Hermonville

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Hermonville
Hermonville
La mairie d'Hermonville.
Blason de Hermonville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Marne
Arrondissement Reims
Intercommunalité Communauté urbaine du Grand Reims
Maire
Mandat
Katia Beaujard
2020-2026
Code postal 51220
Code commune 51291
Démographie
Gentilé Hérémondois
Population
municipale
1 419 hab. (2023 en évolution de +0,14 % par rapport à 2017)
Densité 107 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 20′ 10″ nord, 3° 54′ 34″ est
Altitude Min. 73 m
Max. 217 m
Superficie 13,3 km2
Type Bourg rural
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Reims
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Bourgogne-Fresne
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Hermonville

Hermonville est une commune française située dans le département de la Marne et la région Grand Est.

Localisation

Hermonville se trouve au nord-ouest du département de la Marne, en région Grand Est. Dominée au sud et à l'ouest par le massif de Saint-Thierry[Carte 1], la commune appartient à la région agricole du Tardenois[1].

La commune de Hermonville s'étend sur 1 330 hectares[2]. Sur son territoire, l'altitude varie de 73 à 217 mètres[2].

Par la route[Note 1], Hermonville se situe à 66 km de Châlons-en-Champagne[3], préfecture du département, à 14 km de Reims[4], sous-préfecture, et à 14 km de Bourgogne-Fresne[5], bureau centralisateur du canton de Bourgogne-Fresne dont dépend Hermonville depuis 2015. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Reims[6].

Hermonville est limitrophe de 8 communes :

Géologie

Les alternances d'argiles et de calcaires permettent l'existence de cultures étendues dans cette région. Une assez vaste carrière dans l'angle de la route de Bouvancourt à Hermonville, entame le plateau calcaire dans le Lutétien continental. Dans la descente vers Hermonville, sur la gauche, d'anciennes exploitations souterraines, creusées dans le calcaire grossier du Lutétien moyen. Une grande partie des matériaux extraits, le banc-royal d'Hermonville ou pierre dure d'Hermonville, fut utilisée pour la construction de la cathédrale de Reims et des églises et maisons de la région.

Carrières aussi utilisées autrefois pour la culture des champignons de couche. La superficie totale des galeries, datant de 1882, est d'environ cinquante hectares[7].

Il existe d'autre carrières dans le massif. En 1297, l'abbé et les religieux de Saint-Thierry permettent de prendre dans les carrières de leur abbaye entre Trigny et Hermonville toutes les pierres nécessaires à la construction de l'ancienne église Saint-Nicaise[8].

Les sables thanétiens qui affleurent entre Toussicourt et Marzilly ne contiennent pas de principes fertilisants et leur grande perméabilité les rend absolument stériles pendant les périodes de sécheresse.

Hydrographie

Le territoire d'Hermonville n'est traversé que par un mince ruisselet qui n'atteint pas un mètre de largeur. C'est le ruisseau de Robassa ou Rabassa qui vient des marais des Grattières et des Coquins, traverse la route de Laon, l'autoroute A26 et se jette dans La Loivre au niveau du canal de l'Aisne à la Marne[9].

Un autre, le ruisseau des Merlivats, d'importance encore plus faible draine la région comprise entre Toussicourt et Marzilly et vient se perdre au bas de Toussicourt dans un ancien marais que l'on est parvenu à dessécher en creusant un puits qui descend jusqu'à la craie ; de sorte que les eaux qui tombent sur le territoire n'ont nulle part d'écoulement, elles sont entièrement absorbées par le sol.

Les sources minérales des environs : fontaine Saint-Martin ou du Bois de l'Arbre, fontaine des Coquins, fontaine des Grattières qui faisaient tourner de nombreux moulins, sont répertoriées depuis le début du XVIIIe siècle[10].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique d'Hermonville[Note 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[11]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[12]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[13] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[14]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[15],[16].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,5 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 712 mm, avec 11,7 jours de précipitations en janvier et 8,2 jours en juillet[11]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Chambrecy à 18 km à vol d'oiseau[17], est de 10,7 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 734,0 mm[18],[19]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,3 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −22,1 °C, atteinte le [Note 3].

