Edmond Alexis Lucien Pascal est un haut fonctionnaire et préfet français, né le à Sault et mort le à Sault. Avocat, il intègre le corps préfectoral en 1920, notamment comme préfet des Ardennes durant 5 ans, couvrant à ce titre le début de la Seconde Guerre mondiale et l'exode de 1940.
Conseiller de préfecture de la Vienne le , il est nommé sous-préfet de Die l'année suivante. Le , il rejoint la sous-préfecture de Carpentras.
Nommé sous-préfet de Saumur le , il n'y reste pas et devient secrétaire général de la préfecture de l'Hérault quelques mois plus tard.
À la suite de la déclaration de guerre de la France à l’Allemagne, le , commence une période d’attente, avec des troupes cantonnés dans tout le département des Ardennes. C’est la période dite de la drôle de guerre pendant huit mois. Rien ne se passe jusqu’au .
Le , les troupes allemandes attaquent. Le , elles sont sur la Meuse, à proximité de Sedan. Le premier ordre d’évacuation des populations ardennaises concerne la vallée de la Meuse et est donné le à l’aube, vers la Vendée et les Deux-Sèvres selon un plan d’évacuation préparé depuis des années. Le département se vide en 4 jours, essentiellement les 12 et [4]. Ultérieurement, les autorités allemandes prendront appui sur cette évacuation pour considérer le département des Ardennes comme une prise de guerre. Le , Edmond Pascal, préfet des Ardennes, et le personnel de la préfecture se sont repliés à Rethel puis à Asfeld. Ils doivent ensuite quitter Asfeld pour rejoindre La Roche-sur-Yon puis Sainte-Hermine qui accueille quelques semaines la préfecture des Ardennes.
L'armistice est signé le , mettant fin aux hostilités. Des zones sont créées en par l'occupant, les Ardennes se trouvant en zone interdite, et des lignes de démarcation sont mises en place. Dans la zone interdite, le retour des réfugiés de toutes catégories est suspendu pendant plusieurs mois par les autorités allemandes. Seuls sont autorisés à pénétrer dans cette zone les Luxembourgeois, les Belges, les Hollandais et les Neutres.
Les motifs officiellement invoqués sont: l’ampleur des destructions matérielles et les récoltes perdues. Plusieurs mois après la fin des combats, les villages ardennais sont encore fortement dépeuplés. Ces mesures s'aménagent progressivement mais à Charleville et Mézières, 1 200 habitants sur 52 000 ont réussi à rentrer le . Début 1941, ils sont 4 000 à Sedan, sur 20 000. En , 18 000 Ardennais sur 290 000 sont revenus sur leurs lieux d'habitation.
Résistance
Limogé le par le régime de Vichy, il revient dans sa région d'origine et rejoint la résistance. Recherché par la Gestapo à partir de , il se réfugie dans le maquis du Lubéron. En , l'armée allemande détruit sa maison familiale de Sault.
Il est mis en disponibilité de l'administration préfectorale puis à la retraite au printemps 1943.
Rédaction Fig., «Mouvement préfectoral», Le Figaro, no271,.
Gérard Giuliano, Jacques Lambert et Valérie Rostowsky, Les Ardennais dans la tourmente: de la mobilisation à l'évacuation, Charleville-Mézières, Éditions Terres ardennaises, , 551p. (ISBN2-905339-15-2).
Jacques Lambert, «Seconde Guerre mondiale / Ces Ardennais évacués dans les Deux-Sèvres ou en Vendée», le journal L'Union, (lire en ligne).