Edgar Miles Bronfman

homme d'affaires canado-américain From Wikipedia, the free encyclopedia

Edgard Miles Bronfman () est un homme d'affaires canado-américain. Il est un membre de la famille Bronfman.

Faits en bref Naissance, Décès ...
Edgar Miles Bronfman
Description de cette image, également commentée ci-après
Edgar Bronfman en 1989.
Naissance
Montréal, Québec (Canada)
Décès (à 84 ans)
Manhattan, New York (États-Unis)
Nationalité Drapeau du Canada Canadien, Drapeau des États-Unis Américain
Diplôme
Profession
Distinctions
Conjoint
  • Ann Loeb (1953-1973)
  • Carolyn Townshend (1973-1974)
  • Rita Webb (dates inconnues)
  • Jan Aronson (1994-2013)
Famille
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Biographie

Famille, jeunesse et formation

Né à Montréal le , dans la famille juive canadienne des Bronfman, il est le troisième enfant de Samuel Bronfman et de Saidye Bronfman[1],[2].

Son père est le fondateur de l'entreprise Distillers Corporation Limited, spécialisée dans la production de vin et de spiritueux. Celle-ci connaît une croissance substantielle, en partie grâce à la Prohibition aux États-Unis[1],[3]. En 1928, elle acquiert la distillerie Joseph E. Seagram & Sons et devient la Seagram Company Limited, conservant le nom d'origine Seagram[3].

Edgar M. Bronfman a deux sœurs aînées, Minda Bronfman de Gunzburg et Phyllis Lambert, ainsi qu'un frère cadet, Charles Bronfman. Ils grandissent dans un environnement luxueux[1]. Dans son autobiographie Good Spirits: the Making of a Businessman, publiée en 1998, Edgar Bronfman Sr. évoque une enfance marquée par le manque d'affection et l'absence de ses parents[1],[3].

Il étudie d'abord au Trinity College School de Port Hope en Ontario puis s'inscrit au Williams College, dans le Massachusetts, en 1946. Il quitte l'établissement lors de sa troisième année après un accident de moto. De retour à Montréal, il termine ses études à l'Université McGill, de laquelle il sort diplômé en 1951[3],[4].

Carrière

Seagram

Il entre dans l'entreprise familiale en 1951. En 1957, il fait son entrée dans la haute direction de l'entreprise, lui permettant d'améliorer la qualité des produits vendus par la compagnie, d'améliorer et d'augmenter la distribution dans de nouveaux pays.

À la suite de la mort de son père en 1971, il le remplace à la tête de la compagnie en tant que président, trésorier et directeur de la Distillers Corporation-Seagrams Ltd. Il occupe ces fonctions jusqu'en 1994, lorsque son fils Edgar Bronfman Jr. lui succède.

Congrès juif mondial

Erich Honecker, président du Conseil d'État de la RDA, reçoit Edgar M. Bronfman, président du Congrès juif mondial (1988).
Dîner offert par Oskar Fischer, ministre est-allemand des affaires étrangères, en l'honneur d'Edgar Bronfman Sr. (1988).

En 1979, il est pressenti pour remplacer le président du Congrès juif mondial (CJM) après la démission de Philip M. Klutznick. D'abord par intérim, il accède officiellement à cette fonction en , lors de la septième Assemblée plénière de l'organisation[2],[5].

Durant son mandat, il devient le premier représentant de cette organisation à parler devant la tribune des Nations unies en 1982, déclarant notamment : « La paix mondiale ne peut tolérer le déni de la légitimité d'Israël ou de tout autre État-nation »[2],[3].

Après l'élection de Mikhaïl Gorbatchev en 1985, il se rend à Moscou pour améliorer les conditions de vie des Juifs d'URSS et favoriser leur émigration[1],[6],[7]. En 1988, Edgar Bronfman Sr. rencontre le ministre soviétique des affaires étrangères, Edouard Chevardnadze[8]. Ses voyages visent également à rétablir les relations diplomatiques entre Israël et l'URSS[6],[7].

En 1986, sous son impulsion, le Congrès juif mondial accuse Kurt Waldheim, ancien secrétaire général des Nations unies et candidat à l'élection présidentielle en Autriche, d'avoir dissimulé son passé nazi. Les enquêtes menées aboutissent à des révélations, qui s'appuient sur plusieurs document issus des archives militaires[9],[10].

À la fin des années 1990, Edgar M. Bronfman milite activement pour la restitution par la Suisse des biens des familles de victimes de l'Holocauste. Le CJM fait pression auprès des banques suisses pour que soient restitués plusieurs milliards de dollars d'or auparavant détenus par des particuliers et des entreprises privées[11].

Vie personnelle

Mariages et enfants

Edgar Bronfman, Sr. fut marié cinq fois (dont deux fois avec sa troisième épouse) :

En 1953, il épouse Ann Margaret Loeb (1932-2011), héritière d'une famille juive de banquiers. Ils divorcent en 1973, après vingt années de mariage et cinq enfants[12] :

  • Samuel Bronfman II
  • Edgar Bronfman Jr.
  • Matthew Bronfman
  • Bhavani Lev, née Holly Bronfman
  • Adam Bronfman

En 1973, il épouse Carolyn Elizabeth Ann Townshend, fille de George Townshend (7e marquis Townshend) et de Lady Gault de Hemingstone Hall[13]. Ils se séparent quelques jours plus tard et le mariage est annulé en 1974[1],[12].

En 1975, il se marie avec Rita Eileen Webb, rebaptisée « Georgiana » Webb. Fille de propriétaires d'un pub dans l'Essex, en Angleterre, et âgée de 25 ans au moment de leur première union, elle donne naissance à deux filles[12],[14] :

Ils divorcent une première fois peu après la naissance de leur seconde fille, avant de se remarier au début des années 1980, une décision qualifiée de « vraiment naïve » par Edgar M. Bronfman[12],[14].

En 1994, il épouse l'artiste peintre Jan Aronson[1].

Sa fille, Clare Bronfman, a été condamnée en 2020 pour ses relations avec une secte d'esclaves sexuels[15].

Enlèvement de Samuel Bronfman II

Philanthropie

Distinctions

Articles et apparitions télévisuelles

Bronfman contribua en tant qu'invité au blogue du The Huffington Post et fut un chroniqueur régulier du Washington Post.

Il fit aussi quelques apparitions au talk-show de Charlie Rose.

Notes et références

Voir aussi

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