Urbanisme

Typologie

Au , Hermonville est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[20]. Elle est située hors unité urbaine[6]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Reims, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[6]. Cette aire, qui regroupe 294 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[21],[22].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (62,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (62,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (43,8 %), forêts (32,7 %), cultures permanentes (13 %), zones urbanisées (5,1 %), zones agricoles hétérogènes (3,1 %), prairies (2,3 %)[23].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[24].

Toponymie

Hermonville vient du latin Herimundi Villa, c'est-à-dire domaine d'Herimund ; Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en -ville au sens ancien de « domaine rural ». C'était souvent en milieu rural une ferme ou un hameau avec ses terres d'exploitation. Et il était d'usage de rattacher un nom de lieu à celui du maître du lieu. Les toponymistes y reconnaissent le nom de personne de type germanique comme Herman(n).

D'après Auguste Longnon, on trouve mention d'Hermonville[25].

  • Villa Herimundi, VIe siècle (Flodoard, test. de saint Remy).
  • Hermundivilla, 987-996 (Marlot, t. II, p. 809).
  • Herimundi Villa, comm. du XIe siècle (Polyptyque de Saint-Remi ).
  • Hermunville, Hermunvilla, 1203 (cartulaire B de Saint-Remi, p. 155).
  • Heremondivilla, 1205 (St Remy, l.101). –
  • Domus d'Ermonvilla, 1212 (cart. C de S.-Remy, f 43 r°).
  • Hermonvilh, 1213 (arch. lég. de Reims, cout. p. 181).
  • Hermondivilla, 1223 (S.-Remy, l. 133).
  • Hermonvile, 1261 (S.-Symphorien, b. i).
  • Hermonneville, 1556 (arch. lég. de Reims, cout. p. 876).
  • Armonville, XVIIIe siècle (Cassini).

Histoire

Vers 1825, quand les habitants d'Hermonville tiraient de la terre pour leurs vignes, ils mettaient fréquemment au jour des tombes en pierre. Au lieu-dit la Croix de Ringlet, aux environs de l'écart de Saint-Martin, au-dessus du mont Cholet, sur un monticule qui s'élève à quelque distance à l'est du hameau disparu de Sommeville, une nécropole mérovingienne du VIIe siècle ou VIIIe siècle a été découverte[26].

Moyen Âge

Herimundi Villa est cité dans le cartulaire connu sous le nom de Polyptyque de Saint-Remi, comme une manse tributaire de Villarum Sancti Remigii, l'abbaye Saint-Remi de Reims[27].

Une charte de Philippe-Auguste autorise Hermonville à s'ériger en commune et y établit des foires et des marchés[28].

Au Moyen Âge, le terroir d'Hermonville appartenait à 8 ou 9 seigneuries distinctes, certaines aux mains de seigneurs ecclésiastiques : l'abbaye Saint-Remi de Reims, l'abbaye Saint-Pierre-les-Dames et l’abbaye de Saint-Thierry, le chapitre métropolitain de Reims, le trésorier de ce chapitre, le comte de Roucy, détenteur de la grande vicomté, et le petit vicomte, son vassal[28],[29] et la Commanderie de Reims au lieu-dit le Temple[30].

Hermonville appartenait en partie à l'abbaye de Saint-Thierry, probablement dès la fin du XIIe siècle. L'abbaye de Saint-Thierry était non seulement seigneur, mais aussi curés primitifs de l'église et patron collateur de la paroisse du village. L'autel lui avait été donné en 1093 par l'archevêque Renaud du Bellay[31]. Le droit de patronage (possibilité de présenter à l'évêque, pour qu'il l'ordonne, le desservant d'une église) lui appartenait donc, ainsi qu'une part dans les dîmes et revenus de l'autel. Les réparations de l'église incombaient en partie aux paroissiens, en partie au patron. Vers 1146, les habitants domiciliés au-delà du ruisseau, vers l'église Saint-Martin, construisirent un four, avec l'intention d'en affecter les profits aux réparations de l'église, four, qui devint alors banal et avait été donné par les habitants aux moines. Une bulle du mentionne le manse seigneurial de Toussicourt, avec le ban et la justice. En 1256, les moines de Saint-Thierry prétendaient avoir d'ancienneté en certains lieux d'Hermonville[29].

