Edgard de Maigret
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| Marie Edgard comte de Maigret | ||
Portrait de l'amiral Marie Edgar de Maigret | ||
| Naissance | Hermonville |
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|---|---|---|
| Décès | (à 69 ans) Trouville-sur-Mer |
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| Origine | Français | |
| Arme | Marine nationale (France) | |
| Grade | Vice-amiral | |
| Années de service | 1858 – 1901 | |
| Distinctions | Grand-croix de la Légion d'honneur | |
| Famille | de Maigret | |
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Marie Edgard comte de Maigret, baron de Stockem, né le au château d'Avennes à Hermonville (Marne) et mort le à Trouville-sur-Mer (Calvados) est un officier général de marine français.
Marie Edgar de Maigret était le fils aîné de Joseph-Gustave comte de Maigret (1810-1891) et d’Aline-Félicie d'Avennes d'Hermonville (1817-1870). Il entra à l’École navale le et fut nommé aspirant de 2e classe le . Embarqué successivement sur plusieurs bâtiments, il assista au siège de Gaète en 1860, et participa à l’expédition française en Syrie et à l’intervention française au Mexique. À son retour, il navigua dans la Manche et la mer du Nord, puis devint l’aide de camp du préfet maritime de Cherbourg, fonction qu'il abandonna le , à la veille de la guerre franco-allemande de 1870, pour embarquer sur le cuirassé Savoie. Le il revint à terre pour devenir l’aide de camp du général Périgot, commandant la place de Dunkerque. En , il rejoignit Toulon et embarqua sur la frégate cuirassée l'Océan en qualité d’aide de camp du vice-amiral commandant l’escadre d'évolutions.
Ses compétences lui valurent de nombreuses affectations : secrétaire de la commission de la tactique, officier d'ordonnance du ministre de la Marine, membre du jury à l'exposition universelle de 1878, commandant du Boursaint à l'escadre du Gabon et de l'Atlantique sud puis officier en second du Dupleix. Il revint ensuite auprès du ministre de la Marine en qualité d'aide de camp.
Nommé chef d'état-major de l'escadre d'Extrême-Orient sous les ordres l'amiral Courbet, il prit part à guerre franco-chinoise et à la prise du Tonkin, ce qui lui valut d'être élevé à la dignité d'officier de la Légion d'honneur. Il devint ensuite le sous-chef d'état-major général de la marine, puis assura l'intérim du chef d'état-major général dans le ministère de l'amiral Aube. Fin 1888 il fut le chef d'état-major du vice-amiral Bergasse Dupetit-Thouars, commandant l'escadre d'évolution de la Méditerranée[1], puis devint, début 1890, officier d'ordonnance du président de la République Sadi Carnot[2].

Directeur du personnel au ministère de la Marine, il devint préfet maritime de Cherbourg de 1897 à 1899[3]. Il fut membre de nombreux comités : conseil des travaux de la marine, conseil de perfectionnement de l'École polytechnique, conseil des observatoires, conseil supérieur de la marine (qu'il présida par la suite), commission des archives nationales et commission de défense du littoral. Il fut également vice-président de la commission des phares.
Décédé le dans sa propriété des Annelles à Trouville-sur-Mer, il fut inhumé dans le caveau de sa famille au cimetière du Père-Lachaise à Paris[4]. Il y repose aux côtés de son épouse, Marie Reynaud (1843-1928) (fille de Léonce Reynaud, responsable du Service des phares et balises de 1846 à 1877, et nièce du philosophe Jean Reynaud), dont il a eu une fille, Renée (1869-1900), et un fils, Jean (1873-1904).
Carrière militaire
- Enseigne de vaisseau le ,
- lieutenant de vaisseau le ,
- capitaine de frégate le ,
- capitaine de vaisseau le ,
- contre-amiral le ,
- vice-amiral le .