du conflit avec l'Occident, la République islamique encourage l'industrie et l'agriculture iraniennes, ce qui conduit à la construction de nombreux barrages, canaux, pipelines et puits : ces derniers passent de 40 000 à près de 800 000 en 2018. Selon le vice-ministre de l'agriculture, 430 000 d'entre eux seraient des forages illégaux, et la majorité des forages légaux pompe une quantité d'eau trop importante. La construction de barrages a bénéficié aux entreprises de construction, notamment liées au Corps des Gardiens de la révolution islamique[3].

Utilisation

L'eau est principalement utilisée dans le secteur agricole, et utilise 92 % des réserves d'eau douce souterraine[4].

Crise de l'eau

Voir aussi

Notes et références

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