Chacune de ces seigneuries avait son maire et ses échevins nommés par le seigneur et à qui appartenait l'exercice de la haute justice. La population formait néanmoins une seule communauté, représentée par cinq jurés. En juin 1230, une charte de franchises, limitant les droits seigneuriaux, est concédée par l'abbaye Saint-Remi de Reims aux habitants d'Hermonville[32]. Un accord fut conclu en janvier 1256, les religieux de Saint-Thierry renoncèrent à réclamer la dîme des produits qui n'y avaient pas été assujettis jusqu'alors, tels que légumes, fruits, œufs, fromages[29].

Baudoin d'Avennes céda tous ses droits sur le comté de Hainaut à Jean, son frère aîné, se réservant le titre de la seigneurie d'Avennes. Il partit plusieurs fois en croisade, et accompagna Saint Louis en Palestine en 1263. À son retour de la Terre sainte, Philippe le Hardi, pour le récompenser de ses services lui donna les terres et la seigneurie d'Hermonville, Clamecy, Villers-en-Prayères, Trucy, etc. Baudoin mourut à Hermonville en 1284[33].

Un accord est passé le entre les religieux de Saint-Remi de Reims et les habitants d'Hermonville, au sujet de la nomination des jurés chargés d'administrer le village, accord reconnu et accepté aussi par le chapitre de Reims et confirmés par des lettres de Philippe V, en 1320 et en 1321[28].

Plusieurs seigneuries d'Hermonville furent possédées par des seigneurs ardennais. En 1331, on trouve Baudry de Lonny, seigneur d'Angehan sur Muese (Anchamps), et Alis de Juvincourt, sa femme, qui reconnaissent comme vicomtes les franchises d'Hermonville et en 1353, Gui de Chappes (Cheppes, commune de Contreuve), qui était seigneur pour la moitié de Sainte-Marie-sous-Bourcq et tenait un fief à Neuvizy. Les conflits étaient fréquents entre ces petites seigneuries enchevêtrées les unes dans les autres : en 1353, il y a un conflit entre Gui de Cheppes et l'abbaye Saint-Remi[34].

En 1373, pendant la guerre de Cent Ans, les Anglais commandés par Jean de Gand, duc de Lancastre et Jean de Bretagne envahirent la Champagne, pillèrent et ravagèrent Hermonville pendant la chevauchée de Lancastre[35].

Un accord est passé le entre les religieux de Saint-Remi de Reims et les jurés et habitants d'Hermonville, par lequel ces derniers ont droit de tenir un ban avant la moisson de chaque année, et de fixer le jour pour l'ouverture de la moisson. Le , permission est donnée par le chapitre de Reims aux habitants d'Hermonville, d'instituer des courtiers de vin, et de faire la visite et la taxe du pain mis en vente[28].

Époque moderne

Jean-Baptiste Blavier (1705-1775) a dressé vers le milieu du XVIIIe siècle le sommaire des propriétés, seigneuries, fiefs et bois relevant de l'ancien comté de Roucy. La partie de ce manuscrit écrit à Hermonville, le , donne les détails sur l'appartenance des seigneuries[36]:

