Environnement en Iran
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L'environnement en Iran est l'environnement de l'Iran, à savoir l'ensemble des composants naturels du pays, et l'ensemble des phénomènes et interactions qui s'y déploient. Il a commencé à être pris en compte par l'État dans les années 1950, à la suite des dégradations environnementales et de la surexploitation des ressources naturelles. L'Iran s'est d'abord dotée d'une association iranienne de la vie sauvage en 1956, puis d'une organisation de la chasse et de la pêche en 1967 et enfin d'organisation de l'environnement en 1971. Le but de ces organisations était la protection de l'environnement.
Nature en Iran
La faune et la flore d'Iran, étant donné la grande quantité de biomes et de biotopes, accueille de nombreuses espèces animales et végétales[1]. Certaines sont menacées d'extinction, comme le Guépard d'Iran[1] (Acinonyx jubatus venaticus), dont il ne reste que 50 à 60 individus. En effet, la raréfaction de l'onagre du désert (Equus hemionus onager), de la gazelle indienne (Gazella bennetti), de la gazelle à goitre (Gazella subgutturosa)[1], de l'urial (Ovis vignei) et des bezoars ibex (Capra aegagrus aegagrus), qui sont des proies du guépard, explique le danger d'extinction de l'espèce. D'autres animaux sont endémiques aux régions iraniennes, comme le Tétraogalle de Perse ou le daim de Perse, qui sont aujourd'hui très rares.
Protection de l'environnement en Iran
Il existe en 2006 quatre types de zones protégées en Iran[2] :
- les parcs nationaux (16)
- les refuges de vie sauvage (33)
- les zones protégées (43)
- les monuments naturels nationaux (13).
En 2006, l'Iran identifie 21 sites « Ramsar », couvrant une superficie totale de 1 465 967 ha ; en revanche, l'Iran n'a désigné aucun site comme réserve de Biosphère.
Parcs nationaux
| Site | Surface (hectares) |
|---|---|
| Lac d'Orumieh | 464 056 |
| Kavir | 446 400 |
| Bakhtegan | 160 000 |
| Golestan | 87 242 |
| Bamou | 48 678 |
| Kolah Qazi | 47 142 |
| Tandureh | 35 658 |
| Khojir | 10 013 |
| Sorkh-e-Hissar | 9 168 |
| Tang-e-Sayyad | 27 244 |
| Khabr | 149 934 |
| Bujagh | 3 278 |
| Saluk | 8 132 |
| Sarigol | 7 038 |
| Turan | 188 000 |
| Lar | 29 778 |
| Total | 1 649 771 |
| Source : Ministère de l'environnement iranien[2] | |
Sites « Ramsar »
| Site | Surface (hectares) |
|---|---|
| Péninsule de Miankaleh, baie de Gorgan et Lapoo-Zaghmarz Ab-bandan | 100 000 |
| Lac Parishan et Dasht-e-Arjan | 6 200 |
| Lac d'Orumieh | 483 000 |
| Lacs Neiriz et marais de Kamjan | 108 000 |
| Marais de Shadegan, de Khor-al Amaya et de Khor Musa | 400 000 |
| Hamun-e-Saberi et Hamun-e-Helmand | 50 000 |
| Lac Kobi | 1 200 |
| Extrémité sud du Hamun-e-Puzak | 10 000 |
| Lacs Shurgol, Yadegarlu et Dorgeh Sangi | 2 500 |
| Lagon de Bandar Kiashahr et embouchure du Sefid Rud | 500 |
| Lac Amirkelayeh | 1 230 |
| Lac Gori | 120 |
| Lacs Alagol, Ulmagol et Ajigol | 1 400 |
| Détroits du Khuran | 100 000 |
| Deltas du Rud-e-Shur, Rud-e-Shirin et Rud-e-Minab | 45 000 |
| Deltas du Rud-e-Gaz et Rud-e-Hara | 15 000 |
| Lac Gavkhouni et marais du cours bas du Zayandeh rud | 43 000 |
| Baie Govater Bay et Hur-e-Bahu | 75 000 |
| Île Shidvar | 870 |
| Lagon Gomishan | 17 700 |
| Lacs de retenue des rivières Fereydoon Kenar, Ezbaran et Sorkh Rud | 5 247 |
| Total | 1 465 967 |
| Source : Wetlands.org [3] | |
Impacts de l'activité humaine

Depuis le début du XXIe siècle, les principaux problèmes environnementaux sont les suivants.
Pollutions
- La pollution de l'air touche particulièrement les zones urbaines. Cette pollution a des causes anthropiques et est liée aux émissions des véhicules, aux opérations de raffinerie et aux effluves industriels. Le plus préoccupant de ces problèmes est peut-être celui de la qualité de l'air, plus particulièrement dans la capitale à Téhéran. Le monoxyde de carbone représente une partie importante des 1,5 million de tonnes de produits polluants rejetés à Téhéran en 2002. Le président de l'époque, Mohammad Khatami a déclaré que les voitures construites en Iran devront avoir des standards plus favorables pour l'environnement, et a promis le passage au carburant sans plomb[4]. En effet, le parc automobile est majoritairement ancien, parfois de plus de 20 ans (avec des modèles fabriqués en Iran comme la Peykan).
- La pollution par le pétrole dans le golfe Persique est due aux opérations d'extraction et de dégazage. L'Iran est le 3e pays qui a le plus gros volume de gaz brûlé dans les torchères (11,4 milliards de mètres cubes)[5].
- La pollution de l'eau est causée par les rejets industriels et les rejets non contrôlés d'eau usée.
Agriculture
L'agriculture, avec 92 % de la consommation d'eau, est menacée par le risque sécheresse. C'est ainsi que la production de pistaches, deuxième produit d'exportation de l'Iran après le pétrole, est en net recul[6].
Pression sur les ressources et impacts sur les milieux naturels
Les habitants de la ville de Machhad, deuxième plus grande ville d'Iran, consomment environ 700 000 mètres cubes d'eau par jour[7].
- La désertification prend au XXIe siècle des proportions alarmantes[8],[9].
- La déforestation
- La pénurie d'eau
- La diminution de la surface des marais à cause de la sécheresse.
Transports
Le port Shahid Rajaï est le plus grand port commercial d'Iran. Plus de 70 % des marchandises de l'Iran transitent par ce port.