  • La Grande Vicomté d'Hermonville, appartenant à Marthe Elisabeth de la Rochefoucauld (1720-1784), duchesse d'Ancenis. Sa juridiction consiste en tous les usages dans toute la montagne, dans tous les chemins ; en la police, même sur les autres seigneuries, tous les rapports des délits se font au greffe de la Grande Vicomté, juridiction sur trois maisons de Marzilly.
  • La deuxième à l'abbesse de Saint-Pierre-les-Dames, 24 à 25 maisons répandues dans différents endroits et mêlées avec les autres seigneuries. L'église est dans l'étendue de sa juridiction, ainsi que la place au-devant et le cimetière et la maison seigneuriale, à main gauche de l'église.
  • La vicomté de Cramaille appartenant à Louis-Joseph d'Avennes (1710-1780)[Note 5]. Elle consiste en juridiction sur 24 ou 25 maisons, répandues dans tous les différents endroits du village et mêlées avec les autres seigneuries et plusieurs héritages sur différents cantons du terroir, aussi mêlés avec les autres seigneurs. Il a sur ces maisons et héritages droit de cens, emportant lots et ventes. On fait rapport en sa justice de tous les délits qui se font dans le village et sur le terroir d'Hermonville jusqu'au port du septentrion, depuis la fontaine de Gracières jusqu'au pont de Luxembourg, en suivant la rivière de Robansac qui sépare cette vicomté de Cramaille, appelée communément la Petite Vicomté, de celle de Mme la Duchesse, qui est de l'autre côté du ruisseau, côté du midi et qui est appelée la Grande Vicomté; et cependant les gardes-terroirs, gardes-vignes et autres se nomment toujours à la Grande Vicomté pour tout le terroir indistinctement.
  • La quatrième aux religieux de Saint-Remi qui ont la juridiction sur près de 80 maisons, situées comme les autres, dans différents endroits du village d'Hermonville et mêlées avec les autres seigneuries.
  • La seigneurie du Chapitre de l'Eglise Métropolitaine de Reims qui ont la juridiction sur 23 ou 24 maisons du village et sur plusieurs héritages situés sur le terroir, le tout mêlées et confondu avec les autres seigneuries.
  • Le fief de Révigneux ou de Follepeine, relevant de la terre de Cormicy, appartient pour les deux tiers à M. de Chimer d'Hermonville, l'autre tiers à M. d'Avennes, à M. de Tourville, à M. du Moncet, à M. Langlois et à M. de Courtel, chacun pour des parts inégales ; il consiste en la juridiction sur 24 ou 25 maisons et sur plusieurs héritages répandus sur le village et terroir d'Hermonville, mêlés comme les autres et portant cens, lots et ventes.
  • La seigneurie du commandeur du Temple qui n'a juridiction que sur une maison dont il est propriétaire : deux pièces de vignes, une en gratière, l'autre en marseleine; trois pièces de terre, l'une au clos de Marzilly ou près du Temple et deux à Herville dont il est pareillement propriétaire.
  • La seigneurie du trésorier de l'église métropolitaine de Reims a juridiction sur toutes les maisons de Marzilly, à l'exception des trois maisons qui sont de la juridiction de la Grande Vicomté et le château, mais n'a aucuns cens, ni lots, ni ventes. Le château est un franc-alleu noble.

La plus grande partie du terroir d'Hermonville et plusieurs maisons du village sont en franc-alleu, ne payant aucun droit à qui que ce soit et ces héritages, aussi tenus en franc-alleu, ne composent point des cantons particuliers, mais sont mêlés partout et dans tous les cantons avec les héritages sujets à droits de cens envers les différents seigneurs et messieurs les religieux de Saint-Rémy prétendant sur ces francs-alleus la juridiction qui leur est contestée par les autres seigneurs. La Montagne entière est du nombre des francs-alleus et les anciens titres en donnent la juridiction au comté de Roucy. Tous les bois sont aussi en francalleu.

Hermonville faisait partie, en 1789, de l'élection de Reims et suivait pour partie la coutume de Reims, pour partie celle de Vitry. Son église paroissiale, diocèse de Reims, doyenné d'Hermonville, était consacrée au Saint Sauveur ; l'archevêque de Reims en était collateur[25].

Époque contemporaine

En , Hermonville est occupé par 6 000 soldats de l'Empire russe sous les ordres du prince Kowansky et en 1815 par le régiment de hussards Alexandriski (régiment de Sa Majesté Impériale Alexandra Feodorovna de Russie)[37].

Hermonville est connu pour la production de vin rouge, le vin rouge de Marzilly et d'asperges.

On y exploite d'importantes carrières de pierre à bâtir. En 1846, il y plus de 200 ouvriers carriers rattachés à la commune[38]. En 1876, la Société Châtelot-Forest et Cie exploitent les carrières[39]. En 1889, La carrière de Saint-Joseph est exploitée par Châtelot et la carrière des Rouges-Monts de Marzilly par Dufresne[40].

On y fait aussi un commerce de coutellerie.

Hermonville était sur la ligne du chemin de fer de la Banlieue de Reims (C.B.R), Reims-Cormicy, inauguré le .

L'électricité est installée dans la commune dans les années 1910[41].

Première Guerre mondiale

Hermonville, 1915.
Mémorial aux résistants Serge et Colbert Maillard.

Hermonville est envahie par les Allemands au début de la guerre, puis le village reste en possession des Français pendant presque toute la durée de la guerre. Il est situé à proximité immédiate du front et des combats pour la possession de Loivre et le contrôle du canal de l'Aisne à la Marne. C'est un lieu de cantonnement, très fréquenté par les soldats au repos, et une réserve pour les attaques françaises.

En 1914, le château de Marzilly sert de PC à l'état-major de la 12e brigade d'infanterie (5e et 119e régiment d'infanterie) de la 6e D.I, engagée dans la 1re bataille de l'Aisne. Le général de division Philippe Pétain, commandant la 6e D.I., est nommé au commandement du 33e C. A., après avoir été fait officier de la Légion d'honneur par le général Hache au P. C. de la tour d'Hermonville, en [42].

En 1915 est créée l'école des missions spéciales pour former dans le plus grand secret des dizaines d'espions et de les déposer derrière les lignes ennemies pour y mener des actions de sabotage et de renseignement. Il faut trouver des hommes courageux mais surtout pourvus d'une connaissance aiguë du terrain. Le commandement français se tourne alors tout naturellement vers le corps militaire des douanes de Charleville-Mézières. C'est à Hermonville que ces douaniers sont formés aux rudiments de l'espionnage[43].

Roland Dorgelès y séjourne longuement au début de 1915 avec le 39e R.I.

En , il sert de base arrière à l’armée française, pour la bataille du Chemin des Dames, qui s’abrite notamment dans ses champignonnières.

Hermonville est re-occupée par les Allemands de la fin mai à .

244 soldats reposent dans le cimetière britannique, morts pour la plupart lors de l’offensive surprise allemande du 27 mai 1918.

Il y avait une nécropole nationale à Hermonville, la nécropole nationale du Luxembourg, qui n’existe plus. Les corps ont été transférés à la nécropole nationale de Cormicy en 2007[44].

La commune est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 le .

Politique et administration

Intercommunalité

La commune, antérieurement membre de la communauté de communes des Deux Coteaux, était membre, depuis le , de la communauté de communes du Nord Champenois.

En effet, conformément au schéma départemental de coopération intercommunale de la Marne du [45], cette communauté de communes du Nord Champenois était issue de la fusion, le , de :

Dans le cadre de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe), promulguée le , qui prescrit le renforcement de la coopération intercommunale, le schéma départemental de coopération intercommunale du [48] prévoit le regroupement de 144 communes dans une nouvelle communauté urbaine centrée sur Reims, comptant environ 300 000 habitants, faisant de cette intercommunalité la deuxième de la nouvelle région Grand Est, derrière celle de Strasbourg.

C'est ainsi qu'a été créée le .la communauté urbaine du Grand Reims dont est désormais membre la commune.

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Liste de maires d'Ancien Régime
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
? (en fonction en 1467)[49]   Jehan Marchant   Maïeur
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  (en fonction en 1793)[37] Jean Lombart    
    Daubin[37]    
juillet 1795 octobre 1795[37] Jean-Nicolas Clicquot de Toussicourt (1746-1821)    
octobre 1795 juin 1800[37] Ponce-Louis Harlaut    
juin 1800 octobre 1815[37] Jean-Nicolas Clicquot de Toussicourt (1746-1821)    
octobre 1815[37]   Amédée Louis Charles d’Avesnes (1785-1847)    
    Ernest d'Avennes (1821-1892)    
Les données manquantes sont à compléter.
(en fonction en 1842)[50]   César Adolphe Péronneau (1807-1864)    
1853   Henri Raymond Victor Petit (1819-1872)[51]    
  1874 Jean Marie Leroux-Goumant (1802-1875)[52]   Juge, conseiller d’arrondissement
(en fonction en 1879)[53]   Paul Communal (1836-1898)[54],[55]    
(en fonction en 1896)[56]   Lemerle    
(en fonction en 1908)[57]   Georges Communal (1840-1913)[58],[59]    
(en fonction en 1914)   Jules Chrétien    
    Henri Forest    
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Marie-Annick Fressard    
mars 2008[60] nov. 2012[61] Joël Gourmand   Président de la CC des 2 Côteaux (2001 → 2011)
Démissionnaire
1er février 2013[62] en cours
(au 11 juillet 2020)
Katia Beaujard   Vice-présidente de la CU Grand Reims (2017 → )
Réélue pour le mandat 2020-2026[63],[64]

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[65]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[66].

En 2023, la commune comptait 1 419 habitants[Note 6], en évolution de +0,14 % par rapport à 2017 (Marne : −1,02 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0109801 2261 2321 4351 4451 5171 5791 552
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5141 5611 4841 2441 2551 2071 1841 0811 095
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0841 0611 013790695700691704679
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
7377938549241 1241 2451 2981 3041 455
2017 2022 2023 - - - - - -
1 4171 4091 419------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[67].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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